Fini la chaleur sous la perruque avec le Clim’Hair !

Porter une perruque par forte chaleur, c'est une épreuve à laquelle beaucoup d'entre vous sont confrontées. Françoise Goubron a inventé le Clim'Hair : un accessoire de thermorégulation pour ne plus jamais avoir chaud sous sa perruque.

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@Monika Wisniewska

L’impression de suffoquer sous votre perruque? Il est vrai que lorsque les températures flirtent avec les 40 degrés, porter un postiche sous lequel le crâne transpire peut devenir une souffrance.

La solution vient (une fois de plus) d’une femme de la communauté, elle-même confrontée à un cancer, Françoise Gourbon. D’abord pour elle, puis pour toutes les patientes de cancérologie, elle a inventé Clim’Hair, un accessoire thermorégulateur qui se place sous les perruques pour atténuer la sensation de chaleur ou de fraîcheur, suivant les saisons. Un produit disponible à la vente sur le site internet Clim’Hair au prix de 29,50 euros.

Clim’Hair est un bout de tissu en forme de poire. Il se dépose sur les zones les plus sensibles à la chaleur : le haut du crâne et la nuque. En cas de chaleur, la femme l’humidifie, l’essore et le dépose sur son crâne avant d’enfiler sa perruque ou son bonnet. Sa texture avec un côté en velours permet de ne pas glisser sur la peau. Le linge humide apporte une sensation de fraîcheur sous la perruque qui dure de 4 à 6 heures. Il suffit ensuite de mouiller de nouveau le tissu. En hiver, le Clim’Hair se porte sec pour isoler le crâne du froid.

Une idée venue d’une lingette ménagère

Françoise Goubron a affronté un premier cancer du sein en 2009 et se bat toujours contre un cancer des os, depuis 2011. En vacances à Nice, elle souffre de la chaleur  torride. La chimiothérapie qui vient de se terminer a été rude. Alors que son mari et se amis prévoient un dîner dans les ruelles du vieux Nice, elle panique. « Y aller avec une perruque sous cette chaleur c’était hors de question ! », se souvient-elle.

Allongée sur son lit, elle a un « flash ». Françoise se souvient des lingettes ménagères, de couleur jaune, utilisées par son hôte. Elle en récupère une, la découpe pour former une sorte de crêpe. Elle l’humidifie et le pose sur son crâne avant de positionner sa perruque. « Je les ai retrouvés au restaurant avec un sourire pas possible, plaisante Françoise. Je me suis dit que je n’aurais plus jamais chaud ! ».

Avec l’aide d’une amie, elle entame les démarches pour déposer un brevet. Un vrai challenge pour cette Varoise qui n’avait plus travaillé depuis 25 ans. A sa grande surprise, aucune technologie similaire n’existe et elle obtient le précieux sésame pour son invention en 2014!

9 brevets européens déposés

Les prix s’enchaînent : Médaille d’argent lors du Salon international des inventions à Genève, prix coup de coeur lors du concours « Var, terre d’innovation » et même le premier prix de la chambre de commerce de Miami en 2015! Et avec les années, Françoise perfectionne son produit. « Je voulais un tissu bio, naturel et surtout Made In France », confie-t-elle. Elle a même réussi à trouver une manière de colorer les Clim’Hair pour s’adapter à toutes les couleurs de peaux : « grâce à des bains de thé noir ».

Portée par son envie d’aider les autres, Françoise continue à se battre pour développer Clim’Hair, qui commence à se faire connaître. Elle a déjà déposé neuf brevets européens.

« La perruque restaure la féminité, permet d’oublier la maladie, explique-t-elle. Personnellement, la perte de mes cheveux a été le traumatisme le plus important dans mon parcours médical. » (Lire aussi notre article : Une perruque de qualité avec un «reste-à-charge 0» )

Mathilde Durand