L’option hospitalisation contre un lymphœdème résistant

Pour un œdème important, une semaine de soins à l’hôpital ou une auto greffe ganglionnaire peuvent être envisagées. Des explications sur cette hospitalisation.

Lymphœdème résistant - Option hospitalisation
Adhesive bandage on a female arm after vaccination

En cas de lymphœdème très résistant, on pourra vous proposer un traitement intensif, pendant une dizaine de jours, dans un service spécialisé. Après un bilan (localisation de l’œdème, état de la peau, consistance, prise de mesures, bilan articulaire et musculaire), on planifiera des séances individuelles avec un kiné (drainage, bandage multicouche, capitonnage) et des séances collectives (activité physique avec bandage, relaxation, hygiène de vie, rééducation de l’épaule…). »Les patientes peuvent espérer une réduction de 30 à 40% du volume du bras, indique le Dr Vignes, et sont revues tous les six mois. »

Contre le lymphœdème : l’autogreffe ganglionnaire

Autre possibilité : l’autogreffe ganglionnaire. « Cette opération, qui dure environ deux heures, est pratiquée à partir d’une masse tissulaire graisseuse contenant des ganglions sains et leurs vaisseaux nourriciers, explique le Dr Corinne Becker, chirurgien à la clinique Jouvenet. Puis le greffon est transplanté au niveau de la région ganglionnaire ayant subi une ablation. » »Ces ‘‘nouveaux’’ ganglions rempliront le rôle de ceux enlevés lors du curage ou neutralisés par les rayons », conclut le Dr Corinne Becker.

Résultat ? 48 % des lymphœdèmes sont normalisés et 98 % améliorés. On constate aussi une diminution notable des infections, de 80 % à 20 %, et des douleurs atténuées dans 95 % des cas. Cette intervention est contre-indiquée si des infections chroniques ont détruit les canaux lymphatiques et s’il y a eu une récidive cutanée ou ganglionnaire axillaire.