Éli ou la vraie vie

Elisabeth Bernardo a eu un cancer du sein en 2017. Un bouleversement qu’elle livre sans fard dans un recueil de poèmes autobiographiques.

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« Ma boule, mon p’tit cancer, le tsunami du reste de ma vie. » C’est le titre du recueil autobiographique de poésie, écrit par Elisabeth Bernardo, dit Éli En 2017, les médecins diagnostiquent un cancer du sein. Sa vie de femme et de maman bascule. Entre la mastectomie, les traitements, la fatigue, Éli découvre une nouvelle vie.

Pour traverser cette épreuve, elle choisit les mots contre les maux et se met à écrire des poèmes. Et grâce à ces derniers, les lecteurs peuvent suivre et comprendre son cheminement. Le recueil commence à la découverte de sa boule, et se poursuit avec la biopsie et le verdict. « Le couperet est tombé, je m’étais préparée mais l’annonce est lancée. »

Coups de blues et envie de vivre

Éli évoque ses premières chimiothérapies, son sein disparu mais aussi le soutien sans failles de ses proches. Elle confie ses coups de colère, « Pourquoi moi ? », ses coups de blues, de fatigue sans détours. Les soirs où elle a envie de retrouver sa vie d’avant, où elle n’en peut plus de tous les coups durs. Dans ces moments-là, son amour de la vie refait toujours surface, l’envie de se battre pour sa fille, « sa vie, son étoile, son infini. »

Eli croque ensuite avec ses rimes la période de l’après-cancer. La reconstruction, la pré-ménopause et les hormones en folie. L’engagement associatif aussi, pour se soutenir entre femmes, se retrouver comme des survivantes d’une même guerre.

Comme un symbole, le livre se termine par deux poèmes sur le thème de la résilience et de l’amour : « Pour guérir et panser les blessures, c’est dur et compliqué, mais il est grand temps de s’aimer. »

Ma boule, Mon p’tit cancer, le tsunami du reste de ma vie. 147 pages. 6,99 euros en Ebook ou 14,90 euros en livre papier. 

Mathilde Durand