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La chimiothérapie : le vrai du faux

Je vais perdre mes cheveux. Je ne pourrai plus travailler. Fini le jus de pamplemousse. Les idées reçues sur la chimiothérapie vont bon train. Et si on démêlait le vrai du faux ?

Je vais avoir des nausées et des vomissements.

VRAI ET FAUX.

Ce n’est pas systématique. Des médicaments sont en général prescrits dès le la première séance de chimio pour limiter ces effets secondaires désagréables. Vous pouvez aussi essayer des solutions non-médicamenteuses comme l’acupuncture, la sophrologie ou encore l’hypnose.

Je vais perdre mes cheveux.

VRAI et FAUX.

Le principe général des chimiothérapies étant d’agir sur les cellules qui se multiplient rapidement – dont celles des cheveux -, le risque d’alopécie est probable, mais pas systématique. Le phénomène dépend de plusieurs facteurs dont le type de molécules, la fréquence d’administration et la réaction de la patiente. Il est possible de ralentir ce phénomène ou de le limiter à l’aide d’un casque réfrigérant.

Je ne peux pas avoir de rapports sexuels pendant les traitements car je risque de contaminer mon conjoint.

FAUX. 

Il n’y a aucun risque pour votre conjoint. En revanche, il est fortement déconseillé de tomber enceinte car certains produits de chimiothérapie entraînent des complications pour le bébé. Il est donc nécessaire de conserver une contraception (pilule si ce n’est pas un cancer hormonodépendant, préservatif ou stérilet en cuivre).

Je ne peux pas boire d’alcool pendant la chimiothérapie.

FAUX mais…

Il est conseillé de ne plus en boire pendant la durée du traitement ou, en tout cas, de limiter fortement sa consommation. L’alcool est susceptible de modifier l’efficacité de la chimiothérapie.

Si je jeûne avant la chimio, je vais mieux la tolérer.

FAUX.

Il n’y a pas de preuves scientifiques pour prouver que le jeûne avant le traitement améliore la tolérance à la chimiothérapie. De plus, il y a un risque que vous soyez dénutrie, ce qui rend le traitement moins supportable et moins efficace et provoque une grande fatigue.

 Je vais perdre du poids pendant la chimio.

VRAI et FAUX.

La perte de poids est fréquente chez les patientes sous chimiothérapie. Le cancer en lui perturbe le métabolisme, et puis il y a la perte d’appétit liée aux effets secondaires du traitement : goût métallique, mucites et douleurs buccales, nausées, vomissements.

A contrario, des patientes ont tendance à prendre du poids. Une femme sur 2 prend entre 3 et 5 kg au cours de ses traitements et parfois jusqu’à 6 mois après leur interruption.

Pour pallier la perte ou la prise de poids, vous pouvez consulter un nutritionniste ou un diététicien. À l’hôpital, la consultation est prise en charge à 100 % dans le cadre de votre affection longue durée (ALD).

Il faut éviter le pamplemousse pendant la chimiothérapie.

VRAI.

Le pamplemousse peut multiplier jusqu’à 10 ou 12 fois la concentration de chimiothérapie dans l’organisme.

Ce n’est pas le seul fruit à interagir avec les traitements contre le cancer. D’autres plantes, compléments alimentaires ou aliments peuvent également augmenter ou, au contraire, réduire l’efficacité des médicaments. C’est notamment le cas du curcuma. Pour savoir quoi manger, adressez-vous à votre médecin ou à un diététicien spécialisé.

La chimiothérapie déshydrate beaucoup.

VRAI ET FAUX.

Le traitement en lui-même ne déshydrate pas. Mais de nombreuses femmes témoignent d’une sensation de soif constante. Certains médicaments de chimiothérapie provoquent un assèchement de la bouche et une impression de goût métallique. De plus, les effets secondaires comme les nausées, les vomissements ou la diarrhée entraînent une déshydratation. Buvez 1,5 l à 2 litres par jour. Eau, thé, tisanes ou encore bouillon de légumes, tout compte !

Si je ne mets pas de vernis, je vais perdre mes ongles.

VRAI ET FAUX.

Ce phénomène n’est pas systématique mais certaines chimiothérapies, comme celles à base de Taxanes, sont particulièrement toxiques pour les ongles. Cette toxicité peut intervenir après seulement quelques cures mais aussi jusqu’à 3 mois après la fin du traitement. Si vos ongles sont fragiles, nourrissez les avec un corps gras (huile, crème, baume) avant d’appliquer un vernis protecteur au silicium, qui les renforcera. Pensez à retirer votre vernis tous les 3 à 4 jours pour surveiller si des signes de toxicité apparaissent.

Je ne peux pas travailler pendant la chimio.

FAUX.

Des études ont montré que le maintien d’une activité professionnelle pendant les traitements améliore la qualité de vie des patients. Cependant, il n’est pas toujours possible de continuer son travail à temps plein notamment à cause de la fatigue. Sachez que dans le cadre d’une Affection longue durée (ALD), les salariés peuvent bénéficier d’un temps partiel thérapeutique (TPT).   

Je ne pourrai plus me mettre au soleil pendant le traitement.

VRAI.

Les produits de chimio sont souvent photo-sensibilisants, donc oubliez le bronzage ! Et respectez les gestes barrière dès que le soleil pointe le bout de ses rayons : appliquez une crème solaire, même en ville (attention à la réverbération !). Portez un chapeau, et ne vous baignez pas sans porter un t-shirt. Il est aussi fortement recommandé d’éviter toute exposition pendant 1 ou 2 ans après les traitements, le temps que les produits toxiques soient complètement éliminés.

Je n’aurai plus mes règles avec la chimio.

VRAI .

En général, la chimiothérapie suspend les règles ou les rend irrégulières. Mais le phénomène est transitoire et elles reviennent généralement quelques mois après l’arrêt du traitement. Si vous commencez une chimiothérapie à l’approche de l’âge de la ménopause (en moyenne 51 ans), il est probable que vous soyez définitivement ménopausée à l’issue du traitement.

Paul Thorineau

Merci au Dr Olivier Tredan, cancérologue au centre Léon Bérard à Lyon, pour son aide dans l’écriture de cet article.

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