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Illustration : Marion Fayolle

Douleurs nociceptives et douleurs neuropathiques : c’est quoi la différence ?

Les douleurs liées au cancer sont complexes : certaines sont dites nociceptives, d’autres neuropathiques. Comment les reconnaître et les différencier ? Comment les soulager ? On vous donne quelques clés…

L’origine

La douleur que l’on connaît le mieux est la douleur nociceptive. C’est celle que l’on ressent quand on se casse un os par exemple. En cancérologie, elle correspond à la douleur provoquée par la tumeur lorsque celle-ci envahit des tissus ; qu’il s’agisse de tissus sous-cutanés, d’organes ou d’os. Les tissus endommagés par la tumeur vont déclencher une réaction inflammatoire intense qui va stimuler des récepteurs particuliers appelés nocicepteurs. Leur stimulation va envoyer un signal au cerveau qui va générer une sensation de douleur.

Les douleurs neuropathiques sont, quant à elles, liées à une atteinte du système nerveux. Il peut s’agir de lésions ou d’un dysfonctionnement de structures nerveuses périphériques, comme les nerfs, mais aussi centrales, comme la moelle épinière ou le cerveau.

Les symptômes

Les douleurs nociceptives se manifestent souvent de façon lancinante et permanente, même lorsqu’on est au repos ou la nuit. Elles sont ressenties comme des sensations d’écrasement, de broiement ou de torsion.

Les douleurs neuropathiques sont plutôt ressenties comme des picotements, des fourmillements, des engourdissements, des démangeaisons, des brûlures ou des décharges électriques. Elles sont souvent associées à une sensibilité anormale dans la zone concernée : par exemple, un contact, ou un simple effleurement, génèrera une sensation désagréable voire douloureuse.

Les traitements

Les douleurs nociceptives sont prises en charge par des médicaments antalgiques en fonction de leur intensité. Les douleurs peu intenses peuvent être traitées par du paracétamol ou des anti-inflammatoires non stéroïdiens comme l’ibuprofène. Si la douleur persiste, augmente rapidement, ou si elle est d’emblée très intense, on utilisera des opioïdes faibles (tramadol, codéine, opium) ou des opioïdes forts (morphiniques).

Les douleurs neuropathiques répondent en revanche mal aux antalgiques classiques. Leur prise en charge sera donc différente de celle des douleurs nociceptives et se fera indépendamment de leur intensité. Les douleurs neuropathiques peuvent être traitées par des médicaments habituellement prescrits comme anti-dépresseurs ou anti-épileptiques. Lorsqu’elles sont localisées, on pourra utiliser des dispositifs de neurostimulation électrique transcutanée (TENS) qui vont, par l’intermédiaire d’électrodes placées sur la peau, envoyer une impulsion électrique qui va masquer le signal douloureux. Des traitements locaux en patches ou par toxine botulique sont également indiqués. Les approches non médicamenteuses ont également une place importante dans la prise en charge des douleurs neuropathiques. On peut citer par exemple la kinésithérapie avec la rééducation sensitive, l’hypnose, la sophrologie, l’activité physique adaptée, la musicothérapie… Citons enfin la photobiomodulation, thérapie innovante moins connue reposant sur la lumière, qui soulage efficacement les douleurs neuropathiques localisées (par exemple, autour d’une cicatrice) ou plus étendues (comme les neuropathies induites par le chimiothérapie).

La particularité des douleurs liées au cancer réside dans le fait qu’elles sont multimorphes, c’est-à-dire que les deux types de douleurs peuvent s’associer au long du parcours de soin, soit par alternance, soit au même moment : on parle alors de douleurs mixtes. Leur prise en charge peut être complexe et demande de faire appel à différents professionnels de santé comme des médecins de la douleur, des kinésithérapeutes, des infirmières spécialisées, des psychologues, des pharmaciens cliniciens…

Emilie Groyer

Merci au Dr Antoine Lemaire, spécialiste de la douleur et des soins palliatifs, chef du pôle Cancérologie et Spécialités Médicales du Centre Hospitalier de Valenciennes, pour son aide dans l’écriture de cet article.

 

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