Face aux cancers, osons la vie !

Quand les résultats de l'auto-complétion sont disponibles, utilisez les flèches haut et bas pour évaluer entrer pour aller à la page désirée. Utilisateurs et utilisatrices d‘appareils tactiles, explorez en touchant ou par des gestes de balayage.

{{ config.search.suggestions }} soin de support soin de socio-esthétique ongles fragilisés par le cancer perte de sourcils liée au cancer Rdv de socio-esthétique perte de cils liée au cancer maquillage des cils sport adapté au cancer détente et bien-être angoisse et stress liés au cancer

Tout savoir sur les signatures génomiques dans le cancer du sein : pour quoi, pour qui…

{{ config.mag.article.published }} 23 avril 2026

{{ bookmarked ? config.sharing.bookmark.remove : config.sharing.bookmark.add }}
@Shutterstock

Éviter une chimiothérapie lourde quand elle n’est pas strictement nécessaire : c’est la promesse des signatures génomiques. Pourtant, en France, l’accès à ces tests de pointe reste inégal. Le point sur cet outil clé de la médecine personnalisée.

Une signature génomique, c’est quoi ?

Une signature génomique est comme un portrait-robot de la tumeur. En mesurant l’expression de gènes impliqués dans sa prolifération et sa survie, elle permet d’évaluer si le cancer est agressif et susceptible de récidiver.

Quand a-t-on recours à une signature génomique ?

Après une chirurgie, des cellules cancéreuses peuvent persister et être à l’origine de la récidive du cancer. Pour s’en débarrasser, une chimiothérapie adjuvante peut s’avérer nécessaire. 

L’oncologue évalue alors la probabilité de récidive et l’efficacité de la chimiothérapie pour la prévenir, en les mettant en balance avec la toxicité du traitement : le fameux rapport bénéfice/risque.

Pour cela, nous analysons différents critères qui vous concernent vous, ou votre tumeur. En ce qui vous concerne, nous prendrons en compte votre âge, vos antécédents médicaux, votre état de santé… En ce qui concerne la tumeur : sa taille, ses biomarqueurs, son grade, l’atteinte ganglionnaire, la présence d’emboles1, …” , explique le Pr Elise Deluche, oncologue au Centre Hospitalo-Universitaire de Limoges.

Dans certains cas, ces critères permettent d’établir clairement que la chimiothérapie s’impose ou, au contraire, qu’elle vous serait inutile. “Par exemple, les tumeurs de grade 3, qui prolifèrent rapidement, ont souvent une indication de chimiothérapie” précise le Pr Deluche. 

Mais dans certains cas, le doute persiste. Si vous êtes dans cette zone grise, votre oncologue pourra demander une signature génomique.

À quelle question répond la signature génomique ?

Pour les femmes dans la zone grise, la signature répond à la question : peut-on se passer de chimiothérapie, sans perte de chance pour la patiente ? Il s’agit donc d’un outil de désescalade thérapeutique.

Concrètement, comment ce test se déroule-t-il ?

Un fragment de votre tumeur, prélevé à l’occasion d’une biopsie ou d’une chirurgie, est envoyé dans un laboratoire d’analyse spécialisé. Le niveau d’expression d’un panel de gènes y est mesuré puis un algorithme analyse les résultats pour calculer un “score de récidive”. 

  • Si le score est bas : le risque que le cancer revienne est faible, la chimiothérapie n’apporterait probablement aucun bénéfice.
  • Si le score est élevé : la chimiothérapie peut sans doute vous aider à réduire efficacement le risque de récidive.

Ce rapport est transmis à votre oncologue dans un délai d’une dizaine de jours. Il viendra compléter votre dossier médical qui sera analysé lors d’une Réunion de Concertation Pluridisciplinaire (RCP) pour déterminer si la chimiothérapie constitue, ou non, la stratégie la plus pertinente pour vous. Bien entendu, rien ne se fait sans votre accord : c’est une décision que vous validez avec votre équipe soignante.

Qui peut bénéficier d’une signature génomique ?

À ce jour, les signatures génomiques ne concernent pas tous les cancers du sein. Elles sont indiquées uniquement pour les cancers hormonodépendants, localisés et dépistés à un stade précoce.

En France, les critères d’éligibilité dépendent principalement de votre statut ménopausique (voir nos schémas pour plus de détails).

Les patientes éligibles

Schématiquement, vous pouvez d’une signature génomique si vous êtes :

  • ménopausées (ou > 50 ans), que vos ganglions sont atteints et/ou que votre tumeur mesure entre 2 et 5 cm.
  • non ménopausées (ou < 50 ans), que vos ganglions ne sont pas atteints et que votre tumeur mesure moins de 3 cm. “Les critères sont plus restreints pour les femmes jeunes car les bénéfices de la chimiothérapie sont statistiquement plus importants. Nous restons donc très prudents sur la désescalade thérapeutique chez ces patientes” indique le Pr Deluche.

Les patientes non éligibles

En revanche, vous ne pourrez pas bénéficier d’une signature génomique, si vous avez :

  • Plus de 70 ans : la pertinence de la signature génomique est discutée en raison du manque de données scientifiques dans cette population de patientes. Par ailleurs, les femmes de plus de 70 ans sont souvent atteintes d’autres maladies (hypertension, diabète…) qui contre-indiquent l’usage de la chimiothérapie. La signature génomique reste toutefois une option si vous êtes à haut risque de récidive et que vous ne présentez aucun signe de fragilité.
  • Une tumeur agressive (grade 3) : Lorsque les cellules se divisent très rapidement, le bénéfice de la chimiothérapie est déjà clairement établi. La signature génomique n’apporterait alors pas d’information supplémentaire pour changer la stratégie de soin.

Ces critères ont été établis par la Haute Autorité de Santé (HAS) au vu des résultats des essais cliniques et sont amenés à évoluer en fonction de la publication de nouveaux résultats.

Quels sont les tests disponibles en France ?

Il existe quatre signatures disponibles en France : Oncotype DX, Mammaprint, Prosigna et EndoPredict. À ce jour, Oncotype DX est la seule recommandée par la HAS chez les femmes non ménopausées. 

Les signatures génomiques sont-elles prises en charge ?

En tant que patient, vous n’aurez rien à débourser. En revanche, il n’en va pas de même pour votre établissement de soin.

Aujourd’hui, les signatures génomiques ne font pas partie des soins remboursés de manière pérenne par l’Assurance Maladie. Ils sont financés via un dispositif temporaire (le RIHN) qui ne couvre qu’environ 50 % des frais avancés par les hôpitaux.

Les signatures génomiques sont-elles disponibles partout ?

Face au reste à charge financier, certains établissements renoncent malheureusement à proposer ces tests. Quel que soit le centre où vous êtes suivie, votre oncologue a toutefois le devoir de vous informer de l’existence des signatures génomiques et de vous préciser si votre profil y est éligible, même si son propre établissement ne les pratique pas.

ROSE UP SE MOBILISE 

RoseUp se mobilise pour obtenir un remboursement intégral et pérenne des signatures génomiques. Aux côtés de Patients en Réseau, Europa Donna France, Vivre Comme Avant, Jeune & Rose, RoseUp a signé une tribune publiée dans Le Figaro en 2025 pour alerter les pouvoirs publics sur cette iniquité de traitement.

L’objectif : garantir à chaque femme le droit à une médecine de précision, afin de lui épargner les effets secondaires inutiles d’un traitement lourd quand la science permet de s’en passer.

Merci au Pr Elise Deluche pour sa collaboration dans l’écriture de cet article.

1. présence de cellules tumorales dans les vaisseaux sanguins 


{{ config.mag.team }}

Emilie Groyer

Rédactrice en chef du site web de Rose magazine. Titulaire d'un doctorat en biologie, Emilie a travaillé 10 ans dans le domaine des brevets en biotechnologie avant d'opérer une reconversion dans le journalisme. Elle intègre la rédaction de Rose magazine en 2018. Sa spécialité : vulgariser des sujets scientifiques pointus pour les rendre accessibles au plus grand nombre.

L’actu RoseUp

Retour sur le Women Health Summit : une journée dédiée à la santé des femmes pour prendre soin de soi.

Le 11 avril dernier, plus de 600 femmes se sont réunies à l’occasion de la 1ère édition du Women Health Summit, à laquelle RoseUp était présente.

23 avril 2026

Problèmes de peau et d'onglesBonne idée

Lessive, produit vaisselle, nettoyant : trois recettes hyper simples pour passer au fait maison

Dans "Avec cinq ingrédients, je fais tout", la pharmaco-toxicologue Sylvie Hampikian a compilé une soixantaine de recettes de produits ménagers à faire soi-même. Hyper simples, moins nocives et moins chères que les produits de supermarché, nous en avons sélectionné trois à essayer pour préserver votre peau et vos ongles pendant (et même après !) les traitements contre le cancer.

21 avril 2026

Problèmes de peau et d'onglesConseil

Ces produits ménagers à éviter quand on a un cancer

Vivre dans une maison propre et saine : oui  ! Mais, attention, certains ingrédients de vos produits d’entretien risquent d’aggraver les effets secondaires liés à vos traitements contre le cancer ou de vous exposer à des réactions cutanées. Il est peut-être temps de faire du tri dans vos placards…

21 avril 2026

L’actu RoseUp

33 coureurs et coureuses solidaires aux couleurs de RoseUp au semi-marathon de Paris

Le 13 avril 2026, à l’occasion du marathon de Paris, 33 coureurs et coureuses ont participé à une course solidaire avec un dossard aux couleurs de RoseUp.

20 avril 2026

{{ config.event.all }}
Vie sentimentale et sexualitéConférence

Intimité, Sexualité pendant et après la maladie

Droits et aidesConférence

Webinaire Social : comprendre les indemnités journalières, partie 1

Problèmes de peau et d'onglesAtelier

Bar à ongles

Beauté

Soins et rendez-vous individuel avec une socio-esthéticienne