C’est en lisant un article sur une maman qui tricotait des perruques de princesses Disney pour les enfants atteints de cancer que j’ai eu l’idée de faire un travail photographique pendant les cinq mois de ma chimio, entre septembre 2019 et janvier 2020.
Étant artiste plasticienne, et travaillant beaucoup sur la femme, le féminin et leurs représentations, j’ai trouvé intéressant de confronter ce que j’allais vivre aux symboles des héroïnes de Disney. Et d’intégrer cet univers aseptisé au mien, plus noir et plus cynique.
Je suis donc allée à mes séances déguisée tour à tour en Mulan, Arielle, la Reine des neiges, Cendrillon… Blanche-Neige, c’était pour ma deuxième cure.
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Faire de la chimio un jeu
Ce principe a rendu le rituel de la chimio presque naïf, en a fait un jeu. J’ai demandé à mes filles – elles sont jumelles et elles étaient petites à l’époque – ce qu’elles en pensaient, si elles me comprenaient. Elles m’ont répondu : « Oui, tu fais ça pour que ce soit plus drôle ! »
Mes séances se déroulaient en chambre commune. Il y avait des patients, bien sûr, mais aussi parfois des familles. J’ai craint que ce soit mal pris, mais finalement j’ai été étonnée par l’engouement des gens. Il y a eu de la bienveillance, de la curiosité, des rires. J’étais la surprise du jour !
Le déguisement est un outil assez extra pour générer de l’énergie, du courage. Ça permet de détourner l’attention de ce qui est dur.
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Retrouvez l’intégralité de cet article dans le Rose magazine n°28