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Les biosimilaires : késako ?

Voici un nouveau terme de cancérologie avec lequel il va falloir apprendre à se familiariser…

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biosimilaire késako cancer

Biosimilaire ne désigne pas un nouveau traitement révolutionnaire. Au contraire. Pour bien comprendre ce mot, il faut d’abord savoir qu’il existe deux types de médicaments. Ceux fabriqués par synthèse chimique (par exemple, les antibiotiques) sont les plus nombreux. Et il y a les biologiques, produits à partir d’un organisme vivant (cellule, protéine, bactérie).

Le biosimilaire est un médicament biologique, similaire à un biomédicament qui a déjà été autorisé, et communément appelé médicament de référence ou princeps. Comme le générique d’un médicament chimique, un biosimilaire ne peut être produit que lorsque le brevet du princeps est arrivé à expiration, soit 20 ans après son dépôt. Le fabricant d’origine n’ayant alors plus l’exclusivité du médicament, sa « copie », ouverte à une concurrence qui n’a plus à financer son développement, sera aussi commercialisée moins cher. La ressemblance s’arrête là : contrairement au générique, un biosimilaire n’est pas la copie identique du produit d’origine, à cause de la spécificité des biomédicaments.

Ces médicaments biologiques, on en connaît tous sans le savoir. Ce sont les vaccins, l’insuline injectable, les facteurs de croissance… Les anticorps monoclonaux en sont aussi : comme le trastuzumab (Herceptin®), qui bloque la croissance tumorale dans le cancer du sein HER2, ou encore le rituximab (Mabthera®), indiqué en association avec la chimiothérapie dans le traitement des lymphomes non hodgkiniens.

Il s’agit de la « copie » d’un médicament biologique

Fabriquer ces biomédicaments, généralement destinés à traiter les pathologies lourdes, n’est pas simple. À la différence de celle des produits issus d’une synthèse chimique, la fabrication des molécules actives biologiques implique des réactions biologiques aboutissant à des produits qui doivent être étroitement contrôlés. Copier un cachet constitué de petites molécules simples n’est pas très compliqué. Pour reproduire un médicament biologique, connaître la cellule ou la protéine de départ et la recette biotechnologique ne suffit pas. Comme la matière première, issue du vivant, est variable, de nombreux tests et contrôles sont nécessaires pour vérifier précisément tout au long de la fabrication la similarité du médicament que l’on veut obtenir avec le médicament de référence. Même s’il n’est pas la copie conforme du princeps, le biosimilaire, administré de la même façon, doit agir de la même manière, pour les mêmes effets !

La réglementation pour décrocher le droit de vendre un biosimilaire, établie en Europe en 2005, est aussi plus exigeante. Un fabricant de médicaments génériques doit démontrer que son produit est la copie conforme de l’original. Des études en laboratoire suffisent à établir cette « bioéquivalence ». Pour démontrer qu’un biosimilaire est bien similaire, il faut mener des essais cliniques de phases I et III afin de vérifier sur des humains qu’il est aussi efficace et sans inconvénients supplémentaires à ceux du médicament originel. Deux biosimilaires de rituximab sont déjà autorisés en cancérologie. Et deux biosimilaires de trastuzumab le sont aussi dans le cancer du sein précoce, les cancers du sein métastatiques et le cancer gastrique métastatique depuis 2018. Dans le courant de l’été 2019, un premier biosimilaire de bévacizumab (Avastin®) a été autorisé, et indiqué pour des cancers métastatiques, notamment du côlon, du rectum et du sein. D’autres sont attendus dans les prochaines années.

À mesure que les brevets des biomédicaments arrivent à échéance, le nombre de biosimilaires va aller croissant – tout comme la compétition entre laboratoires pour en produire. Pour l’instant, les biosimilaires sont essentiellement prescrits à l’hôpital, et, contrairement aux génériques, seuls les médecins ont le droit de les substituer (on parle d’interchangeabilité) au médicament de référence.

INFO +

La liste des médicaments biosimilaires est disponible sur le site de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM).

Claudine Proust

En partenariat avec l’Institut National du Cancer

Retrouvez cet article dans Rose Magazine (Numéro 18, p. 22)

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