« Je me suis mobilisée pour un PET-scan en Guadeloupe »

Témoignage de Julie sur le diagnostic de son lymphome de Hodgkin et mobilisée pour améliorer les services oncologiques en Guadeloupe

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© Jérôme Meyer-Bisch

Pendant dix-huit mois, les médecins ont pensé que je faisais des crises d’asthme. Mais, en février 2014, je me suis retrouvée aux urgences de l’hôpital de Basse-Terre et on a découvert que j’avais 
en fait un lymphome de Hodgkin. Pour cette maladie, l’examen d’imagerie de référence est le PET-scan, qui donne une vision très précise des atteintes cancéreuses et permet d’adapter le protocole.

Mais à l’époque la Guadeloupe ne disposait pas de cet appareil et j’étais tellement malade que 
je ne pouvais pas m’envoler pour la France. Je suis donc restée et mon protocole de chimiothérapie a été décidé à partir d’un simple scanner. Plus tard, je suis quand même allée faire un PET-scan à l’hôpital Foch, près de Paris. On a vu que je répondais bien à la chimio et je suis maintenant en rémission.

Il m’est difficile d’affirmer que j’ai subi une perte de chances du fait de ne pas avoir bénéficié d’un PET-scan d’emblée. Mais j’ai quand même ressenti cela comme une injustice. C’est la raison pour laquelle 
je me suis beaucoup mobilisée pour diffuser une pétition réclamant l’installation d’un PET-scan et d’un cyclotron* en 
Guadeloupe. Et nous les avons eus !

Julie Aristide, 39 ans

* Comme le PET-scan, le cyclotron permet des examens d’imagerie plus précis pour le diagnostic et le traitement.