Octobre rose 2024 a été le premier que j’ai vécu en tant que malade, et j’aurais plutôt envie de l’appeler Octobre noir. C’est en effet peu de temps avant cet événement que j’ai appris que j’avais un cancer rare avec des métastases, et que je n’en guérirais pas. Un tsunami.
Alors, quand Octobre rose est arrivé, je me suis dit que j’allais y participer, avec l’idée d’y rencontrer des gens comme moi, qui ont un cancer, de partager, d’échanger, de prendre contact avec des associations de patients qui pourraient m’aider. J’espérais y trouver de la convivialité…
Pas le bon cancer
J’arrive sur un stand et j’explique que je suis malade. On me regarde avec un air empli de contrition, mais quand les deux bénévoles comprennent que je n’ai pas un cancer du sein, et que celui qui me touche est considéré comme chronique, ils me tournent le dos, puis font tout pour éviter d’être en interaction avec moi.
Je me suis sentie tout d’un coup très seule. J’étais aussi venue pour participer à un défi à vélo, et je l’ai fait, mais j’ai été dépitée de l’accueil qui m’a été réservé. L’événement était dédié au cancer du sein, d’accord, mais je pensais quand même y trouver des gens à qui parler !
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Propos recueillis par Sandra Karas
Retrouvez cet article en intégralité dans Rose magazine n°29