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Prothèses mammaires PIP : bien vivre en attendant l’explantation

Alors qu’à Marseille le procès du scandale des prothèses mammaires frauduleuses PIP a lieu, Rose Magazine a interrogé des médecins spécialistes pour savoir comment vivre avec ces implants et anticiper leur retrait.

En France, des milliers de femmes ayant subi une mastectomie ont été reconstruites avec des PIP. Depuis le 28 décembre 2011, le remplacement des prothèses PIP est systématiquement proposé aux femmes qui en sont porteuses. Le délai jusqu’à l’opération va de quelques semaines à plusieurs mois. Pour patienter sans se prendre la tête, voici tout ce qu’il faut savoir…

Quand on a eu un cancer du sein, difficile d’échapper à l’idée de la récidive. Le scandale des prothèses PIP et sa cohorte d’informations parfois confuses, souvent violentes pour les femmes concernées, ajoutent à cette incertitude. « Qui me dit que cela n’aura pas de conséquences sur ma santé à l’avenir ? » ; « Est-ce qu’avoir porté ces implants deux, quatre, six ans, augmente la probabilité que je récidive ? ».

Autant de questions qui hantent souvent les femmes en attente de leur explantation. Alors que sait-on exactement sur les prothèses PIP ? Pas grand-chose à vrai dire. Il n’existe aucune preuve scientifique qu’elles donnent un cancer, en augmentent le risque ou soient à l’origine d’une récidive. Ce qui est vraiment anormal, c’est le pourcentage élevé de rupture précoce, parfois en moins de deux ans, alors que la durée moyenne de vie d’une prothèse (fabriquée dans les règles) est d’environ dix ans.

Anormal aussi, la nature de la rupture : toute l’enveloppe devient poreuse, elle se délite jusqu’à disparaître parfois complètement, laissant le gel en contact avec le corps. On ignore aujourd’hui quelles conséquences ces anomalies pourront avoir sur le plan sanitaire. Alors, par principe de précaution, les autorités ont décidé, le 28 décembre 2011, le retrait systématique de ces implants. Certaines patientes ayant un passé médical déjà lourd, ou en raison de leur âge avancé, hésitent à se faire réopérer, voire refusent. Mais la grande majorité n’a qu’une hâte : s’en débarrasser. Pour beaucoup la délivrance ne se fera pas avant plusieurs semaines voire plusieurs mois.

Qui sont les patientes prioritaires ?

Celles qui présentent des manifestions évidentes de rupture, ou bien des signes laissant suspecter une fuite ou une fissure. Après avoir passé une échographie – voire une IRM – pour confirmer le diagnostic, ou si les images ne permettent pas de lever le doute, elles sont inscrites en priorité sur les plannings d’intervention. En moyenne, elles passent au bloc dans le mois en cours ou dans celui qui suit. D’après les premières observations, qui remontent actuellement des blocs des centres anti-cancéreux, 15 à 20% des prothèses explantées sont rompues. Pour les implants qui, en revanche, ne présentent pas de signes d’anomalie, il n’y a pas d’urgence. Le délai pour l’explantation varie de deux à quatre mois, voire plus. En tout état de cause, les praticiens s’organisent aujourd’hui pour que toutes leurs patientes soient opérées d’ici à la fin 2012.

L’échographie est-elle fiable pour détecter une anomalie des prothèses mammaires ?

Dès l’alerte lancée en septembre 2010, la Haute Autorité de Santé a préconisé une surveillance échographique tous les six mois. Elle permet de repérer les anomalies les plus évidentes. En cas de doute sur l’écho, une IRM (plus précise) pourra alors être pratiquée.

Quels signes doivent m’alerter ?

La présence d’une boule sous le bras – celui du sein opéré ou l’autre – est le seul signe objectif que la membrane est rompue. Le gel des PIP est plutôt compact mais parce qu’il est de mauvaise qualité, il comporte aussi une part liquide susceptible de migrer dans les canaux lymphatiques jusqu’aux ganglions axillaires. Des rougeurs, des douleurs inhabituelles sont des indicateurs d’une réaction inflammatoire éventuellement liés à un problème sur la prothèse mammaire (fissure, perspiration du gel à travers la membrane). Notifiez-le à votre médecin. Même chose si vous constatez l’apparition de plis ou une déformation du sein. Cela ne signe pas une rupture. C’est souvent dû à la présence d’une « coque ». Formée par des tissus fabriqués par le corps, elle vient entourer la prothèse, et peut finir par la durcir et la déformer.

Y a-t-il des gestes à éviter pour réduire le risque de rupture ?

La déchirure ou le délitement des prothèses PIP découle de leur fabrication frauduleuse, pas des mouvements que vous pouvez effectuer au quotidien. Vous pouvez donc continuer à faire du sport si vous aimez ça, à dormir sur le ventre si vous préférez, à participer à un déménagement si vous le voulez, à faire des UV pour garder bonne mine ou à prendre l’avion si vous avez prévu un voyage ou des vacances.

Y a-t-il des alternatives aux prothèses en silicone ?

Oui. Il existe d’abord des prothèses au sérum physiologique. Leur innocuité ne fait pas de doute, mais elles ne conviennent pas forcément à tous les types de poitrine ou à toutes les situations. Ensuite, d’autres techniques de reconstruction mammaire sont également envisageables. Si la prothèse simple n’a pas donné de résultat satisfaisant, l’explantation sera donc une bonne occasion de penser à un nouveau projet de reconstruction. On pourra vous proposer d’améliorer le résultat esthétique avec des techniques par lambeau dorsal, abdominal, ou autre. Ce sont des opérations plus complexes, beaucoup plus longues, plus lourdes aussi mais qui donnent un effet très naturel. Vous n’avez rien à perdre à en discuter avec votre chirurgien, bien au contraire !

A quoi m’attendre le jour de l’explantation ?

Il ne s’agit pas seulement de retirer une prothèse et de la remplacer par une autre. Le chirurgien en profite aussi pour nettoyer, améliorer la loge, faire des prélèvements de tissus (analysés immédiatement), afin de vérifier qu’il n’y a pas de problème particulier. Si tout va bien, l’opération prend environ 1h30, 2h s’il faut pratiquer une symétrisation, c’est-à-dire intervenir sur l’autre sein pour équilibrer la poitrine. Prévoyez un délai d’hospitalisation d’environ 48 heures. Les suites opératoires sont peu douloureuses et peu handicapantes. Pas de kiné, juste une petite semaine de pansement sec avant le retour à la vie normale. Attention, il se peut que vous ne retrouviez pas la même forme de sein que précédemment. Certaines femmes la préfèreront à l’ancienne, d’autres trouveront gênant ce ou ces nouveaux seins qui leur sembleront plus artificiels, moins souples, ou encore plus ou moins adaptés à leur morphologie. Pourquoi ce décalage ? Simplement parce qu’il n’y a pas de concordance exacte d’une marque d’implant à une autre.

Que prend en charge la Sécurité sociale ?

La dépose et le changement de la ou des prothèse(s), tous les examens cliniques associés, les gestes de symétrisation, les frais d’hospitalisation, les soins post-opératoires. En cas d’arrêt de travail, des indemnités journalières sont versées sous réserve de remplir les conditions d’ouverture des droits (voir le site de la sécurité sociale : www.ameli.fr). C’est valable pour toutes les femmes ayant subi une reconstruction du sein  à la suite d’un cancer, ceci même si elles ne bénéficient plus, aujourd’hui, du régime ALD (affection longue durée). Une entente préalable sera quand même soumise à la Sécurité sociale pour la forme. Dans le cas d’une procédure de reconstruction plus complexe, faites-vous préciser par votre chirurgien ce qui sera ou non pris en charge.

Sandrine Mouchet

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