Face aux cancers, osons la vie !

Quand les résultats de l'auto-complétion sont disponibles, utilisez les flèches haut et bas pour évaluer entrer pour aller à la page désirée. Utilisateurs et utilisatrices d‘appareils tactiles, explorez en touchant ou par des gestes de balayage.

{{ config.search.suggestions }} soin de support soin de socio-esthétique ongles fragilisés par le cancer perte de sourcils liée au cancer Rdv de socio-esthétique perte de cils liée au cancer maquillage des cils sport adapté au cancer détente et bien-être angoisse et stress liés au cancer

Mamans miracles – Alice, « La terre a tremblé quand j’ai su… »

{{ config.mag.article.published }} 30 mars 2022

{{ bookmarked ? config.sharing.bookmark.remove : config.sharing.bookmark.add }}
Le 23 juillet 2021, Alice a donné naissance à un petit Loup. La maman et le bébé se portent bien. Petit bonheur en plus… elle peut l’allaiter normalement. Photo : Corinne Mariaud

TÉMOIGNAGE. Mener une grossesse tout en luttant contre un cancer, c’est aujourd’hui possible ! Alice l'a fait, elle a pris le temps d'accoucher avant son hormonothérapie.

{{ config.mag.article.warning }}

J’ai appris que j’étais enceinte un mois après avoir subi une tumorectomie et alors que j’étais sur le point de faire ma première séance de rayons. Littéralement. La radiothérapeute était en train de me placer sous la machine lorsque je lui ai dit
que j’avais mal aux seins et qu’en plus je n’avais pas eu mes règles. « Le stress sans doute », ai-je ajouté. Immédiatement, elle a tout stoppé et demandé une prise de sang en urgence. La terre a tremblé quand j’ai su. J’étais à la fois submergée de joie tout en ne sachant pas trop quoi penser.

Première mesure : on a évidemment suspendu la radiothérapie. Puis on m’a rassurée : cette grossesse ne représentait pas un facteur aggravant de la maladie. J’ai un cancer peu agressif de type lobulaire (environ 10 à 15 % des cas de cancer du sein). À mon âge, il est plutôt exceptionnel, car il touche en général les femmes âgées. En revanche, il est hormono-dépendant, et le risque de rechute est important.

Pour la chirurgienne qui m’avait opérée de mes 3 tumeurs, il allait falloir réagir sans tarder après l’accouchement et procéder à une mastectomie totale pour compenser l’absence de rayons. C’est ce qu’elle m’a annoncé sans ménagement au téléphone. J’ai terriblement mal vécu cette annonce, qui signifiait qu’on me retirait toute possibilité d’allaiter.

« Aux échographies, je vois que mon bébé va bien. Comme sa maman ! » – Alice, 39 ans

Le moral en dessous de zéro, j’ai fini par trouver la force de solliciter un second avis. L’oncologue qui m’a reçue m’a certifié que mes seins allaient bien et que m’infliger une mastectomie serait une violence inutile. Il m’a dit de prendre le temps d’accoucher puis d’allaiter avant de démarrer – comme prévu initialement – une hormonothérapie pendant 5 ans. Entre-temps, à la moindre alerte, on aviserait.

Il était à l’écoute, et l’échange a d’emblée été fluide. Après presque 2 trimestres de grossesse, durant lesquels j’ai balancé en permanence entre la joie et la peur, j’avais besoin de cette humanité. Soulagée, rassurée, j’ai retrouvé le sommeil.

J’ai bien conscience d’avoir une maladie grave et je reste d’ailleurs sous surveillance, mais je ne me sens plus en sursis. Le plus important, c’est de sentir et de voir aux échographies que mon petit garçon va bien, vit bien. Comme sa maman !

A LIRE : Retrouvez tous les épisodes de notre série « Mamans miracles »

Propos recueillis par Sandrine Mouchet
Photos de Corinne Mariaud

Retrouvez cet article dans Rose Magazine (Numéro 21, p. 70)


{{ config.mag.team }}

Sandrine Mouchet

Journaliste, rédactrice en chef de Rose magazine et directrice de Rose Magazine Éditions

ChimiothérapieTout savoir sur

Tout savoir sur les signatures génomiques dans le cancer du sein : pour quoi, pour qui…

Éviter une chimiothérapie lourde quand elle n’est pas strictement nécessaire : c’est la promesse des signatures génomiques. Qu'est-ce que c'est ? Qui peut en bénéficier ? Sont-elles prises en charge ? Le point sur cet outil clé de la médecine personnalisée.

23 avril 2026

Symptômes et diagnosticTémoignage

Ce n’était pas dans leur tête – « Je venais d’accoucher. M’annoncer un cancer était sans doute impensable »

TÉMOIGNAGE. Face à des symptômes bizarres, persistants, et malgré des résultats d’examen normaux et les paroles rassurantes des médecins, elles sentaient que quelque chose clochait. Pour se faire entendre, elles ont dû batailler, insister, exiger. Avec raison. Un cancer était bien là, sournoisement tapi dans l’ombre. Dans cet épisode, Christelle, 42 ans, nous raconte son histoire, celle d'une jeune maman que les médecins pensaient à l'abri d'un cancer. Et pourtant...

Cancers métastatiquesActualité

Cancer du sein hormonodépendant : un nouveau traitement change la donne en cas de rechute précoce

Depuis le 5 janvier 2026, l’inavolisib (Itovebi©) est disponible en accès précoce pour les femmes porteuses d'une mutation de la PI3K et qui ont récidivé sous hormonothérapie. On vous explique tout sur ce nouveau traitement.

9 janvier 2026

Vie sentimentale et sexualitéVidéo

« Une contraception est-elle nécessaire pendant l’hormonothérapie ? »

Pilule ou stérilet, Madeleine a toujours eu recours à une contraception. Aujourd'hui sous hormonothérapie pour un cancer du sein, elle se demande si elle doit la poursuivre. Et si oui, laquelle privilégier. Le Dr Barbara Pistilli, oncologue à Gustave Roussy (Villejuif), lui répond.

16 octobre 2025