Je n’ai pratiquement jamais été malade de toute ma vie. À peine un rhume, et encore, rarement. Tout a changé en 2020, quand je me suis d’abord retrouvée hospitalisée pour une polyarthrite invalidante puis, un an plus tard, quand on m’a annoncé que j’avais un cancer de la trompe. C’est au cours de cette période difficile que j’ai vécu mon premier Octobre rose.
J’avais bien conscience que ça s’adressait principalement aux personnes atteintes d’un cancer du sein. Mais, pour moi, un cancer est égal à un autre, il n’y a pas lieu de hiérarchiser. Et les avancées de la recherche dans cette pathologie peuvent tout aussi bien bénéficier aux autres cancers, notamment les cancers gynécologiques comme le mien.
Besoin d’être utile
Alors je suis montée dans le train. Et, bien qu’étant féministe, et un peu agacée par tout ce rose Barbie associé aux femmes, j’ai mis mon ruban rose, mon T-shirt rose et j’ai tenu un stand avec l’association Elles dansent, à Paris.
J’avais besoin de me rendre utile. Ce n’était pas grand-chose, mais cela me semblait important de participer à cet événement qui, globalement, incite à la sensibilisation et à la prévention.
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Propos recueillis par Sandra Karas
Retrouvez cet article en intégralité dans Rose magazine n°29