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ESMO 2019. Cancer de l’ovaire : « On assiste à un changement de paradigme »

{{ config.mag.article.published }} 28 septembre 2019

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@Marie-Laure Luca

Que faut-il retenir des annonces faites dans le traitement du cancer de l'ovaire lors du dernier congrès de l'ESMO ? Le Dr Olivier Tredan, oncologue médical au centre Léon Bérard (Lyon) nous répond.

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Que retenez-vous des annonces faites à l’ESMO cette année dans le domaine du cancer de l’ovaire ?

Deux grandes études ont été présentées dans la session la plus importante du congrès et vont être publiées dans le plus grand journal de médecine, le New England Journal. Il s’agit des études PAOLA-1 et PRIMA. Elles portent toutes les 2 sur des inhibiteurs de PARP, l’olaparib et la niraparib, utilisés en maintenance – c’est-à-dire pour prévenir les récidives – après une première ligne de traitement chez des femmes touchées par un cancer de l’ovaire de haut grade.

L’étude PAOLA-1 montre que l’olaparib combiné au bevacizumab – le traitement standard actuel – augmente la survie sans reprogression de manière significative pour une majorité de patientes. Avec toutefois un bémol pour un sous-groupe de femmes ne présentant pas de déficit de recombinaison homologue qui, a priori, n’en bénéficierait pas (lire notre article « Cancer de l’ovaire : vers un nouveau traitement de référence« ).

L’étude PRIMA, quant à elle, montre que le niraparib apporte un bénéfice sur la survie sans reprogression quel que soit le statut BRCA des patientes ou leur déficit en recombinaison homologue.

Que vont changer ces études ?

Ces études confirment qu’il faut traiter les patientes avec des inhibiteurs de PARP dès la première ligne de traitement. C’est un changement de paradigme. Aujourd’hui, à la fin des présentations, tout le monde s’est accordé à dire que les inhibiteurs de PARP sont un traitement standard pour diminuer les risques de rechute des femmes qui ont un cancer de l’ovaire séreux de haut grade.

Quelles sont les prochaines étapes ?

On va maintenant entrer dans des débats d’experts avec plusieurs questions :
– est-ce qu’on teste toutes nos patientes pour les mutations BRCA et de déficit en recombinaison homologue et on utilise quel test ?
– est-ce qu’il faut continuer à prescrire du bevacizumab en première ligne de maintenance ou est-ce qu’on le réserve en cas de récidive ou pour certaines sous-populations de patientes ?
– Quel inhibiteur de PARP on utilise ? On sait que l’olaparib apporte un bénéfice uniquement chez les patientes qui ont pas un déficit en recombinaison homologue ou une mutation BRCA. Le niraparib semble fonctionner sur l’ensemble de la population. C’est un médicament que l’on l’a déjà dans notre arsenal puisqu’on l’utilise en 2ème ligne en maintenance chez les femmes non mutées.

C’est un grand changement qui s’annonce et des questions qui s’ouvrent en terme de stratégie thérapeutique à adopter auxquelles on va répondre dans les mois et les années à venir.

Propos recueillis par Emilie Groyer


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Emilie Groyer

Docteur en biologie, journaliste scientifique et rédactrice en chef du site web de Rose magazine

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