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Mamans miracles – Jessica, « Ce sera peut-être mon seul enfant »

{{ config.mag.article.published }} 4 avril 2022

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Le 27 mai 2021, Zach est né avec un peu d’avance et s’est vu offrir une délicate médaille de naissance, dessinée par sa maman, créatrice de la marque de bijoux Poinçon 22 (Prix Rose entrepreneuse 2018). Photo : Corinne Mariaud

TÉMOIGNAGE. Mener une grossesse tout en luttant contre un cancer, c’est aujourd’hui possible ! Jessica l'a fait, elle est sous surveillance d'un cancer du sein triple négatif depuis 2015.

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En 2015, j’avais 28 ans. Je travaillais comme chef de produit chez le joaillier Boucheron à Paris, mon fiancé venait de me demander en mariage, et on m’a diagnostiqué un cancer du sein triple négatif puis appris que j’étais porteuse du BRCA1. Le choc.

Ce qui m’attendait, c’était la totale. Chimio, mastectomie du sein touché, puis séances
de radio, et ensuite d’autres traitements préventifs. J’ai su que tout allait changer : mon corps, ma féminité, et aussi que je n’aurais pas d’enfant tout de suite. J’étais effondrée, mais soutenue et aidée par ma famille et mon futur mari, j’ai dit OK et je me suis mise en « mode survie ». Ensuite on verrait bien.

Cette situation m’a projetée dans une dimension complètement surréaliste par rapport aux filles de mon âge. J’étais en marge de la norme. J’ai perdu mes cheveux, un sein. Si jeune, j’ai eu du mal à l’accepter et à attendre pour la reconstruction. Je n’aimais pas ma prothèse, je détestais devoir montrer ma poitrine à ceux qui m’examinaient. Et, en 2017, j’ai fait l’ablation préventive de l’autre sein, avec reconstruction immédiate cette fois.

« À plus de 6 mois de grossesse, je savoure la magie de sentir la vie en moi » – Jessica, 34 ans

Entre-temps, avant ma première chimio, on m’avait prélevé des ovocytes pour me garder des chances de vivre une maternité plus tard. J’ai constaté ce dont le corps est capable. Il peut le pire, mais aussi le meilleur. On passe par des moments où on lui en veut et par des moments où on le remercie. Lui aussi vit plein de choses, j’ai compris qu’il fallait l’accepter et l’aider. Aujourd’hui, j’attends un enfant, et c’est tellement dingue de porter la vie !

Depuis 2015, je suis restée sous surveillance. J’ai été soumise à des contrôles poussés, réguliers, avec la peur qu’ils révèlent une rechute. Impossible dans mon cas de tomber enceinte n’importe comment, n’importe quand. Il fallait qu’on m’y autorise. Cette grossesse pouvait déclencher autre chose, et c’était une angoisse. Il a fallu tout programmer et espérer que cela fonctionne.

Quand j’ai su que j’étais enceinte, mon mari et moi avons gardé le secret les 3 premiers mois, de peur qu’une mauvaise nouvelle vienne tout remettre en question. Il a fallu évacuer tout ce stress pour commencer à nous réjouir vraiment. Maintenant, à 6 mois et demi de grossesse, je savoure enfin pleinement cette magie de sentir la vie en moi.

Je profite de ce lien intime qui lie une maman au bébé dans son ventre. Avec lui, c’est
une nouvelle vie qui démarre pour mon mari et moi. On se laisse aller au bonheur de fonder une famille, alors que ce n’était pas gagné… Ce sera peut-être notre seul enfant, et je veux qu’il sache qu’il est avant tout le fruit de notre histoire d’amour.

A LIRE : Retrouvez tous les épisodes de notre série « Mamans miracles »

Propos recueillis par Sandrine Mouchet
Photos de Corinne Mariaud

Retrouvez cet article dans Rose Magazine (Numéro 21, p. 70)


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Sandrine Mouchet

Journaliste, rédactrice en chef de Rose magazine et directrice de Rose Magazine Éditions

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