Très sportive depuis toujours, adepte de la course à pied, j’ai couru à plusieurs reprises pour la cause d’Octobre rose. Puis, au début de l’année 2024, après que j’ai souffert de vomissements, de maux de tête très violents, et perdu beaucoup de poids, on a diagnostiqué chez moi un médulloblastome, un cancer pédiatrique qui touche le système nerveux. Je deviens tétraplégique quasiment du jour au lendemain.
Quand Octobre rose arrive, à aucun moment je me dis que cet événement ne me concerne pas. Car il y a des points communs à tous les cancers. Je pense notamment aux problèmes de peau, d’ongles, de cheveux, à la modification de l’apparence.
Changer le regard sur le cancer
Quand le cancer devient visible, le regard des autres sur nous change. On devrait profiter d’Octobre rose pour modifier les axes de communication, aborder des sujets dont on parle peu en dehors de la communauté des malades. En commençant par dire que l’on a bien plus besoin de rire que de sentir le poids des regards de pitié sur nous !
Ou bien encore : la nourriture à l’hôpital. Gros sujet ! C’est pire que catastrophique. Comment peut-on avancer vers la guérison quand on nous nourrit aussi mal ?
Interpeller, mais aussi en apportant des solutions. Par exemple : un guide sur la manière de s’adresser aux malades quand on est proche et/ou aidant (ndlr : ce petit guide existe !) .
Voilà pourquoi je pense qu’il faut continuer à faire du bruit pour Octobre rose ! Si ça peut sensibiliser les pouvoirs publics sur les failles, les manques, et faire changer le regard des gens sur les malades, alors participons tous !
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Propos recueillis par Sandra Karas
Retrouvez cet article en intégralité dans Rose magazine n°29