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Ma reconstruction à plat – « C’est comme une réinvention »

{{ config.mag.article.published }} 10 mars 2025

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« Telle que je suis, je plais, et ça me plait ! » Blandine, 47 ans, célibataire. Photo : Thomas Lavelle

TÉMOIGNAGE. Le cancer conduit parfois à l’ablation d’un ou des deux seins. Et après ? Après la mastectomie totale de son sein droit, en 2021, Blandine a eu une reconstruction par implant qui s’est révélée si douloureuse qu’elle n’a plus voulu de poitrine du tout et souhaitait bénéficier d’une reconstruction à plat. Elle a dû batailler faire valider son choix…

Déjà touchée par un cancer du sein en 2013, me revoilà confrontée à une toute nouvelle tumeur, en 2021. Toujours au même sein, le droit. Cette fois, pas de possibilité de le conserver. La chirurgienne m’oriente vers une reconstruction immédiate avec la pose d’un implant mammaire.

Bien que je ne sois pas à 100% convaincue que c’est le mieux pour moi, je valide quand même cette option.

Je ne suis pas certaine d’aimer ce sein qui n’est pas le mien

D’emblée, je trouve le résultat moche. Mon sein est remonté bien trop haut par rapport au gauche. On me dit que c’est normal, qu’il va redescendre avec le temps. Au fond de moi, j’en doute, et même si cela s’arrangeait, je ne suis pas certaine d’aimer ce sein qui n’est pas le mien.

Au fil des semaines, mon sein refait devient de plus en plus douloureux. On voit clairement la peau se rétracter, et à chaque fois que je lève le bras, mon pectoral se gonfle comme celui d’un bodybuilder. Mes deux seins ne vont décidément pas ensemble.

Lors d’une consultation de suivi, j’évoque l’idée qu’on me le retire, et qu’on me laisse à plat. Pas de retour, pas de réaction.

Cette protubérance souligne ma mutilation

Alors, je décide d’écrire un mail pour exposer clairement mon souhait : qu’on me retire l’implant et qu’on me fasse une mastectomie de symétrisation à l’autre sein.

J’énumère mes arguments : cette reconstruction ne reconstruit rien en fait. Au contraire, avec cette protubérance inesthétique souligne ma mutilation, et sa cause : le cancer. Je ne reconnais plus mon corps. J’essaie de me renseigner sur le net sur des options possibles, et j’y trouve un site où est expliquée clairement ce qu’est une reconstruction à plat.

J’y découvre aussi des cas similaires au mien, et des témoignages de femmes qui avaient bénéficié d’une mastectomie controlatérale afin d’être totalement à plat. Je me suis sentie libérée en les lisant ! Je suis tombée aussi sur des sites américains où des femmes posaient buste plat, à nu. Elles étaient toutes magnifiques. Ce n’était ni choquant, ni horrible, c’était beau !

INFO+

À la suite de son expérience, Blandine a fondé en septembre 2023 l’association Buste Plat & Reconstruction Mammaire (BPRM) afin d’accompagner et soutenir les femmes atteintes d’un cancer du sein, et de les informer – sans parti pris – sur toutes les options de reconstruction, à plat et en volume. Plus d’infos sur : bprm.fr.

On ne retire pas un organe sain !

Ce choix a été pour moi comme une évidence. Ma chirurgienne a résisté, je pense qu’elle craignait que je le regrette. Elle m’a adressée à une confrère chirurgienne-plasticienne. Le rendez-vous a été très difficile : elle voulait plutôt remplacer l’implant par d’autres techniques de reconstruction mais elle m’a opposé un refus concernant mon sein gauche.

« On ne retire pas un organe sain ! » m’a-t-elle dit, avant de me lancer à bout d’argument « Une femme ça a deux seins ». Qui était-elle pour me dire comment je devais vivre ma féminité ? Face au cancer, on n’a pas le choix des armes pour se sauver, mais là si, pourquoi le choix entre “plat“ et “volume“ ne peut-il pas être simple ?

Je suis retourné voir ma chirurgienne qui a posé ses conditions. J’ai dû me plier à l’obligation de passer périodiquement plusieurs entretiens dont un avec un psychologue, au cours desquels j’ai dû répéter mes arguments, et confirmer mon choix. Ça a duré quasiment un an avant qu’elle ne donne sa validation. Je me suis sentie infantilisée.

Cette opération, je l’ai vécue comme une réinvention !

L’intervention a finalement eu lieu le 8 mars 2023, journée internationale du Droit des femmes, tout un symbole ! Ce jour- là, je peux dire que j’ai récupéré ma liberté ! Ma chirurgienne a vraiment fait du bon travail, efficace, minutieux. Elle a respecté ma volonté : avoir un buste bien plat et des cicatrices arrondies.
Plastiquement c’est nickel ! Cette opération, je l’ai vécue comme une réinvention !

Dans mes gestes, ma façon de bouger je me sens libre comme jamais ! J’aime avoir des compliments de la part d’hommes qui voient bien que je suis plate sous mes vêtements. Telle que je suis, je plais, et ça me plait ! Il y a même des femmes qui m’envient alors qu’elles ont des seins magnifiques. L’important c’est d’être bien avec soi.

À LIRE : Retrouvez tous les épisodes de notre série « J’ai choisi la reconstruction à plat »

Propos recueillis par Sandrine Mouchet


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Sandrine Mouchet

Journaliste, rédactrice en chef de Rose magazine et directrice de Rose Magazine Éditions

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