Face à l'épidémie de COVID-19, nombreux sont ceux qui découvrent, sidérés, cette part non négociable de notre humanité: la fragilité. Nous, malades de cancer, n'avons pas attendu l'irruption du virus pour le savoir. La peur, le confinement, le sentiment d'urgence, nous les connaissons bien. Ils sont nos compagnons de route.
Aujourd'hui, 4 février, c'est la Journée mondiale contre le cancer. On va donc entendre des non-malades nous expliquer pourquoi on a un cancer (alcool, malbouffe, sédentarité), nous exposer des "traitements miraculeux" à 1 million d'euros et encore en essais cliniques, sans parler des pipoles qui exposent leur poils pubiens pour la "cause". Grosse fatigue.