La pandémie de Covid a entrainé des retards dans la prise en charge des malades de cancer. Une étude de Gustave Roussy, présentée au congrès de l'ESMO, estime que ceux-ci entraineront une surmortalité par cancers entre 2 et 5%. Un chiffre qui pourrait bien être sous-évalué. Aurélie Bardet, statisticienne en charge de l'étude, nous explique.
Le ministère de l’Education a donné son feu vert à l’inscription au Cned réglementé – et donc gratuit - pour les enfants de parents considérés comme vulnérables. Ils pourront donc suivre leur scolarité " à la maison".
Avec l'application du décret du 30 août, les salariés vivant sous le même toit que des personnes à risque face au Covid-19 ne peuvent plus bénéficier d'un certificat d'isolement.
Un décret est attendu incessamment, mettant fin au certificat d'isolement, qui permettait aux personnes à risque de formes graves de Covid-19 et à leurs proches de ne pas se rendre sur leur lieu de travail. Notre association s'élève avec force contre cette mise en danger des citoyens les plus fragiles.
Le système des certificats d'isolement qui permettent aux personnes à risque - et à leurs proches - de télé-travailler ou de bénéficier du chômage partiel est reconduit jusqu'à fin août. Au grand soulagement des malades de cancer.
L'épidémie de Covid-19 a relégué les autres malades au second rang. Chirurgies repoussées, chimiothérapies bouleversées, actes de radiologie annulés, préservation de la fertilité à l'arrêt... Les malades de cancer paieront un lourd tribu si la reprise des traitements ne se fait pas immédiatement.
Gustave Roussy, premier centre de cancérologie européen, a pris en charge des malades de cancer infectés par le coronavirus. Les données révèlent qu'aucune surmortalité n'est à déplorer chez ces patients. Ce qui signifie qu'un malade de cancer infecté par le Covid-19 doit être pris en charge en réanimation, si besoin, sans exclusion. Le Pr Barlési, directeur médical de Gustave Roussy, nous présente ces résultats.
La majorité des malades de cancer en ALD (2,2M de personnes) ne sont pas considérés "personnes vulnérables" et pourraient reprendre le travail après le 11 mai. Une situation qui, selon notre sondage, inquiète 83% des femmes concernées. Et une seconde vague de contamination fragiliserait les patients qui subissent déjà des reports de traitements. Quand déconfinement "sous responsabilité individuelle" rime avec perte de chances.
Le Pr Saghatchian, oncologue à Gustave Roussy et à l'hôpital américain, répond à vos questions sur le coronavirus. Aujourd'hui, Emmanuelle se demande si elle est encore à risque maintenant que son cancer est en rémission.
En raison de l'épidémie de coronavirus, les personnes qui partagent le domicile d'une personne touchée par un cancer peuvent dorénavant bénéficier d'un arrêt de travail. Qui est concerné ? On fait le point.