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Tout savoir sur la chirurgie du cancer

{{ config.mag.article.published }} 12 octobre 2011

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Illustration : François Gaulon

Quatre personnes sur cinq atteintes de cancer ont recours à la chirurgie, l’option la plus simple pour retirer la tumeur ou l’organe atteint et les ganglions lymphatiques voisins.

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Quel intérêt pour le patient ?

La chirurgie permet d’enlever la tumeur et de reconstruire en même temps, par exemple pour la chirurgie du sein, mais aussi de préserver les fonctions d’un organe, comme dans le cancer colorectal en reconnectant l’intestin avec l’anus, ce qui est évite aux patients d’avoir une poche sur le ventre.

Une opération suffit-elle à nous guérir ?

Oui pour certains cancers diagnostiqués précocement ou pour des lésions précancéreuses comme un polype du côlon, une tumeur de la peau, un cancer débutant du sein…

Pourquoi associe-t-on parfois la chirurgie à d’autres traitements ?

En cas de tumeur trop volumineuse, on prescrit d’abord une chimiothérapie, pour réduire la taille de la tumeur et permettre une ablation moins agressive, voire la conservation de l’organe. On peut également associer la chirurgie à de la radiothérapie, pour détruire les foyers cancéreux disséminés dans l’organe, ou à une chimiothérapie, pour éviter le risque de récidive et de métastases.

Quels ont été les progrès récents ?

Aujourd’hui, on essaie au maximum de conserver l’organe ; la chirurgie devient un geste intégré dans la dynamique des soins. Jadis, la mastectomie totale (ablation du sein) était courante ; aujourd’hui, dans 70 % des cas, on se contente d’extraire la tumeur (tumorectomie).

Pour certains cancers, on bénéficie de la technique du ganglion sentinelle (premier relais ganglionnaire qui draine la tumeur), repéré par coloration et radioactivité puis retiré au début de l’opération. S’il est sain, ce qui reste le cas le plus fréquent pour des cancers précoces, on conserve les ganglions et on évite le curage axillaire (ablation des ganglions sous les aisselles) qui entraîne un risque de « gros bras » et de limitation des mouvements de l’épaule.

Autre progrès, la cœlioscopie, une chirurgie mini-invasive qui permet d’opérer par de petits orifices guidés par une caméra.

Enfin, la radiothérapie peropératoire offre la possibilité d’installer tout de suite, dans la cavité ménagée par la tumorectomie, un appareil délivrant des rayons, ce qui épargne au patient des séances de radiothérapie postopératoire. La radiothérapie peropératoire consiste à cibler le site de la tumeur juste après son ablation. Dans la pratique, les chirurgiens ôtent la tumeur puis irradient la cavité laissée par celle-ci, grâce à un accélérateur d’électrons. Une seule séance est nécessaire.

Dr Françoise Soffray, chirurgien gynécologue-obstétricienne à la clinique Saint-Martin de Pessac et Dr Hubert Crouet, chirurgien gynécologue au centre François-Baclesse de Caen


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