Face aux cancers, osons la vie !

Quand les résultats de l'auto-complétion sont disponibles, utilisez les flèches haut et bas pour évaluer entrer pour aller à la page désirée. Utilisateurs et utilisatrices d‘appareils tactiles, explorez en touchant ou par des gestes de balayage.

{{ config.search.suggestions }} soin de support soin de socio-esthétique ongles fragilisés par le cancer perte de sourcils liée au cancer Rdv de socio-esthétique maquillage des cils perte de cils liée au cancer sport adapté au cancer détente et bien-être angoisse et stress liés au cancer

Pour une sécurisation des chimiothérapies par 5-FU et capécitabine

Utilisées pour traiter près de 80 000 patients par an en France, les chimiothérapies à base de  5-Fluorouracile (5-FU) et la capécitabine sont des piliers du traitement de nombreux cancers. Pourtant, pour certains patients, ces médicaments se transforment en poisons, parfois mortels. RoseUp se bat pour garantir la sécurité de tous les patients face à ces chimiothérapies.

Le 5-Fluorouracile (5-FU) est l’une des chimiothérapies les plus prescrites pour le traitement des tumeurs solides (sein, colon, estomac, cancers ORL…). On le retrouve dans de nombreux protocoles, en combinaison avec d’autres molécules : FEC, CMF, FAC, FOLFOX, FOLXOX, FOLFIRI, FOLFIRINOX, ECF, ELF, DCF…

Il peut aussi être administré par voie orale, la capécitabine (Xeloda®), que l’on retrouve notamment dans les protocoles XELOX, XELIRI et EOX.

Le déficit en DPD : un risque de toxicité connu depuis 40 ans

Les chimiothérapies a base de 5FU peuvent être mortelles pour certains patients - roseupassociation-rosemagazine

Le 5-FU et la capécitabine sont normalement éliminés par une enzyme : la DPD. Or, une partie de la population présente un déficit (total ou partiel) de cette enzyme. Pour ces patients, le médicament s’accumule dans l’organisme, provoquant des toxicités neurologiques, digestives ou hématologiques sévères, pouvant conduire au décès.

Ce mécanisme est connu depuis 40 ans. Pourtant, aucun test n’était réalisé chez les patients pour vérifier que leur DPD était fonctionnelle.

En savoir plus

Une victoire historique : le test DPD rendu obligatoire

Alertée par Alain Rivoire, président de l’association francophones des victimes du 5-FU (AV5FU) et mari d’une des victimes, RoseUp s’est emparée du sujet en 2018.

Au travers d’une série d’enquêtes et de témoignages menée par la rédaction de Rose magazine, et d’actions de plaidoyers, RoseUp a alerté les pouvoirs publics de cette situation inacceptable.Un an plus tard, ce combat collectif portait ses fruits : l’autorité nationale de sécurité du médicament (ANSM) rendait obligatoire le test de dépistage du déficit en DPD avant toute administration de 5-FU ou de capécitabine.

Retrouvez tous nos contenus

Une obligation réglementaire encore trop souvent bafouée

Malheureusement, la loi ne suffit pas toujours à changer les pratiques sur le terrain. 

Comme l’a révélé l’enquête publiée  en 2025 par le réseau Resomedit, l’obligation de dépistage n’est toujours pas systématiquement suivie : 18% des patients reçoivent encore leur traitement sans avoir les résultats de leur dépistage.

Cette inertie administrative et médicale est inacceptable : chaque dose injectée sans vérification préalable est une prise de risque injustifiée.

L’adaptation des doses : une source d’inégalité de soin

Le dépistage n’est que la première étape. S’il révèle un déficit total, le 5-FU doit être remplacé par un autre traitement. Si le déficit est partiel, la dose doit être adaptée. 

Comment ? Actuellement, il n’existe aucune recommandation claire et consensuelle pour guider les oncologues dans cet ajustement. Aujourd’hui, certains praticiens font encore le choix de prescrire une dose complète dès la première cure, quitte à ne l’ajuster qu’a posteriori. Cette pratique expose les patients à un risque de toxicités graves. D’autres décident de réduire drastiquement les doses de départ, quitte à sous-traiter leurs patients.

Cette médecine à deux vitesses, pratiquée à l’aveugle, est tout simplement inadmissible.

Ce que nous demandons

Pour que plus aucune vie ne soit brisée par une toxicité prévisible, RoseUp demande aux pouvoirs publics :

Sanctionner le non-respect du dépistage

L’obligation réglementaire doit être strictement appliquée dans tous les centres de soins, avec un contrôle rigoureux des pratiques et une sanction des contrevenants.

Harmoniser l’adaptation des doses

Des recommandations nationales doivent établir précisément les protocoles d’ajustement des doses en fonction des résultats du test DPD.

Généraliser le Suivi Thérapeutique Pharmacologique (STP)

Le STP consiste à doser le médicament dans le sang du patient après l’injection pour vérifier qu’il se situe bien dans la « fenêtre thérapeutique » (assez pour soigner, pas trop pour ne pas empoisonner). Ce suivi est indispensable pour ajuster les doses suivantes de manière ultra-personnalisée.

Sécuriser l’accès à l’antidote

Le triacétate d’uridine (Vistogard) permet de contrer les toxicités du 5-FU, à la condition d’être administré dans les 96 heures. Chaque établissement administrant des chimiothérapies à base de 5FU devrait disposer de cet antidote afin de pouvoir agir sans délai.

Nos actions 

picto informer

L’information

Au travers de nos articles dans Rose magazine et sur notre site, nous décryptons les mécanismes de la toxicité et relayons les rapports d’experts, comme celui de Resomedit, pour informer les patients sur les risques encourus et sur leurs droits.

Tous nos contenus

picto défendre

La sensibilisation des pouvoirs publics

Aux côtés de l’AV5FU, RoseUp se fait le porte-voix des patients. Nous signalons systématiquement aux autorités de santé chaque manquement constaté sur le terrain afin qu’aucune alerte ne reste sans réponse.

picto solidarité

L’apport de notre expertise

RoseUp collabore étroitement avec les instances de santé pour co-construire des recommandations cliniques précises. 

DroitsVidéo

La minute juridique – Comment sont calculées les indemnités journalières ?

Salariée dans le privée, Mathilde est en arrêt maladie pour un cancer. Elle se demande comment sont calculées ses indemnités journalières versées par la Sécurité sociale. Guillaume Verdier, avocat au barreau de Paris, lui explique ses droits dans cette vidéo.

7 mai 2026

Droits et aidesTout savoir sur

Tout savoir sur les indemnités journalières : calcul, durée, retraite…

Vous êtes salariée du privé ou indépendante et votre médecin vous a remis un arrêt de travail ? Celui-ci vous permet de percevoir des indemnités journalières. Le point sur les démarches, les montants et les délais.

5 mai 2026

Troubles de la sexualité {{ config.replay.label }}

Replay Webinaire médical – Retrouver une intimité épanouie après un cancer 

Le cancer et ses traitements impacte votre intimité ? Le Dr Aliette Dezellus, gynécologue, vous aide à retrouver une sexualité épanouie.

4 mai 2026

PlantesInterview d'expert

Champignons adaptogènes : de la médecine traditionnelle à la validation clinique

Catalina Fernández de Ana Portela a toujours été fascinée par les champignons. C’est pour mettre leurs bienfaits au service de la santé humaine qu’elle a fondé Hifas da Terra, une entreprise spécialisée dans la mycothérapie. Elle nous explique comment son parcours personnel l'a menée à créer une gamme de compléments alimentaires dédiée aux personnes touchées par le cancer, avec une priorité : prouver scientifiquement la sûreté et l’efficacité de ses produits.

30 avril 2026

{{ config.event.all }}
Angoisse et stressTemps d'échange

À votre écoute

BeautéAtelier

Rendez-vous avec une socio-esthéticienne

Emploi et reprise professionnelleAtelier

Rose Coaching Emploi 31 – Les démarches administratives RDV avec les assistantes sociales

Angoisse et stressAtelier

Réduire son stress et gérer ses émotions grâce à la réflexologie