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On en pense quoi… du casque réfrigérant ?

{{ config.mag.article.published }} 29 juin 2016

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Porter un « bonnet » rempli d’un gel glacé permet dans certains cas de ralentir ou de limiter la perte de cheveux provoquée par la chimiothérapie. Pour autant, ce casque ne fait pas l’unanimité.

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PLUTÔT POUR…

Dr Hugues Bourgeois, oncologue au centre Jean-Bernard (Le Mans)

Aider les patientes à faire face

Dans les cancers du sein, je le conseille dès la première séance de chimio pour montrer à la patiente que l’équipe soignante se mobilise contre la chute de ses cheveux. Nous avons la chance d’avoir un casque à froid continu (lire encadré) et, même si le résultat n’est pas totalement satisfaisant, au moins, nous essayons et les patientes n’ont pas de regrets. Pour moi, le bénéfice psychologique est supérieur à la contrainte.

Ralentir la perte des cheveux

Le principe est le suivant : le froid diffusé localement contracte les vaisseaux, réduisant ainsi la circulation sanguine et par là même le passage des molécules perfusées dans les bulbes pileux. Pour certaines chimiothérapies, comme celles prescrites contre les cancers du sein, cela vaut vraiment le coup. Dans certains cas, cela ne retarde la chute des cheveux que de quelques jours, mais l’efficacité dépend du protocole (molécule utilisée, dose injectée) et du type de casque ! Pour rendre ce casque plus supportable, on peut protéger les oreilles et le front par un bandeau de tennis, prescrire du paracétamol de manière préventive…

Favoriser la repousse

Même quand la patiente perd ses cheveux dès la première chimiothérapie, nous avons observé que le port du casque facilitait la repousse (en quantité et en qualité), surtout lors des chimios à base de taxanes (paclitaxel, …), connues pour être responsables de repousses de mauvaise qualité. Sans doute parce que les bulbes pileux ont été protégés…

PLUTÔT CONTRE…

Dr Christine Matéus, dermatologue et oncologue à l’institut Gustave-Roussy (Villejuif)

Des indications limitées

On ne peut l’utiliser qu’en cas de chimiothérapie prodiguée par voie intraveineuse et de courte durée (moins de 3 heures). Sont donc exclues les personnes traitées par chimio orale, de plus en plus fréquente (mais qui entraîne une chute de cheveux modérée), ou par une chimio en continu par pompe, car il est inimaginable de porter ce casque en permanence.

Des contre-indications

Certains cancers, comme celui du poumon, par exemple, donnent assez fréquemment des métastases sur le cuir chevelu. Difficile donc d’utiliser ce casque car il est important en cas de cancer métastatique que la chimiothérapie atteigne aussi cette zone pour prévenir tout risque de récidive.

Un “traitement” inconfortable

Imaginez des dizaines de glaçons sur votre tête pendant trois heures ! C’est très pénible. Outre la sensation très désagréable, un certain nombre de patientes se plaignent de migraines, de douleurs oculaires ou cervicales. Environ un quart ne le supportent pas et demandent qu’on leur retire.

Deux types de casque
– Le casque standard contient un gel placé au congélateur pour obtenir une température de – 15 °C et est posé directement sur le cuir chevelu. Inconvénient : outre la sensation de froid intense, il se réchauffe très vite et doit être changé toutes les vingt à trente minutes pour conserver son efficacité.
– Le casque Paxman est relié à une machine qui produit du froid et maintient le casque à une température constante de – 4 °C.

Isabelle Blin


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La rédaction de Rose magazine

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