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Cancer du sein métastatique : un nouveau traitement aux résultats spectaculaires en accès précoce

Quelques mois seulement après la présentation à l’ASCO de ses résultats spectaculaires dans le cancer du sein métastatique, le Trastuzumab déruxtecan (enhertu) obtient un accès précoce. Le Dr Olivier Tredan, coordonnateur du Département de cancérologie médicale au centre Léon Bérard (Lyon), nous explique quel est ce nouveau traitement et quelles patientes pourront en bénéficier.

La HAS vient d’autoriser l‘accès précoce au Trastuzumab déruxtécan (Enhertu). Pouvez-vous nous expliquer ce qu’est ce traitement ?

Dr Tredan : Il s’agit d’une chimiothérapie vectorisée : on va délivrer la chimiothérapie directement et spécifiquement au cœur de la tumeur. Le ciblage se fait grâce à un anticorps qui se fixe sur un récepteur présent à la surface de certaines cellules tumorales : le HER2.

Qui sont les patientes concernées par ce traitement ?

Des patientes avec un cancer du sein métastatique ayant reçu au moins une ligne de traitement et dont la tumeur exprime faiblement le HER2.

Il faut bien comprendre que nous ne sommes pas dans le cadre d’un cancer du sein HER2+ « classique » qui surexprime ce marqueur. Il s’agit de patientes dont le cancer avait été classifié jusque-là comme étant négatif pour le HER2 mais qui en fait l’exprime un peu : les patientes concernées peuvent donc avoir un cancer du sein triple négatif ou hormonosensible, aussi appelé RH+.

En d’autres termes, c’est un nouveau sous-type de cancer du sein qui vient d’être créé grâce à ce traitement : les cancers du sein HER2 faible. C’est un vrai changement de paradigme ! Qu’est-ce que cela va changer dans vos pratiques ?

Les compte-rendus actuels indiquent déjà si la tumeur exprime faiblement ou pas du tout le HER2. Mais comme nous n’avions pas jusqu’à présent de traitements efficaces sur des tumeurs HER2 faible, dans les 2 cas, elles étaient classées comme HER2 négative. Il va donc falloir reprendre les dossiers pour déterminer si, parmi nos patientes avec un cancer triple négatif ou hormonosensibles, certaines n’expriment pas faiblement le HER2. Auquel cas, elles pourront bénéficier de ce nouveau traitement.

Ce traitement concerne quel pourcentage de femmes ?

Si on exclut les femmes avec un cancer du sein HER2+, 60% des patientes ont une tumeur HER2 faible. On estime que, parmi les femmes avec un cancer triple négatif, deux tiers expriment faiblement le HER2. Parmi les triple négatifs, c’est 40%.

On dispose donc d’une nouvelle ligne de traitement pour la majorité de nos patientes : après une hormonothérapie pour les femmes atteintes d’un cancer du sein RH+, après une chimiothérapie pour les femmes avec un cancer triple négatif.

Cet accès précoce intervient quelques mois seulement après les résultats de l’essai clinique. C’est rapide.

En effet. Il faut dire que les résultats de l’essai clinique DESTINY-Breast04 sont sans précédent. Grâce au Trastuzumab déruxtécan, le risque de progression de la maladie a été réduit de moitié. La médiane de survie sans progression a été doublée. Et, en ce qui concerne la survie globale, elle a été prolongée de 6 mois. C’est considérable ! L’efficacité anti-tumorale était également spectaculaire : on a observé une diminution du volume tumorale dans plus de la moitié des cas alors qu’avec le traitement standard par chimiothérapie, ce taux de réponse n’est que de 16%.

On peut donc saluer l’efficacité du dispositif d’accès précoce qui va permettre à toutes les femmes éligibles, quels que soient le lieu ou la structure qui les prend en charge, de bénéficier de ce traitement.

 

Ce traitement appartient à une nouvelle classe de médicament, les anticorps conjugués. Faut-il s’attendre à des toxicités particulières ?

Oui. En dehors des effets indésirables classiques – fatigue, nausée, vomissement, alopécie… – le Trastuzumab déruxtécan est associé à un risque de pneumopathie interstitielle [ Inflammation du tissu pulmonaire, ndlr]. Dans la majorité des cas, elle est facile à gérer mais cela veut dire que les oncologues vont devoir mettre en place une surveillance pulmonaire régulière par scanner.

Propos recueillis par Emilie Groyer

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