Qu’est-ce qu’un facteur de croissance ?

Sur l’ordonnance, on découvre un nouveau médicament prescrit : "facteurs de croissance"… Oui, mais croissance de quoi ?

Définition facteurs de croissance - Qu'est-ce qu'un facteur de croissance

Définition des facteurs des croissance

Naturellement présents dans l’organisme, les facteurs de croissance sont des molécules qui régulent le nombre de nos cellules, en augmentant ou en diminuant leur multiplication en fonction des besoins. Chacun d’eux a ses cellules cibles. Synthétisés, certains facteurs sont utilisés comme médicaments, après une greffe de moelle osseuse, dans le traitement du Sida, en cancérologie…

Dans ce cas précis, deux facteurs de croissance sont actuellement disponibles : l’EPO (érythropoïétine), qui stimule la production de globules rouges par la moelle osseuse, et les facteurs granulocytaires, qui aident à produire plus de globules blancs. Les facteurs pour les plaquettes sont encore en cours d’élaboration.

Des facteurs de croissance pour mieux tolérer une chimio

Les facteurs de croissance sont injectés par voie sous-cutanée pour contrer certains effets secondaires possibles de la chimiothérapie comme l’aplasie (appauvrissement en globules blancs). Mais comme ils sont coûteux et peuvent provoquer quelques effets secondaires rares, mais à prendre en compte, sur la moelle, ils sont délivrés avec parcimonie.

Ils sont administrés quelques jours après les chimiothérapies fortes, dont l’intensité provoque une chute du taux de globules blancs. Les injections d’EPO ne sont prescrites que si le taux d’hémoglobine tombe sous le seuil des 8 g/dl. Elles peuvent être renouvelées jusqu’à ce que le taux remonte à 12 g/dl.

Quelques effets secondaires des facteurs de croissance

Avec les facteurs de croissance granulocytaires, les patients peuvent ressentir des frissons, des courbatures ou d’autres petites douleurs, mais qui restent normalement très tolérables. Avec l’EPO, les médecins sont plus vigilants. Le traitement est arrêté dès que le taux d’hémoglobine atteint les 12 g/dl car au-delà il y a des risques de thrombose veineuse (formation d’un caillot de sang dans une veine).

Karen JegoMerci au  Dr Hassan Rhliouch, oncologue et radiothérapeute au Centre Marie-Curie, à Arras