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Trois questions au Pr François-Xavier Mahon, directeur de l’Institut Bergonié, à propos du Rarecells

{{ config.mag.article.published }} 30 juin 2017

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Selon le Pr françois-Xavier Mahon, "Rarecells, cette machine qui permet de détecter les cellules tumorales circulantes est un formidable bond vers le progrès !"

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Votre institut vient de se doter de Rarecells, de quoi s’agit-il ?

D’une incroyable machine qui permet de détecter de manière précoce les cellules cancéreuses circulant dans le sang grâce à une méthode dénommée ISET. Via une simple prise de sang, on peut connaître le risque de transformation métastatique. Tout cela a été possible grâce au chèque de 55 000 € remis par Le Comité féminin Gironde, qui organise, depuis une dizaine d’années, le « ruban rose », une course ou une marche pour lutter contre le cancer du sein, soutenue par la ville de Bordeaux

Comment allez-vous l’utiliser ?

Dans un premier temps, cet outil servira à la recherche, notamment un projet intitulé CIRCULSARC, mené par le Dr Hervé Bonnefoi, qui porte sur la caractérisation immuno-morphologique et moléculaire des cellules tumorales CIRCULantes chez les patients atteints de SARCome des tissus mous métastatique. Il sera également utile à d’autres projets portés par les différentes équipes médicales de l’Institut Bergonié dans le domaine des cancers de la femme et des cancers digestifs.

A terme, envisagez-vous d’autres utilisations ?

Oui, son utilisation permettra d’éviter des gestes invasifs, comme les biopsies, notamment dans le cerveau. Une simple prise de sang, indolore, pourra nous  donner de précieuses informations. Cette méthode permet de prédire très en amont, le risque de transformation métastatique et donne la possibilité de faire un diagnostic avant que la métastase ne soit détectée par imagerie. Elle fournit des informations essentielles au clinicien pour le choix thérapeutique. Les projets de recherche à venir seront de développer des tests plus complets permettant de déterminer l’origine des cancers par analyse des cellules tumorales circulantes.
Ces nouveaux tests pourront également déterminer si ces cellules tumorales circulantes portent des mutations, qui aideront à choisir les nouveaux traitements ciblés par prise de sang, sans besoin de biopsie. Cette application est appelée « biopsie liquide ».

 


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Céline Dufranc

Journaliste

63:00

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Replay Webinaire médical – La biopsie liquide

Et si l'on pouvait diagnostiquer un cancer, détecter une récidive ou une résistance à un traitement par une simple prise de sang ? C'est la promesse de la biopsie liquide. Le Pr Catherine Alix Panabières, directrice du laboratoire des Cellules Circulantes Rares Humaines du CHU de Montpellier et co-inventrice de ce mot, vous explique comment fonctionne cette technique et comment elle pourrait très bientôt révolutionner la lutte contre le cancer.

8 décembre 2023