Déprogrammation, report de soins, délai dans la prise en charge des patients. On se croirait de retour en 2020. C’est pourtant bien le quotidien actuel en oncologie. Deux ans après le début de la pandémie, les services, pourtant sanctuarisés face au Covid, n’ont toujours pas repris leur activité normale. La crise sanitaire n’est pas la seule fautive. Loin de là. Décryptage.
La pandémie de Covid-19 nous a tous forcés à nous adapter. Le monde médical en premier lieu, qui a dû trouver à la vitesse grand V des solutions dont l’oncologie, en particulier, pourrait bien bénéficier.
En raison de la recrudescence des cas de Covid-19, il est à présent obligatoire de présenter son pass sanitaire pour se rendre à l'hôpital. Vous avez été nombreuses à réagir à ces annonces. Nous répondons à vos questions.
Les malades de cancer dont le suivi a été modifié en raison de la pandémie de Covid-19 souffrent de stress post-traumatique. C'est ce que révèle l'étude menée par le Dr Joly au sein des centres de lutte contre le cancer normands. Un constat qui a conduit à la mise en place d'un accompagnement psychologique adapté.
Afin que les malades de cancer ne soient pas, à nouveau, les victimes collatérales de la seconde vague épidémique du covid-19, notre association s’engage à vos côtés. Merci de renseigner les retards, annulations, situations problématiques concernant vos traitements ou chirurgies.
La plateforme de déclaration des déprogrammations continue d'enregistrer annulations et reports de chirurgies, soins, radios. Aurélie, Carine et Céline, à la manœuvre, de RoseUp, joignent chaque femme et se battent pour faire avancer les dossiers. On les suit en direct.
Florence devait subir une mastectomie préventive en novembre. Mais son opération, déjà annulée à cause de la première vague de covid-19, a été, à nouveau, déprogrammée. Cette jeune médecin hospitalière s'insurge de l'éthique à géométrie variable dès lors que l'on parle de malade de cancers.
Caroline est porteuse de l'anomalie du gène BRCA qui prédispose à développer certains cancers. Déjà traitée pour un cancer du sein triple négatif fulgurant, elle devait se faire ôter, cette semaine, son second sein. Mais à cause de l'épidémie de Covid-19, cette mastectomie a été annulée. Entre colère et découragement, elle témoigne.
Alors que l'épidémie de covid-19 marque le pas dans de nombreuses régions, la majorité des chirurgies de reconstructions mammaires restent ajournées. Pourtant, la reconstruction fait partie intégrante du traitement du cancer. Les patientes s'inquiètent de voir leur chemin vers une guérison physique et psychique stoppé net.
Les dépistages organisés des cancers du sein, du col de l'utérus et colorectal redémarrent enfin après une suspension pendant le confinement. Cette reprise, indispensable pour éviter toute perte de chance, sera toutefois progressive.