Parce qu’il est essentiel que la voix des patientes et les réalités vécues sur le terrain soient pleinement intégrées aux réflexions autour de la santé de demain.
À cette occasion, Caroline Mercier, Directrice Générale de RoseUp, a participé à une table ronde organisée par le SIDIV autour d’un enjeu majeur de santé publique : les biais et retards de diagnostic chez les femmes.
Un sujet encore trop peu abordé alors que de nombreuses femmes voient leurs symptômes minimisés, banalisés ou diagnostiqués trop tardivement, avec des conséquences directes et mesurables sur leur parcours de soins et leur qualité de vie.
Quelques réalités que nous portons chaque jour
- 160 000 femmes reçoivent un diagnostic de cancer chaque année en France (INCa)
- Le taux d’incidence a quasi doublé chez les moins de 50 ans entre 1990 et 2019
- 2 ans après le diagnostic, 1 femme sur 4 n’a toujours pas repris le travail
- Plus de 70 % des femmes traitées déclarent des répercussions sur leur vie intime… et moins d’1 sur 5 en parle à son médecin
Ce que ces chiffres disent, nos 1 000 adhérentes, accueillies chaque mois dans nos Maisons RoseUp le vivent. Certaines ont attendu des mois, parfois des années, avant d’être diagnostiquées – se heurtant à la banalisation de leurs symptômes, au manque de temps médical, à la géographie. Ce n’est pas une fatalité. C’est un choix de politique de santé.
Ce que nous avons défendu haut et fort lors de cette table ronde
- La nécessité d’une politique de santé forte, pluriannuelle et véritablement tournée vers la prévention et le dépistage précoce, et non vers le seul curatif. Dépister tôt, c’est mieux soigner, soigner moins lourd, et sauver des vies.
- Déplacer le diagnostic vers les femmes, plutôt que de continuer à demander aux femmes d’aller vers le diagnostic. Nos adhérentes en zones rurales, celles qui jonglent entre enfants, emploi et traitement, n’ont pas le luxe de courir d’un service à l’autre. C’est pourquoi nous avons lancé M@ Maison RoseUp, notre plateforme d’accompagnement en ligne, et RoseApp, notre application mobile, des outils qui viennent à elles.
- Intégrer la qualité de vie dans la prévention – sexualité, image de soi, reconstruction après la maladie. Ce que le système de soins ne fait pas encore assez, RoseUp le fait, concrètement, dans ses Maisons, avec ses ateliers et son magazine RoseMagazine diffusé à 180 000 exemplaires 2 fois par an dans plus de 2000 centres d’oncologie.
- Faire entendre la voix des patientes dans les débats de politiques publiques. À l’aube des enjeux politiques de 2027, nous appelons à ce que la santé des femmes devienne enfin une priorité nationale et programmatique et non un sujet de circonstance.
Depuis 15 ans, RoseUp informe, accompagne et défend les droits des femmes touchées par tout type de cancer. Nous sommes là. Nous continuerons à l’être, dans les Maisons, en ligne, dans les couloirs du Parlement et sur les scènes comme SantExpo.
La mobilisation ne s’arrête pas à SantExpo. Elle commence ici !