Making of du tournage « Rose c’est moi »

Rose a compté pour eux alors Céline, Stéphanie, Christelle, Marie-Hélène, Hélène, Elise, Alice, Laetitia, Sabrina, Cécile et Jérôme n'ont pas hésité à faire le déplacement pour nous dire ce que « Rose leur a apporté » en image !

9h. Esplanade Henri de France à Paris. Venus des quatre coins de la France (Bordeaux, Lyon, Paris…), au rythme des horaires d’arrivée de leur train, Céline, Stéphanie, Christelle, Marie-Hélène, Hélène, Élise, Alice, Lætitia, Sabrina, Cécile et Jérôme franchiront l’un après l’autre les portiques de sécurité de France Télévisions. Émus mais motivés. Tous ont répondu à notre appel à témoins sur Facebook.

Objectif ? Raconter dans une vidéo ce que « Rose leur a apporté ». Qu’il s’agisse du magazine, des réseaux sociaux ou de la Maison Rose.

Une dernière retouche pour Marie-Hélène, en pleine conversation avec Céline Lis-Raoux

Tout sourire, Charlie, assistante de production chez France Télévisions, prend chaque participant en charge dès son arrivée. Présentation rapide avant de les accompagner vers la loge pour une séance de  maquillage dans les règles de l’art. Le timing est serré : 15 minutes de maquillage puis 30 minutes de tournage.

Dans le studio, Céline Lis-Raoux, directrice de la publication, Béatrice Lorant, directrice de la rédaction et Loanne, stagiaire à la rédaction, discutent avec Fred, le réalisateur et son équipe. Pendant ce temps, Mathilde, journaliste stagiaire, procède aux derniers réglages de son appareil-photo.

« Rose m’a aidée à tous les moments de la maladie »

La journée a été préparée en amont. Chaque participant a un fil conducteur. Des pensées, des émotions… rassemblées sur un petit bout de papier. L’émotion est palpable… Une fois entrées dans le studio de tournage, même réaction pour toutes les participantes, impressionnées par les projecteurs : « oh là là ! ».

Céline, ultra zen, en attendant son tour…

« Que dire ?… ». « Ce que vous voulez », les rassure Céline. « Parlez avec votre cœur surtout ». Pour l’une ce sera un soutien via la communauté, pour une autre des réponses dans le magazine à des questions qui ne trouvaient nulle réponse ailleurs, pour une troisième le sentiment d’être épaulée et de ne pas être seule.

La première à témoigner, c’est Céline. Vêtue d’une robe rouge, elle se plante face caméra. Action ! Depuis qu’elle a découvert Rose, son esprit militant grandit de jour en jour : « Rose m’a aidée à tous les moments de la maladie », raconte-t-elle d’une voix douce mais assurée. Pouvoir témoigner dans le reportage sur La Maison de la vie, c’était la cerise sur le gâteau ». Et de conclure, « Rose, c’est moi ! ».

« Quelle force ces femmes dégagent ! »

Pour la réalisatrice Laetitia Martinoni filmée après elle, « Rose est un cadeau, une pulsion de vie dans une salle d’attente bondée ». Entre la loge, les couloirs et le studio, les participantes font connaissance. L’ambiance est plus qu’amicale. Tutoiement et éclats de rires entre ces femmes qui ne se connaissaient pas quelques minutes avant le montrent : elles se reconnaissent. Parfois sans même parler. Dans le studio, lorsque l’une d’entre elles hésite, Béatrice Lorant lève le pouce pour l’encourager. Avec tact et bienveillance, Fred, le réalisateur, pose une question pour relancer.

Sabrina, lumineuse, se lance

Quand vient le tour de Sabrina, qui a souffert d’un cancer ORL rare et participé au reportage « Maman et cancer », l’équipe de Rose l’entoure. « Comment va passer mon visage abîmé à l’écran ? », se demande-t-elle un instant. Respiration, concentration. Clap. Silence, on tourne. Sabrina, lumineuse, se lance. Les garçons de l’équipe sont scotchés. « Je ne pensais pas que ce tournage serait aussi joyeux », confie Fred. Quelle force ces femmes dégagent ! ».

La parole se libère. Ces femmes sont actrices. Au sens propre comme au figuré. Actrices de leur prise en charge. Actrices de leur vie. Leur rage de vivre est impressionnante. Chaque parcours est une guerre. Et pourtant aujourd’hui, ce qui domine, c’est leur « positive attitude ». Leur force et leur humour.

Comme celui de Christelle lorsqu’elle raconte comment elle a rencontré « sa copine de nichons à la Maison Rose ». Jeune maman et atteinte d’un cancer du sein, « quel soulagement de réaliser que je n’étais pas seule dans ce cas », explique-t-elle.

Séquence émotion

La matinée s’achève. Un peu intimidé, Jérôme franchit la porte. Proche de malade, il a perdu sa mère, Annie, atteinte d’un cancer du sein métastasé, quinze jours auparavant. Il est là pour rendre un bel hommage à une combattante qui a trouvé plus fort qu’elle.

« Rose, c’est moi ! »

« Ma mère a aimé Rose instinctivement »

« Dès son diagnostic, je lui ai proposé de lire Rose : elle l’a aimé instinctivement parce que c’est un beau journal. De mon côté, je guettais sur Facebook tout ce qui pouvait l’intéresser potentiellement. Rose a autorisé maman à se sentir malade. Elle a tellement entendu : « tu as un cancer du sein, ce n’est rien, tout le monde guérit ». Cette pression sociale, partie d’un bon sentiment, ne l’autorisait pas à vivre pleinement avec sa maladie. En tant que proche, Rose m’a aussi donné du courage, grâce aux témoignages bouleversants, pleins d’humour, d’autodérision et d’espoir que j’ai pu lire ». Et de conclure, « Rose, c’est moi ! ».

Devant rejoindre son bureau rapidement, Jérôme regarde sa montre. « Il est 12h40. C’est exactement l’heure à laquelle Maman est partie ». L’émotion est forte dans le studio. Charlie et Loanne rassemblent la petite troupe pour une photo de groupe avant le déjeuner à la cantine. On se serre. Face à la caméra et à l’objectif de Mathilde, un bouquet de sourires. « Rose, c’est nous ! » crient les filles d’une seule voix.

Rose, c’est nous !

Direction la cantine de France TV. Quelle surprise d’y découvrir un banc d’huîtres ! Toute l’équipe s’installe autour de la table. Ambiance banquet de fin d’année. Les discussions vont bon train. Stéphanie, qui s’est battue contre un cancer du larynx, rejoint la troupe. « Hop hop hop, prenez vite un café, le tournage reprend à 14h30 », rappelle Charlie, métronome en chef.

Rose, c’est vous !

15h. Stéphanie monte dans la loge pour se faire maquiller. Après une dernière retouche, elle se dresse fièrement devant la caméra. « Dire que l’on voulait m’imposer une laryngotomie et que je témoigne aujourd’hui ! », s’amuse-t-elle. « Ce tournage me donne des ailes ! »

Un coup de pinceau, quelques paroles d’encouragement avec Véronique et Isabelle, maquilleuses de stars !

A la fin de son direct, filmée par Loanne, Céline Lis-Raoux prend la parole pour répondre au Facebook live. Les questions de la communauté sont nombreuses.

Pendant ce temps, Alice, qui a témoigné dans le dossier « Avoir 20 ans en oncologie », prend la pose avec son joli ventre rond, promesse d’une nouvelle vie. Lauréate du premier Prix Rose de l’Entrepreneuse en 2012, Cécile lui succède. Elle remercie Rose « pour le magnifique coup de projecteur donné à sa ligne de lingerie fine et de maillots de bain post-cancer ». Sa marque, Garance, est aujourd’hui dans les Monoprix.

Le tournage s’achève à 16h30. Les filles échangent leurs mails et leurs numéros de téléphone. Promesses de se revoir. Stéphanie compte bien rejoindre Sabrina et son association CORasso pour aider les patients atteints des cancers ORL.

Marie-Hélène, très à l’aise, s’apprête à tourner avec l’équipe de France TV

« Pourquoi ne pas d’organiser une grande journée de retrouvailles ou participer ensemble à la prochaine Course des héros ? », glisse Marie-Hélène avant d’aller prendre son train pour Bordeaux.

Débrief de l’équipe de Rose avec Stephen Harlé, directeur de la communication de France 2. Il faut faire vite. Les vidéos seront présentées trois jours plus tard lors de la soirée caritative de Rose association. Patience, patience ! Elles seront bientôt diffusées sur notre communauté et les chaînes de France Télévisions.

Par Loanne Gomez et Céline Dufranc
Photos de Mathilde Pinquié.