A quelques jours des débats autour de la réforme de l'Aide Médicale d'État (AME), des voix s'élèvent pour dénoncer des femmes sans papiers venues en France pour se refaire les seins au frais du contribuable. Info ou intox?
Edwige, malade de cancer du sein en proie à une seconde récidive, découvre par hasard l'art-thérapie. Qui change sa vie. Elle se met à peindre avec frénésie " pour elle". Ses oeuvres séduisent une galeriste. Elle expose cet automne ses oeuvres à Paris.

Un succulent trio

Karine, Mireille et Nathalie ne sont pas du genre à baisser les bras. Elles ont déjà affronté un adversaire coriace : un cancer du sein. Alors quand le destin s’acharne à les empêcher de participer à une course de 4x4 dans le désert au profit d’associations d’aide aux malades, elles ne capitulent pas et se retroussent les manches. Une obstination qui leur vaudra la première marche du podium. 
Touchée par un cancer du sein à 33 ans, Émilie croyait devoir renoncer à ses projets immobiliers. Impossible pour elle d’invoquer le droit à l’oubli face aux banques : son cancer date de moins de dix ans. Mais grâce à son opiniâtreté, elle est aujourd’hui propriétaire ! Elle nous raconte « sa chance inouïe ».
Elisabeth Bernardo a eu un cancer du sein en 2017. Un bouleversement qu’elle livre sans fard dans un recueil de poèmes autobiographiques.
Bouleversée par la mort de son père emporté en quelques mois par un mésothéliome pleural malin, Véronique Fresnel-Robin a décidé de lever des fonds pour financer la recherche contre les cancers de l'amiante et se lance un défi fou : traverser la Manche à la nage.
Pour les travailleurs indépendants touchés par le cancer, difficile d'obtenir des aides ou de ne pas se sentir isolés. L'association CAIRE 13 les accompagne depuis cinq ans.
Alors qu’elle est étudiante en médecine, Élise doit faire face à un cancer. Huit ans plus tard, son dossier médical l’empêche d’avoir accès à une assurance prévoyance professionnelle convenable pour pouvoir exercer comme médecin généraliste. Une double peine d’autant plus injuste qu’Élise s’est battue comme une lionne pour continuer ses études, mettre au monde son bébé, malgré la maladie.
La chirurgie du sein post-mastectomie, un luxe ? Avec 1 400 euros en moyenne de reste à charge, de nombreuses femmes y renoncent.
Grâce à la nouvelle grille AERAS, les femmes ayant eu un cancer du sein pT1NOM0 (24.000 cas par an) ne paieront plus de surprimes assurantielles sept ans après la fin de leur traitement. Isabelle Huet-Dusollier, directrice adjointe de l'association RoseUp, qui a participé aux négociations avec les assureurs, décrypte les avancées-arrachées de haute lutte- et réaffirme l'ambition de notre association : réduire à cinq ans le délai pour tous les cancers de bon pronostic.