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Ma première coloration post-chimio

Ça y est, vos cheveux repoussent ! Et vous n’avez qu’une hâte : retrouver votre tête d’avant. Mais, après une chimio, votre fibre capillaire et votre cuir chevelu sont à traiter avec précaution…

À l’arrêt de la chimiothérapie, s’apercevoir que son crâne n’est plus nu mais qu’il commence à se recouvrir d’un fin duvet, ça change tout. Dans le miroir, on se retrouve un peu. C’est une renaissance. Mais ce moment important, rassurant, réserve aussi des surprises. « Au bout de 2 mois, certaines ont déjà tous leurs cheveux, mais pour d’autres cela va prendre 6 ou 7 mois », constate Claire Ernoux, socio-coiffeuse à la Maison Rose de Paris et créatrice d’un salon spécialisé dans les cheveux courts.

Si, en moyenne, les cheveux réapparaissent 4 à 6 semaines après la dernière cure de chimio, chez certaines, les bulbes – abîmés par les traitements – mettront plus de temps à se réactiver. Tout dépend de la façon dont l’organisme élimine les produits. Résultat : la première repousse peut sembler moins dense, plus clairsemée.

« À la repousse, l’aspect et la couleur des cheveux peuvent changer  » – Claire Ernoux

Il arrive aussi que le cheveu change de texture. « Un cheveu frisé peut repousser raide, ou l’inverse. L’aspect peut être plus épais ou plus fin », poursuit Claire Ernoux. Il faut savoir qu’un cheveu très court a souvent une apparence différente d’un cheveu long, et que les premiers sont encore gorgés de chimiothérapie quand ils repoussent. À raison d’un à deux centimètres (pour les plus chanceuses) gagnés par mois, tout rentre généralement dans l’ordre en l’espace d’un semestre.

D’abord, cajoler le cuir chevelu

Mais ce qui peut le plus désarçonner, c’est la couleur de la repousse : les cheveux reviennent parfois plus clairs ou un peu plus foncés qu’avant. Voire gris ou blancs. Un choc qui peut donner en même temps envie de pleurer et de crier : « Je veux ma couleur ! » « Quand on se regarde, c’est la maladie qu’on voit à travers nos cheveux », analyse Sandrine Noiré. Cette coiffeuse experte en thérapie capillaire au Luxembourg a combattu un cancer il y a huit ans, elle comprend donc parfaitement ses clientes qui réclament une coloration au plus vite. Il faut pourtant patienter un minimum, « au moins huit semaines après la fin de la chimiothérapie ».

Avec quelques règles à respecter : d’abord, demander l’avis de son médecin pour vérifier qu’il n’y a pas de contre-indications. Puis ne pas se priver de faire un diagnostic capillaire complet, de préférence auprès d’un coiffeur formé aux problématiques du cancer. Surtout, ne pas négliger le cuir chevelu. Lui aussi a été malmené par la chimiothérapie, et souvent la repousse accentue la sécheresse cutanée, provoquant des desquamations ou des démangeaisons. Ces désagréments, qui fluctuent d’une femme à l’autre, sont susceptibles de retarder la coloration.

Avant toute chose, il convient donc de préparer le terrain. Dès la fin de la chimio, il est recommandé d’activer la microcirculation en massant en douceur, avec la pulpe des doigts, le cuir chevelu. Geste à répéter tous les jours, quelques minutes. Claire Ernoux conseille l’usage d’huiles sèches et biphasées. L’huile de ricin est efficace et favorise bien la repousse, surtout au début, mais elle devient lourde et collante quand on arrive à deux centimètres de cheveux. On peut alors se tourner vers les huiles d’amande douce ou de jojoba.

« PREMIÈRE COLO » À LA MAISON

Si vous vous lancez en solo, soyez attentive à la composition du produit. Pour une coloration classique, choisissez une formule sans ammoniaque ni paraben. S’il y a de la résorcine, faites attention à cet ingrédient, qui est considéré comme irritant pour la peau.

Quid des colorations végétales ? L’appellation « végétale » ou « naturelle » ne garantit pas un produit sans chimie, pas plus que le terme henné, y compris en magasin bio ! Privilégiez donc l’indication « 100 % végétale » et les formules certifiées bio. Elles contiennent des poudres généralement vertes, jamais blanches, à mélanger à de l’eau.

Côté pratique, une coloration végétale peut se révéler plus complexe à faire soi-même qu’une coloration classique, car il faut trouver la bonne combinaison de poudres pour obtenir la couleur désirée, et bien respecter le temps de pose, qui peut aller jusqu’à trois ou quatre heures.

L’attrait du 100 % végétal

On a donc dit d’attendre huit semaines avant de tenter une première coloration, mais le délai idéal est plutôt de six mois. Pourquoi ? « Je sais que cette attente est difficile, assume Claire. Mais c’est important de laisser au cheveu le temps de reprendre des forces. Je vois très vite à l’aspect du cheveu, sa rigidité, son épaisseur, s’il est en forme ou encore très fragile, auquel cas je n’y touche pas. »

À celles qui ne se supportent plus sans solution, elle propose dans un premier temps d’apprivoiser leurs nouveaux cheveux courts avec « une jolie coupe structurée ». Puis arrive le jour J de la « première colo ». Laquelle ? Un produit « doux, sans ammoniaque ni paraben », répliquent en chœur nos expertes.

Faut-il alors abandonner les colorations classiques et se tourner vers des produits totalement naturels ? Là, il y a débat. Composées de pigments végétaux tels que le henné naturel, l’indigo, le henné neutre (ou cassia, qui ne colore pas mais apporte brillance et éclat), les formules 100 % végétales se présentent sous forme de poudres à mélanger avec de l’eau.

Mais, avant d’en appliquer sur une repousse, Priscilla Dupraz socio-coiffeuse à l’institut Capeline, à Saint-Cloud, prend soin de poser un masque d’argile qui, au rinçage, débarrassera la fibre capillaire des résidus de chimiothérapie et permettra de mieux fixer la couleur. Principal avantage ? Alors que la coloration par oxydation ouvre les écailles du cheveu pour éjecter la couleur et injecter une couleur artificielle, les pigments naturels viennent s’enrouler autour de la fibre capillaire. « Le cheveu est gainé, protégé, la coloration agit comme un soin », affirme Priscilla.

Respectueuses du cuir chevelu et douces pour la fibre capillaire, les formules 100 % végétales séduisent de plus en plus les consommatrices. Mais elles présentent deux inconvénients encore non résolus : le temps de pose peut atteindre plusieurs heures. Et il est impossible d’éclaircir la couleur. Si vous êtes brune, vous ne deviendrez jamais blonde !

Le test des 48 heures

Claire Ernoux a trouvé la parade : elle panache. En effet, une coloration végétale n’empêche pas l’utilisation pointue d’un produit classique pour faire par exemple : « un léger balayage. On ne touche pas le cuir chevelu, et cela permet de redonner un peu de lumière », détaille-t-elle.

Autre limite de la coloration végétale : elle ne couvre pas à 100 % les cheveux blancs. « Comme elle ne rentre pas à l’intérieur de la fibre, il reste toujours une légère transparence. Pour bien couvrir les cheveux blancs, il faut forcément un peu de chimie », explique Claire. « Si une cliente envisage de faire des mèches plus claires dans une teinte marron, alors ce ne sera pas possible avec du végétal », admet Sandrine Noiré, qui utilise aussi les deux types de coloration, sans parti pris. « En revanche, sur un cheveu blanc, on pourra obtenir des reflets cuivrés. Tout dépend de ce que la personne souhaite. Il faut prendre le temps de discuter de ses attentes. »

Celles qui optent résolument pour le végétal devront donc accepter certains compromis. Et pour celles qui ne sont pas prêtes à en faire, il reste bien sûr les colorations traditionnelles. À une seule condition : réaliser un test, en appliquant un peu de produit dans le pli du coude qu’on recouvre d’un pansement. En laissant agir le produit quarante-huit heures on vérifie l’absence de réaction allergique. Ce test est fortement recommandé pour les colorations végétales également. Car, après une chimiothérapie, il n’est pas exclu de déclarer de nouvelles allergies, même avec des produits qu’on avait l’habitude d’utiliser avant.

INFO +

Pour y voir plus clair parmi toutes les marques de cosmétiques et pour faire le bon choix, rendez-vous sur l’application INCI Beauty, disponible sur Appstore, Googleplay et Microsoft.

 Soigner ses cheveux au naturel de Charley et Simon Assoun, éditions Eyrolles, 14,90 €

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Karine Hendriks

Retrouvez cet article dans Rose Magazine (Numéro 21, p. 118)

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