L'épidémie de Covid-19 a relégué les autres malades au second rang. Chirurgies repoussées, chimiothérapies bouleversées, actes de radiologie annulés, préservation de la fertilité à l'arrêt... Les malades de cancer paieront un lourd tribu si la reprise des traitements ne se fait pas immédiatement.
Gustave Roussy, premier centre de cancérologie européen, a pris en charge des malades de cancer infectés par le coronavirus. Les données révèlent qu'aucune surmortalité n'est à déplorer chez ces patients. Ce qui signifie qu'un malade de cancer infecté par le Covid-19 doit être pris en charge en réanimation, si besoin, sans exclusion. Le Pr Barlési, directeur médical de Gustave Roussy, nous présente ces résultats.
La majorité des malades de cancer en ALD (2,2M de personnes) ne sont pas considérés "personnes vulnérables" et pourraient reprendre le travail après le 11 mai. Une situation qui, selon notre sondage, inquiète 83% des femmes concernées. Et une seconde vague de contamination fragiliserait les patients qui subissent déjà des reports de traitements. Quand déconfinement "sous responsabilité individuelle" rime avec perte de chances.
Le Pr Saghatchian, oncologue à Gustave Roussy et à l'hôpital américain, répond à vos questions sur le coronavirus. Aujourd'hui, Emmanuelle se demande si elle est encore à risque maintenant que son cancer est en rémission.
En raison de l'épidémie de coronavirus, les personnes qui partagent le domicile d'une personne touchée par un cancer peuvent dorénavant bénéficier d'un arrêt de travail. Qui est concerné ? On fait le point.
Parce que le coronavirus s'attaque aux voies respiratoires, les personnes atteintes d'un cancer du poumon se sentent plus fragiles. Selon les données actuelles, cela ne serait pourtant pas le cas. L'infection par le coronavirus serait, en revanche, plus difficile à diagnostiquer chez ces patients.
Alors que l'épidémie de coronavirus s'étend, les malades de cancer s'interrogent : sont-ils particulièrement "à risque" ? Faut-il continuer les traitements, chimiothérapie ou immunothérapie qui font chuter les globules blancs, diminuant les défenses immunitaires ? Quid de l'hormonothérapie ? Des corticoïdes ? Réponses du Dr Paul Cottu, chef adjoint du département d’oncologie médicale de l’Institut Curie.
Les malades de cancer avec une baisse d'immunité présentent un risque accru d'infection par le coronavirus. La prudence s'impose. Quelques conseils pour se protéger.
Alors que les patients sont de plus en plus nombreux à s'inquiéter du coronavirus, le centre anti-cancer Gustave Roussy publie aujourd'hui un document d'information. Une initiative bienvenue.