Face aux cancers, osons la vie !



{{ config.search.suggestions }} soin de support Soin de socio-esthétique détente et bien-être perte de cheveux liée au cancer sport adapté au cancer ongles fragilisés par le cancer perte de sourcils liée au cancer maquillage des cils perte de cils liée au cancer rester féminine malgré le cancer

Les députés s’intéressent aux difficultés financières des femmes atteintes de cancer du sein

{{ config.mag.article.published }} 28 mai 2024

{{ bookmarked ? config.sharing.bookmark.remove : config.sharing.bookmark.add }}

À l'occasion de la journée nationale d'action pour la santé des femmes, RoseUp réagit sur la question des restes à charge subis par les femmes atteintes de cancer du sein.

En cette journée nationale d’action pour la santé des femmes, on ne peut que se réjouir que l’Assemblée nationale s’empare du sujet des restes à charge subis par les femmes atteintes de cancer du sein à l’occasion de la discussion de la proposition de loi de Fabien Roussel. 

RoseUp, comme d’autres associations de patients, alerte les pouvoirs publics sur ces sujets depuis sa création. Car si nous avons la chance d’être extrêmement bien soignés en France et ce gratuitement grâce au système de l’Affection Longue Durée (ALD), force est de constater que de nombreuses dépenses liées à la maladie ne sont pas couvertes pour près de la moitié des malades de tout type de cancer. 2/3 d’entre eux les ont évalués à près de 1 000€. Cela affecte plus particulièrement les femmes, notamment celles atteintes de cancer du sein.

Quelques exemples :

  • Pas d’accès aux traitements hormonaux substitutifs et pas de remboursements des médicaments et dispositifs médicaux liés aux conséquences des traitements et de la maladie sur la ménopause chimio-induite ou après cancer : traitement contre les bouffées de chaleur, ovule contre la sécheresse vaginale, crèmes … , la facture peut aller jusqu’à 100€ par mois et pour les dispositifs médicaux, comme le laser, il faut compter entre 250€ et 300€ la séance.
  • Dépassements d’honoraires pour la reconstruction mammaire : reste à charge de 1 400€ en moyenne
  • Tatouage médical du mamelon et téton en 3D : inégalités des remboursements sur le territoire
  • Brassière post-mastectomie : reste à charge de 60€ en moyenne
  • Prothèse mammaire externe de natation : non remboursée (prix moyen 70€)
  • Vernis pour protéger les ongles pendant la chimiothérapie : non remboursés (prix moyen entre 8 et 12€ par pot)

Et c’est sans compter les soins de support (activité physique adaptée, nutrition, soutien psychologique, socio-esthétique, remédiation cognitive, accompagnement au retour à l’emploi, assistante sociale, etc.). Le forfait de 180€  reste très largement insuffisant et imparfaitement mis en œuvre pour couvrir les besoins et répondre à un des enjeux majeurs aujourd’hui : celui de la qualité de vie dans un contexte où l’on guérit de plus en plus de personnes mais où le nombre de cas de cancers chez la femme ne cesse d’augmenter et que deux tiers d’entre elles conservent des séquelles jusqu’à 5 ans après la maladie. 

Le poids de ces restes à charge est d’autant plus élevé que le cancer précarise. 

Une récente étude¹ montre ainsi que la moitié des femmes atteintes du seul cancer du sein sont en arrêt de travail pendant 15 mois, et touchent ainsi moins de la moitié de leur salaire. Une autre que 5 ans après le diagnostic d’un cancer, une personne sur cinq qui était en emploi ne travaille plus. Et ce phénomène fragilise de façon plus aiguë les femmes, en particulier celles qui vivent seules avec des enfants à charge et/ou travaillant à temps partiel, soit 78% de femmes.

Pour faire face à ces difficultés, la proposition de loi Roussel opte pour une prise en charge par la Sécurité sociale de l’ensemble des restes à charge considérés. 

Il convient selon nous d’agir sur plusieurs leviers en même temps tout en préservant les comptes sociaux : 

  • limiter les dépenses en mettant en place un forfait « zéro reste à charge » cancer dans le cadre du 100% santé sur le modèle de l’optique et des soins dentaires. Pour cela, il est indispensable de commencer par recenser les dépenses concernées ;
  • limiter les pertes de revenus en rendant obligatoire l’accès à la prévoyance pour l’ensemble des salariés mais aussi pour les travailleurs non-salariés et en assouplissant les conditions d’accès au temps partiel thérapeutique. 

Nombre de députés, à l’occasion de l’examen de ce texte, se sont contentés de pointer ce qui, de leur point de vue, constitue l’unique solution, la prévention, confondue d’ailleurs allègrement avec le dépistage. 

Si prévention et dépistage sont indéniablement des axes nécessaires, gardons en tête que c’est ici et maintenant que les près de 4 millions de personnes malades de cancer en traitement ou sous surveillance ont un besoin urgent d’être aidés pour améliorer le plus sereinement possible leur qualité de vie sans les soumettre à la double peine de la maladie et des fins de mois difficiles. 

Mesdames et Messieurs les Parlementaires, vous avez franchi un premier pas en abordant ces sujets à l’occasion d’une proposition de loi, c’est très bien. Le vrai rendez-vous est maintenant celui de l’examen du projet de loi de financement de la sécurité sociale à l’automne.

¹Romain Vanier et al., Implementing indicators and trajectories of return to work after breast cancer diagnosis, Clinical Breast Cancer, 2024.


{{ config.mag.team }}

Isabelle Huet

Directrice générale de RoseUp association

Relation avec les prochesQuestion/Réponse

Cancer et psycho : « Comment faire comprendre à mes proches que je ne veux pas parler de la maladie ? »

Depuis qu'elle leur a annoncé son cancer, les amis de Kate ne lui parlent plus que de ça : où en sont ses traitements, a-t-elle des effets secondaires... Elle sait qu'ils s'inquiètent pour elle mais elle aimerait parler d'autre chose quand elle les voit. Comment leur faire comprendre sans les froisser ? Sophie Lantheaume, psychologue clinicienne de la santé à l’hôpital privé Drôme Ardèche, la conseille.

17 juin 2024

Tristesse et dépressionActualité

ASCO 2024 – Détecter précocement les signes de dépression post-cancer

Identifier les femmes susceptibles de développer une dépression après un cancer du sein et ce, dès leur diagnostic, c’était l’objectif des travaux présentés cette année au congrès international de cancérologie de l’ASCO par le Dr Antonio Di Meglio. Il les décrypte pour nous.

14 juin 2024

Thérapie cellulaireActualité

ASCO 2024. Les dernières avancées dans le myélome multiple

Le Pr Steven Le Gouill, hématologue, directeur de l’Ensemble hospitalier de l'Institut Curie, décrypte pour nous les derniers résultats dans le traitement du myélome multiple présentés au congrès international de cancérologie de l'ASCO.

12 juin 2024

DroitsDécryptage

Arrêt maladie : quel impact sur ma retraite ?

S'arrêter de travailler est souvent nécessaire lorsque l'on souffre d'un cancer. Parfois longs, ces arrêts auront une influence sur la retraite.

10 juin 2024

{{ config.event.all }}

En ligne

KinéAtelier

Pratique Kiné – Les neuropathies (ANNULÉ)

19 juin 2024 • 11h30 - 12h30

Vous ressentez comme des picotements, des fourmillements, des engourdissements, des démangeaisons, des brûlures ou encore des décharges électriques au niveau des doigts ou des orteils ? Vous souffrez peut-être de neuropathies périphériques.

Bordeaux

Image et estime de soiAtelier

Socio esthétique – Soin individuel

19 juin 2024 • 12h00 - 12h30

Durant cet atelier, Sandra Branger, notre socio-esthéticienne, vous proposera un échange selon vos besoins : conseils sur les effets indésirables des traitements sur votre peau, vos cils, vos sourcils ou vos ongles, sur le maquillage ou encore sur votre routine bien-être pendant votre parcours de soins. Objectif de cet atelier : vous réconcilier avec votre corps et votre image et vous sentir sereine dans la gestion des effets secondaires. Si vous n'êtes jamais venu à la Maison RoseUp Bordeaux, merci de prendre rendez-vous pour effectuer votre entretien de première rencontre auprès de notre équipe avant toute inscription à un atelier.

Paris

Activité physiqueAtelier

Marche nordique

19 juin 2024 • 13h00 - 15h00

Un kilomètre à pied, ça use, ça use ! Un kilomètre à pied, ça use les souliers …Et ça oxygène le corps et l’esprit également ! Proposé par Béatrice, coach sportive, la marche nordique fait travailler d’une façon naturelle 85% des muscles. La technique relativement simple se pratique à l’aide de deux bâtons et permet : un renforcement global du corps, l’amélioration du système cardiovasculaire, une dépense énergétique équivalente à un footing de faible allure tout en allégeant le travail sur les articulations. Sa pratique en extérieur vous offre un bol d'air, pendant et après vos traitements.

Paris

Activité physiqueAtelier

Gym posturale

19 juin 2024 • 13h00 - 14h00

La gym posturale est une discipline qui permet de relâcher les tensions, d’entretenir sa mobilité articulaire, de travailler le redressement de la colonne vertébrale, de modeler sa silhouette en douceur et même de stimuler le cerveau. Bref, que des bonnes choses ! Cet atelier est animé par Valérie Petit, danseuse contemporaine et chorégraphe.