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Illustration : Iris de Vericourt

Que devient ma biopsie ?

Passer cet examen est une source de stress. C’est en effet grâce à lui que l’on peut poser ou écarter le diagnostic d’un cancer. Mais, entre le moment où il est réalisé et le verdict,
que se passe-t-il exactement? On vous dit tout…

Biopsie. Entendre prononcer son nom n’a rien d’encourageant. C’est en général en cas de suspicion de cancer – après un examen clinique et/ou une IRM ou une radio préoccupants – que ce prélèvement d’un tout petit morceau de tissu biologique ou d’organe est prescrit. Et c’est après l’avoir analysé que le verdict tombe, confirmant ou écartant la pathologie.

Le résultat obtenu va même au-delà du seul diagnostic. Au cours de leur travail, les médecins anatomopathologistes recherchent aussi des informations telles que le type de cancer, son état d’avancement, la présence ou l’absence à la surface des cellules cancéreuses de récepteurs susceptibles d’être ciblés par certains traitements… Autant d’éléments qui pourront s’avérer précieux dans le choix du protocole de soins.

Un prélèvement précieux

Concrètement, le déroulement du prélèvement diffère en fonction de l’organe ciblé. Pour le sein ou la moelle osseuse, par exemple, l’examen se fait souvent sous anesthésie locale et à l’aide d’un « pistolet » portant une aiguille qui recueille l’échantillon. Pour le côlon ou les bronches, on procède d’abord à une anesthésie générale, puis le médecin introduit – par la bouche ou par l’anus – un endoscope, sorte de tube dont l’extrémité est munie d’une caméra et d’une minuscule pince. Pour les organes internes profonds, une intervention chirurgicale est nécessaire. Dans tous les cas, une fois le prélèvement réalisé, le médecin transmet l’échantillon à un laboratoire d’anatomopathologie de ville ou, s’il exerce en milieu hospitalier, à celui dont il dispose sur place.

À Paris, à l’institut mutualiste Montsouris, c’est par un « passe-plat » que les échantillons parviennent aux « anapaths », qui œuvrent au sous-sol de l’hôpital. Dans le service, des machines de haute technicité côtoient de nombreux meubles à tiroirs. C’est là que nous conservons après analyse les échantillons issus des biopsies. Ils y restent environ trois ans, avant qu’on les entrepose dans d’autres espaces de stockage pour au moins sept ans », explique le Dr Marine Lefevre, médecin responsable de ce service qui réalise 12 000 investigations chaque année. « Cela permet de s’y référer à nouveau, par exemple en cas d’apparition d’un nouveau traitement ciblé, pour vérifier qu’un patient y est éligible sans le soumettre à nouveau à un prélèvement. »

Un parcours balisé

Mais, avant d’être ainsi stockés, ils suivent un parcours très précis. D’abord : l’étiquetage. À sa réception, on assigne immédiatement à l’échantillon prélevé un QR code, qui l’associe au dossier du patient. Ensuite : traitement au formol d’une durée de six à soixante-douze heures, selon la taille et les caractéristiques de l’échantillon; cette étape évite toute dégradation de ses structures biologiques, par nature fragiles. Puis on insère l’échantillon dans un bloc de paraffine, lui conférant une rigidité suffisante pour pouvoir le découper et préparer des lames destinées à l’observation au microscope.

L’aspect des cellules et leur forme constituent un critère déterminant pour les anatomopathologistes. Rompus à l’identification visuelle d’un très grand nombre de tissus, ces médecins sont capables de déterminer à leur aspect s’ils sont sains ou pathologiques. Ces observations peuvent être confirmées et précisées par toute une batterie de tests relevant de la génétique, de la biologie moléculaire et de l’immunohistochimie.

Il s’agit notamment de déterminer si la tumeur est primaire ou constitue une métastase liée à un cancer dans un autre organe, et de collecter un maximum d’informations. Celles-ci sont soigneusement consignées à l’intention du médecin qui suit la patiente. Ce dernier pourra s’appuyer sur ces éléments non seulement pour poser un diagnostic, mais aussi pour choisir la meilleure stratégie thérapeutique.

Infographie d’une biopsie du sein

1- Le prélèvement

Après une anesthésie locale, le radiologue réalise une ponction à l’aide d’une aiguille. Il repère précisément la zone à prélever grâce à une sonde d’échographie.

 

 

2- La préparation

L’échantillon prélevé est nettoyé au sérum physiologique et transmis dans une boîte au service d’anatomopathologie pour analyse. Dès sa réception, il est fixé au formol pour empêcher sa dégradation puis inclus dans un bloc de paraffine afin d’assurer sa conservation au long cours.

3- La coupe

Un technicien détaille le bloc de paraffine en lames de trois micromètres en s’assurant de la présence d’un maximum de structures biologiques. Des colorants sont ensuite ajoutés. Se fixant préférentiellement sur telle ou telle partie des cellules, ils permettent de distinguer chaque élément en détail.

 

4- L’analyse

L’« anapath » examine l’aspect des cellules et réalise différents tests pour repérer un éventuel cancer, déterminer son type, ses caractéristiques, son état d’avancement, etc. Certaines mutations peuvent aussi être identifiées par analyse génétique.

 

 

5- L’archivage

Les lames et le fragment restants du bloc de paraffine sont conservés pendant dix à vingt ans au moins. Ils pourront être soumis à de nouvelles analyses à la demande du médecin, si le suivi de la patiente le nécessite. Au terme de ce délai, ils sont incinérés.

 

6- Le diagnostic

Le gynécologue reçoit la synthèse des résultats. Si c’est un cancer, ses caractéristiques sont décrites. Ces données permettent de choisir le traitement le plus adapté.

 

INFO +

Retrouvez l’intégralité du webinaire « À quoi sert une biopsie ? » animé par le Pr Badoual, chef du service d’anatomie pathologie à Hôpital Européen Georges-Pompidou (et bien d’autres !) sur notre chaîne Youtube.

Muriel de Vericourt

Illustrations d’Iris de Vericourt

Retrouvez cet article dans Rose Magazine (Numéro 21, p. 89)

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