Le Zoladex (goséréline) fait partie de la famille des hormonothérapies, et plus particulièrement des analogues de la LHRH. Son rôle ? Bloquer temporairement la production d’œstrogènes par les ovaires. Chez les femmes non ménopausées atteintes d’un cancer du sein hormonodépendant, ce traitement permet de réduire les risques de récidive en coupant la tumeur de sa source de carburant.
À LIRE AUSSI : Comment fonctionnent les hormonothérapies, quels sont les différents types de médicaments, comment se fait le choix entre l’un ou l’autre, combien de temps dure le traitement, quels sont les effets secondaires… On répond à toutes vos questions dans notre article Tout savoir sur l’hormonothérapie.
Ce qui change (et ce qui ne change pas) à partir du 15 décembre
Alors qu’il était jusqu’à présent entièrement remboursé, le Zoladex ne sera plus pris en charge à compter du 15 décembre 20261.
Concrètement, cela signifie que, si votre pharmacien vous remet votre traitement avant le 14 décembre (inclus), vous n’aurez rien à débourser : la date de délivrance (et de facturation) au comptoir faisant foi.
Passé cette date :
- le coût du traitement sera intégralement à votre charge, si vous décidez de le poursuivre sous cette forme ;
- le médicament restera disponible : le Zoladex ne disparaît pas des pharmacies. Le laboratoire AstraZeneca continue de le distribuer ;
- le laboratoire ne fera pas grimper son prix (86,03 € pour le 3,6 mg et 256,66 € pour le 10,8 mg). En revanche, s’agissant d’un produit non remboursé, les grossistes et les pharmacies seront libres d’y ajouter leur propre marge. Le prix final au comptoir pourra donc varier d’une officine à l’autre.
Les alternatives remboursées
Si vous n’avez pas les moyens de prendre en charge le coût du traitement, rassurez-vous, vous ne vous retrouverez pas sans solution. Pour toutes les indications du Zoladex, il existe des traitements équivalents (comme l’Enantone ou le Decapeptyl), qui restent, eux, intégralement remboursés par l’Assurance Maladie.

BON À SAVOIR : Pour toute question supplémentaire, vous pouvez contacter à tout moment le Service d’Information Médicale du laboratoire AstraZeneca par téléphone au 0800 08 92 44 (Numéro Vert) ou via le portail en ligne à l’adresse https://contactazmedical.astrazeneca.com
Que faire d’ici la fin de l’année
Vos médecins et pharmaciens ont été informés de ce changement. Ils vous contacteront prochainement (si ce n’est pas déjà fait) pour convenir avec vous de la suite de votre traitement. Vous pouvez également prendre les devants et solliciter une consultation pour discuter des options qui s’offrent à vous, à savoir :
- Modifier votre ordonnance : opter pour une alternative remboursée (Enantone, Decapeptyl) afin de poursuivre votre hormonothérapie sans aucun reste à charge.
- Conserver le Zoladex : si vous préférez ne pas changer de molécule et que votre budget le permet, votre médecin pourra continuer à vous le prescrire.
Pourquoi le laboratoire a-t-il demandé ce déremboursement ?
Cette décision n’est en aucun cas liée à un problème de sécurité ou d’efficacité du médicament. Cette mesure est à l’initiative du laboratoire AstraZeneca.
Sur le marché français depuis plus de trente ans, le Zoladex voyait son prix baisser régulièrement sous la pression des mécanismes de régulation budgétaire2. Estimant que le prix remboursé “atteignait un niveau qui n’était plus soutenable” selon Auriane Cano-Chancel, présidente de la filiale française d’AstraZeneca, le laboratoire a fait le choix d’en demander le déremboursement.
1. Arrêtés du 30 juin 2026 et du 21 juillet 2026.
2. Ces mécanismes comprennent notamment une “coupe tarifaire” correspondant à une baisse annuelle du prix imposée par le Comité économique des produits de santé (CEPS), ainsi qu’une “clause de sauvegarde” qui oblige les laboratoires à rembourser l’Assurance Maladie quand leurs ventes dépassent le plafond fixé par le Parlement pour l’ensemble des médicaments remboursés.