RETRANSCRIPTION
On s’intéresse aujourd’hui à une étape indispensable dans la prise en charge du cancer du sein : la mastectomie.
Mastectomie totale ou partielle, quelle différence ?
Il est important, en effet, de faire la distinction d’autant que les répercussions ne sont pas les mêmes quand on doit subir l’une ou l’autre.
La mastectomie partielle – on parle plutôt de tumorectomie – est l’intervention chirurgicale qui vise à retirer la tumeur. La patiente garde donc son sein. Sur les 60 000 françaises diagnostiquées d’un cancer du sein chaque année, près des 2/3 sont concernées par la tumorectomie.
En revanche, 22 000 patientes subiront une mastectomie totale qui – comme son nom l’indique – consiste à retirer tout le sein. Et c’est cette chirurgie que nous allons détailler.
Quel est l’objectif de la mastectomie ?
Avec cette chirurgie, on réduit à la fois le risque d’évolution du cancer et le risque de récidive. Dans certains cas, cela évite les autres traitements.
C’est un atout majeur pour guérir mais pour la majorité des femmes, c’est une épreuve à la fois physiologique et psychique car une mastectomie entraîne souvent une dégradation de l’image de soi. C’est aussi une épreuve symbolique qui touche à la féminité.
Quand la mastectomie est-elle indiquée ?
Quand on est en présence d’une tumeur infiltrante de plus de 3 cm ; quand on détecte la mutation des gènes BRCA1 et BRCA2 ; quand il y a des tumeurs ou nodules multiples ; en cas de tumeur profonde et/ou de forme complexe in situ.
Enfin, elle sera proposée en cas de récidive du cancer sur un sein déjà traité.

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Comment se passe l’opération de mastectomie ?
Le plus souvent, la patiente entre et ressort le jour même de l’hôpital. L’intervention se fait sous anesthésie générale. Elle dure environ 1h, le temps pour le chirurgien de retirer la glande mammaire, le mamelon, voire aussi l’aréole.
Un drain pourra être posé afin d’évacuer la lymphe qui peut s’accumuler après l’opération. Cela n’empêche pas le retour à la maison.
Et après ?
Une grosse fatigue est souvent ressentie. Parmi les effets secondaires, on note aussi des douleurs dans la zone opérée, l’apparition d’un œdème ou d’un hématome.
Des antalgiques et des soins infirmiers sont prescrits pour le suivi de cicatrisation.
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Un dernier conseil ?
Plusieurs conseils même ! Il est contre-indiqué de porter de charges lourdes dans les 10 à 15 jours suivant l’opération.
Et il est préférable d’éviter les soutien-gorge à armature. L’idéal ? Les brassières.
Le maître mot, c’est : repos ! Afin de remobiliser toutes ses forces pour affronter les traitements complémentaires qui sont susceptibles de suivre, ou bien pour passer directement l’étape de la reconstruction. Pour celles qui le souhaitent bien sûr.
Dans tous les cas, n’hésitez pas à vous renseigner auprès de votre équipe médicale, elle est là pour vous aider !
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