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Les oubliées d’Octobre rose : « Je me dis que cet événement me concerne aussi »

{{ config.mag.article.published }} 16 juillet 2026

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© Claudia Amaral

TÉMOIGNAGE. Octobre rose, mois symbole de la prévention et de la lutte contre le cancer du sein, mobilise médias, institutions et grand public. Comment le perçoit-on quand on est une femme touchée par un tout autre cancer ? Manon, touchée par un cancer du système nerveux, soutien l'opération qui bénéficie selon à elle à toutes les personnes malades.

Très sportive depuis toujours, adepte de la course à pied, j’ai couru à plusieurs reprises pour la cause d’Octobre rose. Puis, au début de l’année 2024, après que j’ai souffert de vomissements, de maux de tête très violents, et perdu beaucoup de poids, on a diagnostiqué chez moi un médulloblastome, un cancer pédiatrique qui touche le système nerveux. Je deviens tétraplégique quasiment du jour au lendemain.

Quand Octobre rose arrive, à aucun moment je me dis que cet événement ne me concerne pas. Car il y a des points communs à tous les cancers. Je pense notamment aux problèmes de peau, d’ongles, de cheveux, à la modification de l’apparence.

Changer le regard sur le cancer

Quand le cancer devient visible, le regard des autres sur nous change. On devrait profiter d’Octobre rose pour modifier les axes de communication, aborder des sujets dont on parle peu en dehors de la communauté des malades. En commençant par dire que l’on a bien plus besoin de rire que de sentir le poids des regards de pitié sur nous !

Ou bien encore : la nourriture à l’hôpital. Gros sujet ! C’est pire que catastrophique. Comment peut-on avancer vers la guérison quand on nous nourrit aussi mal ?

Interpeller, mais aussi en apportant des solutions. Par exemple : un guide sur la manière de s’adresser aux malades quand on est proche et/ou aidant (ndlr : ce petit guide existe !) .

Voilà pourquoi je pense qu’il faut continuer à faire du bruit pour Octobre rose ! Si ça peut sensibiliser les pouvoirs publics sur les failles, les manques, et faire changer le regard des gens sur les malades, alors participons tous !

À LIRE AUSSI : Retrouvez tous les épisodes de notre série Les oubliées d’Octobre rose.

Propos recueillis par Sandra Karas

Retrouvez cet article en intégralité dans Rose magazine n°29


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Sandra Karas

Journaliste

Double peineTémoignage

Les oubliées d’Octobre rose : « Pour moi, un cancer est égal à un autre »

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