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Pourquoi ne peut-on pas donner son sang après un cancer ?

{{ config.mag.article.published }} 30 mai 2022

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En France, les personnes atteintes de cancer ne sont pas autorisées à donner leur sang même après guérison. Une restriction qui s’appuie sur un strict principe de précaution.

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« Avez-vous eu un cancer au cours de votre vie ? ». Voilà la question que vous trouverez dans le questionnaire d’éligibilité au don du sang, disponible sur le site internet de l’Etablissement français du sang (EFS). Toute personne qui veut donner son sang doit le remplir. Et si vous cliquez « oui », voici le message que vous lirez : « En vertu du principe de précaution, vous ne pouvez pas donner votre sang. »

L’EFS, organisme responsable de la collecte et de la distribution des produits sanguins, s’appuie sur une directive européenne de 2002, qui classe les cancers parmi les critères d’exclusion permanente au don du sang. Quelques cas particuliers échappent à la règle mais ils sont peu nombreux. Le message de l’EFS le précise : « Dans le cas de certains cancers (in situ) du col de l’utérus et certains cancers superficiels de la peau, vous pouvez donner votre sang. »

Protéger les receveurs

Pour l’Union européenne, il existe un risque théorique que les anciens malades de cancers puissent transmettre des cellules tumorales par le sang. Son but ici est de protéger les receveurs. C’est aussi la raison pour laquelle les personnes atteintes des hépatites B et C ou encore du VIH, sont également exclues du don du sang.

Mais le risque d’une transmission de cellules cancéreuses existe-il vraiment ? Jusqu’à aujourd’hui, aucune étude ne l’a démontré (voir encadré). « Il faudrait un ensemble de facteurs presque impossible à réunir, précise le Dr François-Clément Bidard, oncologue médical à l’institut Curie. Par exemple, un patient très immunodéprimé, qui recevrait une poche de sang remplie de cellules tumorales circulantes et qui contracterait un cancer à partir de ces cellules. »

Cette directive peut-elle changer ? Une révision globale est en effet annoncée pour 2024. Et concernant plus particulièrement les malades de cancer : « Une réflexion est en cours pour autoriser les personnes qui seraient considérées comme guéries depuis plus de 5 ans », confirme Pascale Richard, directrice de l’EFS. C’est déjà le cas notamment en Australie et au Canada, pour les patients en guérison complète d’un cancer du sein, de la prostate, du côlon, de la thyroïde et de l’utérus.

AUCUNE PREUVE SCIENTIFIQUE

La dernière étude de référence sur la question de la transmission du cancer par le don du sang a été publiée en 2007, dans la prestigieuse revue scientifique The Lancet. Pour évaluer ce risque, les chercheurs ont étudié les données médicales de plus de 350 000 receveurs des banques de sang suédoises et danoises, entre 1968 à 2002.

Leur analyse rétrospective a montré que 3% d’entre eux avaient reçu le sang de donneurs – asymptomatiques au moment du don – diagnostiqués d’un cancer dans les 5 ans suivants. Pourtant, aucune augmentation du risque de cancer n’a été observée chez ces personnes par rapport aux receveurs de donneurs non-malades.

Ces données ne fournissent donc aucune preuve que le risque de développer un cancer est plus élevé si l’on a reçu le sang d’une personne dont le cancer n’est pas détectable.

Paul Thorineau et la rédaction


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Paul Thorineau

Journaliste

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