Face aux cancers, osons la vie !



{{ config.search.suggestions }} soin de support Soin de socio-esthétique détente et bien-être perte de cheveux liée au cancer sport adapté au cancer ongles fragilisés par le cancer perte de sourcils liée au cancer maquillage des cils perte de cils liée au cancer rester féminine malgré le cancer

Cancer du sein : L’intelligence artificielle au service de la désescalade thérapeutique

{{ config.mag.article.published }} 23 septembre 2021

{{ bookmarked ? config.sharing.bookmark.remove : config.sharing.bookmark.add }}

La désescalade thérapeutique est un enjeu majeur de l’oncologie de demain. Pour y parvenir, l’Institut Curie mise sur l’intelligence artificielle. On vous explique.

{{ config.mag.article.warning }}

Traiter mieux voire moins avec la même efficacité. C’est ce vers quoi tend l’oncologie de demain. Pour y parvenir, les médecins peuvent s’appuyer sur un allié tout droit sorti d’un roman de science fiction : l’intelligence artificielle (IA). C’est en tout cas le parti pris de l’Institut Curie qui a annoncé mardi, en prévision d’Octobre Rose, faire de la désescalade thérapeutique sa priorité dans le cancer du sein “quand cela est possible, pour une meilleure qualité de vie pendant et après la maladie”.

Une désescalade qui concerne une minorité de patientes

Quand cela est possible.” La précision est importante. Lors de la conférence de presse donnée par l’institut, le Dr Cottu a d’ailleurs tenu d’emblée à baliser le sujet. “La notion de désescalade est une notion fragile. Il convient en préambule de définir de quoi on parle. Désescalader c’est traiter avec des doses plus faibles, sur des temps moins longs ou en remplaçant les traitements classiques par des traitements moins délétères pour les patients” a défini le chef adjoint du département d’oncologie médicale, avant d’ajouter que cela ne concerne à ce jour qu’une minorité de patientes touchées par un cancer du sein. Principalement des cancers localisés.

Des avancées dans les cancers du sein localisé et HER2

La désescalade thérapeutique reste toutefois un enjeu considérable selon le docteur qui a donné quelques exemples d’avancées à venir. Le curage axillaire, qui engendre tant de souffrances chez les femmes opérées, pourrait ainsi être abandonné dans la majorité des cancers localisés. “Il ne reste plus que des indications très marginales de curage. Même lorsqu’un ganglion sentinelle est atteint, on peut parfois s’en passer, a précisé le docteur. C’est un progrès majeur.

Les femmes touchées par un cancer HER2+, dont le pronostic s’est amélioré depuis l’arrivée d’anticorps (comme l’herceptine ou le pertuzumab) pour compléter la chimiothérapie, pourraient également voir leurs traitements ajustés. “On a identifié des situations où on peut faire des chimiothérapies moins longues et moins dosées tout en maintenant le traitement classique par anticorps. Des études présentées au congrès de l’ESMO montrent aussi qu’on peut garder le même protocole de chimiothérapie mais réduire la durée du traitement par anticorps” explique le Dr Cottu.

En revanche, pour  les cancers triple négatif, l’heure n’est pas à la désescalade. Bien au contraire. Ce cancer particulièrement agressif fait l’objet de développements de nouveaux traitements visant à “combler les trous dans la raquette” des oncologues.

Des Pet-Scan plus spécifiques

Le cadre étant posé, l’Institut Curie a présenté 2 outils innovants qui participeront à la désescalade en aidant au choix de traitements mieux adaptés, moins contraignants pour les femmes atteintes d’un cancer du sein.

Le premier concerne l’imagerie. Pour déterminer si un cancer s’est répandu dans le corps d’un patient, les médecins se reposent sur le Pet-Scan. Cet outil révèle la présence de cellules tumorales grâce à l’utilisation d’un traceur radioactif. Le traceur principalement utilisé actuellement est un glucose marqué. Mais celui-ci présente un inconvénient majeur : il n’est pas spécifique des tumeurs. Il se fixe dans n’importe quelle cellule ou organe gourmand en énergie. Comme le cerveau par exemple. Ce qui brouille le message. “C’est comme si je vous demandais de chercher un arbre. Il vous sera beaucoup plus difficile de le trouver au milieu d’une forêt qu’au milieu d’une clairière” explique Irène Buvat, cheffe du laboratoire d’imagerie translationnelle en oncologie.

Curie a donc décidé de tester un nouveau traceur plus spécifique et plus informatif : le FAPI. Ce marqueur radioactif est capable de se fixer aux FAP (protéines activatrices de fibroblastes). “Les FAP sont intéressantes pour 3 raisons. La première, c’est que, contrairement au glucose, elles ne sont exprimées que par les cellules tumorales. Pas par les cellules saines. Ensuite, la présence de FAPs indique que la tumeur a plus de risque de métastaser. Enfin, les FAPs sont associées à un risque de résistance à l’immunothérapie” détaille Irène Buvat. En clair, ce nouveau Pet-Scan donnera des informations non seulement sur la présence de cellules cancéreuses, mais également sur la réponse à l’immunothérapie et sur l’évolution de la maladie. Beaucoup de données donc.

Le cerveau humain n’est pas en mesure de combiner toutes ces informations. C’est pour cela qu’on aura recours à l’IA. Des algorithmes vont analyser toutes les variables, les pondérer et nous aider à choisir le traitement le plus adapté.” Le FAPI n’ayant pas encore été testé dans de grandes cohortes dans le cadre du cancer du sein, l’Institut Curie évaluera son efficacité dans le cadre d’un essai clinique dès l’année prochaine.

Des biopsies digitalisées

La seconde innovation dont l’Institut Curie se dote bénéficiera cette fois à l’analyse des biopsies. Une étape cruciale pour établir un diagnostic. “Nous allons passer des coupes tissulaires physiques que l’on observe sous microscope à des coupes numérisées que l’on observe sur l’écran d’un ordinateur, s’enthousiasme le Dr Anne-Vincent Salomon, cheffe du service de pathologie. Cela va révolutionner nos pratiques.

Les lames de tissus numérisées pourront dorénavant être analysées par « l’oeil augmenté » d’une IA : “Des algorithmes, entraînés sur plus de 18 000 lames, vont reconnaître des lésions tissulaires. Grâce à des indicateurs colorimétriques, ils vont attirer notre attention sur les échantillons les plus intéressants.” L’IA n’a pas vocation à remplacer le spécialiste. Mais pallie aux éventuelles défaillances humaines. “Les humains peuvent faire des erreurs et être fatigués. Pas l’algorithme. C’est un peu comme un pilote d’avion qui fait sa check-list avant le décollage. Eh bien, l’algorithme va nous aider à vérifier qu’on a rien oublié” explique simplement la pathologiste. Une analyse plus fine, plus reproductible qui aidera à mieux caractériser les tumeurs et, encore une fois, à décider du traitement le plus approprié.

Si ce nouvel outil nécessitera d’être pris en main et validé par les collègues du Dr Salomon avant d’être utilisé en routine, la pathologiste fonde d’ores et déjà de grands espoirs dans cette innovation. “Pour le moment, on demande à l’IA de ne regarder que les marqueurs histologiques classiques : les récepteurs hormonaux, le marqueur HER2, et un marqueur de prolifération. Mais à termes, elle permettra certainement d’identifier d’autres marqueurs ou d’autres structures cellulaires dont la présence donnera des informations supplémentaires sur la tumeur.

Emilie Groyer


{{ config.mag.team }}

Emilie Groyer

Docteur en biologie, journaliste scientifique et rédactrice en chef du site web de Rose magazine

Thérapies ciblées et ADCDécryptage

Tests génétiques : leur remboursement, source d’inégalité pour les personnes touchées par un cancer

Les thérapies ciblées ont révolutionné la lutte contre le cancer. Cependant, parce que les tests génétiques qui permettent de déterminer quels patients pourront en bénéficier sont actuellement partiellement remboursés, tous ne peuvent pas en bénéficier. Une véritable perte de chance pour les malades.

7 décembre 2023

3:15

Cancers métastatiquesActualité

ESMO 2023. Cancer du sein : ce qu’il faut retenir

Un nouveau traitement prometteur pour les femmes touchées par un cancer du sein métastatique ayant déjà reçu plusieurs lignes de traitements. Le Dr Barbara Pistilli, , cheffe du comité de pathologie mammaire à Gustave Roussy, nous explique tout sur le Datopotamab deruxtecan.

3 novembre 2023

Actualité

ESMO 2023. L’exposition aux particules fines augmente le risque de cancer du sein

Selon une étude française présentée cette année à l’ESMO, les PM2,5 présentes dans l’air augmentent le risque de développer un cancer du sein, et ce même quand les seuils réglementaires sont respectés. Décryptage avec le Pr  Béatrice Fervers, l’épidémiologiste qui a conduit l’étude. 

30 octobre 2023

Cancers métastatiquesActualité

ESMO 2023. Du nouveau pour les cancers du sein hormonodépendants métastatiques

Cette année à l’ESMO, des résultats prometteurs dans les cancers du sein hormonodépendants métastatiques ont été présentés. Le Dr Barbara Pistilli, cheffe du comité de pathologie mammaire à Gustave Roussy, les commente pour nous.

23 octobre 2023

{{ config.event.all }}

En ligne

Atelier

Atelier Pratique Kiné : le kiné répond à vos questions

21 février 202411h00 - 12h00

Lors de cet atelier en petit groupe de mise en pratique, venez poser toutes vos questions à Jocelyne Rolland, kinésithérapeute et fondatrice des méthodes Rose Pilates et Avirose. Elle vous donnera des conseils personnalisés et des exercices adaptés à vos besoins.

En ligne

Conférence

Webinaire kiné – 10 bonnes raisons de consulter un kiné

7 février 202411h00 - 12h00

Saviez vous que la kinésithérapie peut vous aider à remobiliser votre corps en douceur pendant et après les traitements de votre cancer ? Lors de ce webinaire, Jocelyne Rolland, kinésithérapeute et fondatrice des méthodes Rose Pilates et Avirose, vous expliquera comment la kinésithérapie peut vous aider tout au long de votre parcours de soins.

Bordeaux

HormonothérapieAtelier

Conseils nutritionnels et mise en pratique – Spécial Hormonothérapie

6 février 202413h30 - 15h00

Je suis sous hormonothérapie, dois-je bannir certains aliments de mes repas ? C'est quoi les aliments dits hormone-like ? Dois-je opter pour des compléments alimentaires et en éviter certains ?  Notre onco-diététicienne répondra à toutes ces questions (et bien d'autres) lors de cet atelier. Elle vous donnera également des conseils pour conserver une alimentation saine et équilibrée, pendant votre traitement d'hormonothérapie. 

Bordeaux

HormonothérapieConférence

Conférence – Comprendre et pallier les effets indésirables de l’hormonothérapie

16 février 202413h30 - 15h00

L’hormonothérapie est synonyme pour beaucoup de bouffées de chaleur, prise poids, douleurs articulaires, sécheresse vaginale et autres joyeusetés ! Comment vivre avec une hormonothérapie ? Comment adoucir ou éviter les effets secondaires ? Venez rencontrer Bérangère ARNAL-MORVAN, médecin de la femme et phytothérapeute. Conférencière et enseignante en France et à l’étranger, elle est l’auteure de nombreux ouvrages et articles sur la santé de la femme au naturel.