Quand les résultats de l'auto-complétion sont disponibles, utilisez les flèches haut et bas pour évaluer entrer pour aller à la page désirée. Utilisateurs et utilisatrices d‘appareils tactiles, explorez en touchant ou par des gestes de balayage.

{{ config.search.suggestions }} soin de support soin de socio-esthétique ongles fragilisés par le cancer perte de sourcils liée au cancer perte de cils liée au cancer maquillage des cils Rdv de socio-esthétique détente et bien-être sport adapté au cancer angoisse et stress liés au cancer

La minute psy – Le cancer me rend-il plus forte ?

{{ config.mag.article.published }} 27 février 2023

{{ bookmarked ? config.sharing.bookmark.remove : config.sharing.bookmark.add }}

Le psychiatre Christophe André estime que faire abstraction de ses fragilités et ses cicatrices est surhumain. Il propose d'adopter la philosophie du kintsugi : accepter ses fêlures en les sublimant.

{{ config.mag.article.warning }}

Mes patients détestaient la citation de Nietzsche : « Ce qui ne me tue pas me rend plus fort ». Pour eux, les adversités qui ne les tuaient pas ne les rendaient pas plus forts, mais plus faibles, traumatisés, cabossés, inquiets et fragilisés ou complexés de ne pas être arrivés à devenir plus forts. Et si nous faisions au mieux ? Avec nos fragilités, nos cicatrices, qui font partie de notre histoire, et en portant un regard apaisé sur nous. C’est l’esprit du kintsugi. Cet art japonais considère que, lorsqu’un objet précieux se brise, il faut soigneusement le réparer, mais en rendant belle et visible cette réparation, d’un trait de laque à base d’or. Sublimer ainsi les cicatrices d’un objet fait qu’elles deviennent partie prenante de son identité. À l’image de ceux qui ont réussi à se remettre de leur épreuve et qui n’en ont pas gardé d’amertume ou de ressentiment. Qui, au contraire, ont progressé, se sont à la fois reconstruits et agrandis, améliorés, bonifiés… Ils ont pleuré, ils ont été consolés, ils ont travaillé à aimer de nouveau la vie et les humains. Ils ont recollé les morceaux brisés de leur vie, et peu à peu leurs cicatrices psychiques se sont recouvertes de l’or de la bienveillance et de la sagesse, d’une sagesse consolée.

« Devient plus fort de tes chances au lieu de devenir plus fort de tes malheurs. »

Aujourd’hui, chacun de leur sourire vaut de l’or, ils sont devenus kintsugi. En s’appuyant sur cette expérience traumatique qu’est le cancer, essayons simplement de vivre mieux qu’avant. On se fiche d’être plus fort ou moins fort. On est à la croisée des chemins. Peut-être pourrions-nous essayer une autre voie, celle de la croissance pré-traumatique, et remplacer l’agaçant « Ce qui ne me tue pas me rend plus fort » par une formule plus modeste : « Deviens plus fort de tes chances au lieu de devenir plus fort de tes malheurs ». On s’enrichit d’une épreuve lorsqu’on a compris ceci : notre vie est faite d’un enchaînement de merveilles simples. La personne qui a traversé l’enfer peut alors regarder sans crainte en direction de l’avenir, elle n’y voit pas la mort qui vient, mais la vie qui reste. Il n’y a plus qu’une chose à faire : se jeter dans ses bras et continuer de s’émerveiller.

Dernier essai Consolations de Christophe André Urgence de vivre

Le cancer du poumon qui l’a touché en 2015 a changé sa vie. Depuis, Christophe André (66 ans en juin 2022) a cessé d’exercer son métier de psychiatre. Installé aujourd’hui en Bretagne, ce spécialiste des troubles émotionnels se consacre à l’écriture. Dans son dernier essai, Consolations. Celles que l’on reçoit et celles que l’on donne (éditions de L’Iconoclaste), il nous rappelle que la maladie nous ouvre les yeux sur l’urgence de vivre.

Par Christophe André 


{{ config.mag.team }}

La rédaction de Rose magazine

Tristesse et dépression • Témoignage

Quand la dépression frappe – Sophie : « J’étais dans le déni de mon histoire »

Entre un quart et un tiers des personnes soignées pour un cancer traversent une phase de dépression. Et le chiffre augmente encore pour celles qui subissent une rechute métastatique. La double peine. Et un double combat à mener pour elles. Mais la bataille contre la maladie psychique peut se gagner ! Sophie, 46 ans, mariée et deux fois maman, a dû accepter d'avoir reçu le cancer en héritage.

Tristesse et dépression • Témoignage

Quand la dépression frappe – Anne : « Me battre à nouveau : à quoi bon ? »

Entre un quart et un tiers des personnes soignées pour un cancer traversent une phase de dépression. Et le chiffre augmente encore pour celles qui subissent une rechute métastatique. La double peine. Et un double combat à mener pour elles. Mais la bataille contre la maladie psychique peut se gagner ! Anne, 46 ans, a tenu bon pour sa famille.

Tristesse et dépression • Témoignage

Quand la dépression frappe – Stéphanie : « La psychanalyse m’a aidée »

Entre un quart et un tiers des personnes soignées pour un cancer traversent une phase de dépression. Et le chiffre augmente encore pour celles qui subissent une rechute métastatique. La double peine. Et un double combat à mener pour elles. Mais la bataille contre la maladie psychique peut se gagner ! Stéphanie, 59 ans, s'est tournée vers la psychanalyse pour remonter aux origines de son mal-être.

Tristesse et dépression • Témoignage

Quand la dépression frappe – Muriel : « Je me bouge et je vais vers les autres »

Entre un quart et un tiers des personnes soignées pour un cancer traversent une phase de dépression. Et le chiffre augmente encore pour celles qui subissent une rechute métastatique. La double peine. Et un double combat à mener pour elles. Mais la bataille contre la maladie psychique peut se gagner ! Muriel, 63 ans, puise sa force dans l'empathie, le bénévolat... et l'humour !

{{ config.event.all }}
Beauté • Atelier

Conseil en image : identifier sa morphologie et la mettre en valeur

Beauté • Atelier

Consultation individuelle de socio-esthétique

Beauté • Atelier

Atelier socio-coiffure : Routines capillaires et conseils pour la repousse

Beauté • Atelier

Comprendre les besoins de ma peau et élaborer sa routine