La pandémie de Covid a entrainé des retards dans la prise en charge des malades de cancer. Une étude de Gustave Roussy, présentée au congrès de l'ESMO, estime que ceux-ci entraineront une surmortalité par cancers entre 2 et 5%. Un chiffre qui pourrait bien être sous-évalué. Aurélie Bardet, statisticienne en charge de l'étude, nous explique.
Alors que l'épidémie de covid-19 marque le pas dans de nombreuses régions, la majorité des chirurgies de reconstructions mammaires restent ajournées. Pourtant, la reconstruction fait partie intégrante du traitement du cancer. Les patientes s'inquiètent de voir leur chemin vers une guérison physique et psychique stoppé net.
Les dépistages organisés des cancers du sein, du col de l'utérus et colorectal redémarrent enfin après une suspension pendant le confinement. Cette reprise, indispensable pour éviter toute perte de chance, sera toutefois progressive.
Une étude anglaise de l'Institut de recherche sur le cancer modélise les pertes de chance de survie dues aux annulations de chirurgie. Et prévient: six mois de retard font diminuer jusqu'à 30% les chances de survie à long terme pour certains malades. Des chiffres applicables à la France.
En cette période de pandémie, de nombreux malades de cancer hésitent à se rendre à l'hôpital pour ne pas "déranger". Pour le Dr. Sarah Dauchy, psychiatre à Gustave Roussy, il est important de répéter que leur cause individuelle est aussi importante que la cause collective.
Les oncologues s'inquiètent du faible nombre de personnes qui se rendent à l'hôpital pour diagnostiquer un cancer. Ces retards de prise en charge laissent craindre un effet rebond à la sortie du confinement. Le Pr Jean-Yves Blay, président d'Unicancer, nous explique.
Pour les malades de cancer, quelles modalités de dépistage et quelle prise en charge en cas d'infection au coronavirus ? Reportage dans les services (ultra-sécurisés) dédiés au Covid-19 de l'Institut Gustave Roussy et de l'Hôpital Saint Joseph à Paris.
Les hôpitaux sont vides. D'un côté, de nombreux malades, effrayés par le covid-19, annulent leurs rendez-vous, s'exposant à de graves pertes de chances. D'un autre côté les examens radiologiques de suivi sont annulés par milliers, laissant les patients inquiets et les exposant aussi à de graves pertes de chances. La France est à l'arrêt, mais le cancer, lui, ne marque pas de "stop" à cause du coronavirus. Enquête.
Face à l'ampleur de l'épidémie de COVID-19, le Centre Léon Bérard se mobilise en lançant 3 essais cliniques ciblant une population à risque : les malades de cancer. Le Pr Jean-Yves Blay, oncologue et directeur général du CLB, fait le point avec nous.
Comment les hôpitaux de cancérologie se préparent-ils à l'épidémie de Covid-19 ? Entretien avec le Pr Mahon, hématologue et directeur de l’Institut Bergonié, centre de lutte contre le cancer de Nouvelle Aquitaine.