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Mon « sport-thérapie » : le marathon par Anaïs Quemener

{{ config.mag.article.published }} 24 juin 2024

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Photo : Ugo Richard

Aide-soignante et marathonienne de haut niveau, Anaïs Quemener, 33 ans, vit pour la course à pied depuis l’enfance. Touchée à l’âge de 24 ans par un cancer, elle a trouvé dans son sport un formidable allié pour récupérer plus vite, voir plus loin que la maladie et vivre plus fort.

La course, c’est toute ma vie, tout ce que j’aime. Mon grand-père courrait, mon père aussi. J’ai ça dans le sang, dans les veines. Et l’annonce d’un cancer du sein triple négatif, à l’âge de 24 ans, n’y a rien changé. Au contraire, il m’a fait prendre conscience que c’était ce dont j’avais besoin pour être bien. Exceptées les périodes où je sortais d’une opération, et où je devais me préserver le temps de la cicatrisation, je courrais tous les jours, au moins une heure. Bien sûr, il y a eu des moments plus difficiles que d’autres, où je me sentais faible, principalement les premiers jours de chimio. Mais je n’ai jamais vécu la course comme un poids.

« Mon sport m’a aidée à accepter l’ablation de mes seins« 

Toute la journée, je n’attendais que ça : être dehors, et courir sur la route ou au parc. Si j’étais trop diminuée, je marchais. J’ai passé beaucoup de temps à adapter mes efforts. Je reste persuadée que mon passé de sportive m’a aidée à récupérer plus vite après les traitements. Mais aussi à accepter l’ablation de mes seins, à seulement 24 ans. Grâce à la course, j’avais l’habitude de porter des brassières de sport au quotidien, je n’étais pas super féminine. Dans ma tête, j’étais une sportive, une athlète, avant d’être une femme. Ce nouveau corps ne m’a pas pesé. Les tentatives de reconstructions mammaires n’ont pas vraiment fonctionné : cela me faisait mal, je n’arrivais pas à dormir, les faux seins, ce n’était pas naturel. Et, aujourd’hui, à 32 ans, sans poitrine, je me sens plus femme que je ne l’ai jamais été.

Mon_sport_Ma_Therapie-Rose_Magazine_RM26_Portfolio_Ugo_RichardÀ LIRE AUSSI : Aide-soignante la nuit, et athlète le jour, Anaïs Quemener est, à 33 ans, une des meilleures marathoniennes au monde. Son parcours de championne, son cancer à l’âge de 24 ans, le rôle essentiel de son père, elle le raconte avec le naturel et l’indomptable énergie qui la caractérisent dans Tout ce que je voulais, c’était courir, paru en 2024 (Flammarion, 20 euros).

Presque un an après le début des traitements, en 2016, j’ai réussi mon objectif : devenir championne de France de marathon. Prendre le départ et passer la ligne d’arrivée étaient déjà des victoires pour moi. Et puis, j’ai fait ce résultat, comme si la maladie m’avait donné un supplément de force. Le marathon fait tellement partie de moi que j’ai abordé mon parcours de soin comme un 42 km. Lorsque c’était difficile, je me disais : « C’est normal, ce sont les kilomètres 30, 32, 37, la ligne d’arrivée approche ».

« Sans mon père, je n’y serai peut-être pas arrivée« 

Aujourd’hui, en rémission, quand je suis dans le dur, on s’en amuse avec mon père, qui est aussi mon entraîneur. Il me dit « tu as vécu bien pire, tu ne peux pas vraiment te plaindre » ou alors « ça pourrait être pire, tu pourrais avoir un cancer » ! Si j’ai réussi à sortir de la maladie et à atteindre mes rêves sportifs (double championne de France de marathon, elle est devenue vice-championne de France du 10000m en mai 2024, ndlr), c’est aussi grâce à mon club, mon équipe. Ils m’ont toujours soutenue et encouragée à continuer à aller à l’entraînement. Sans eux, sans mon père, je n’y serais peut-être pas arrivée. Finalement, que ce soit seule ou accompagnée, avec ma musique dans les oreilles ou au son de mes pas, la course regroupe un peu tout pour moi : des moments entre copains, des temps d’introspection, des phases de détente. Je ne peux tout simplement pas vivre sans !

À LIRE AUSSI : Retrouvez tous les épisodes de notre série Mon « sport-thérapie » ici.

Retrouvez son témoignage dans Rose magazine n°26, p.36-45


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Méryll Boulangeat

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