Tout sur l’aplasie

Au fil de la maladie surgit parfois un mot inconnu, compliqué ou obscur. Rose vous le décode l'aplasie.

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C’est un appauvrissement en globules sanguins. Ceux-ci sont fabriqués par la moelle osseuse, dont l’activité peut être bloquée par la chimiothérapie, jusqu’à aboutir au tarissement desdits globules. Ce phénomène peut toucher une seule ou toutes les catégories de globules : rouges, blancs, plaquettes.

Éviter les contaminations

Il se manifeste entre huit et quinze jours après une séance. Ce n’est pas systématique. Tout dépend de la sensibilité de chacun, de l’intensité et de la nature de la chimiothérapie. L’aplasie intervient presque à coup sûr si la cure est très intensive (cancers du sang, en particulier), ou quand le patient se trouve en deuxième ou troisième ligne de traitement. Pendant cette phase, le système immunitaire est affaibli. Il est donc recommandé d’éviter la foule, les transports en commun et toutes les occasions d’être au contact de personnes enrhumées ou porteuses d’une maladie infectieuse. Mais on peut aussi s’infecter soi-même, donc inutile de vivre dans une bulle !

Stimuler la production de globules sanguins

C’est temporaire…… grâce au renouvellement spontané des cellules, qui s’opère après deux ou trois semaines de repos thérapeutique (raison pour laquelle les cures de chimio se font en moyenne toutes les trois semaines). Il est possible de stimuler la production des globules rouges et blancs grâce à des injections par voie sous-cutanée (notamment d’EPO, pour les globules rouges). Avant une nouvelle séance, une prise de sang permettra de vérifier le niveau des composants sanguins.

C’est à prendre au sérieux. On peut mourir d’une aplasie non soignée. Il faut consulter en cas de fièvre supérieure ou égale à 38 °C, de fatigue, d’essoufflement à l’effort (manque de globules rouges), d’infections à répétition (manque de globules blancs), de taches sur la peau (manque de plaquettes)… En fonction de la situation, le médecin prescrira un traitement (antibiotique ou autre) et/ou des transfusions. Une hospitalisation sera parfois nécessaire. La cure de chimio suivante pourra être reportée afin que la reprise du traitement se fasse en toute sécurité.

Céline Dufranc