L'artiste Faby Perier, décédée en novembre dernier du covid-19, avait demandé à RoseUp de publier ce texte qui raconte sa contamination à l'hôpital. Elle y relate la légèreté coupable de sa prise en charge, sa douleur et le sentiment d'injustice qui l'étreignait. Avec l'accord de sa compagne, nous partageons son témoignage, comme nous lui avions promis.
La comédienne Nathalie Rouckout parle avec talent et finesse de son expérience du cancer du sein triple négatif, de son rapport avec le sein, la maternité. Un livre subtil.
On parle beaucoup des "victimes collatérales" du covid. Pour RoseUp, ce ne sont pas que des mots. Ce sont des prénoms, des visages. Notre amie Valérie Hinaux vient de mourir. Touchée par un cancer métastatique qui était sous contrôle en mars, son traitement a été transformé en chimiothérapie orale pendant le confinement. Une descente aux enfers. Et selon sa fille, Juliette, qui témoigne, "un abandon".
Florence devait subir une mastectomie préventive en novembre. Mais son opération, déjà annulée à cause de la première vague de covid-19, a été, à nouveau, déprogrammée. Cette jeune médecin hospitalière s'insurge de l'éthique à géométrie variable dès lors que l'on parle de malade de cancers.
Caroline est porteuse de l'anomalie du gène BRCA qui prédispose à développer certains cancers. Déjà traitée pour un cancer du sein triple négatif fulgurant, elle devait se faire ôter, cette semaine, son second sein. Mais à cause de l'épidémie de Covid-19, cette mastectomie a été annulée. Entre colère et découragement, elle témoigne.
Sandrine, atteinte d'un cancer métastatique des ovaires, tente de survivre avec le RSA. Pour s'en sortir, elle demande à sa banque, la Banque Postale, un découvert de 100 euros. Qui lui est refusé. En désespoir de cause, la jeune femme lance une cagnotte sur twitter. Et découvre la générosité de la communauté.
Pour Carine, se reconstruire après un cancer du sein et une double mastectomie ne passe pas forcément par redessiner le galbe d'un sein. Elle a donc opté pour une reconstruction à plat. Une décision dont elle a mis 9 mois à accoucher et qu'elle a dû imposer à ses chirurgiens.
D'une année passée à co-exister avec un cancer du sein, Agnès Bourguignon livre un récit précis, tenu de bout en bout, qui analyse cette plongée dans des eaux, parfois peu profondes d'apparence, et qui peuvent s'avérer des gouffres...
Lorsque le cancer du sein la frappe à 46 ans, Laurence n'y voit pas une fatalité. Plutôt un signe qu'il est temps de changer de vie. Après plusieurs formations en France et aux États-Unis, elle est aujourd'hui artiste-tatoueuse et accompagne les femmes touchées par la maladie dans leur reconstruction.
Amies depuis la maternelle, les deux jeunes femmes se lancent dans un périple à vélo de 800 kilomètres pour relier Nantes à Biarritz afin de sensibiliser sur le cancer du sein et la recherche génétique.