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Pour une juste reconnaissance du lymphoedème

Bien plus qu'un "gros bras" ou une "grosse jambe", le lymphoedème est une pathologie chronique et invalidante qui bouleverse la vie de milliers de femmes après un cancer. En France, il reste pourtant le grand oublié de l'oncologie : diagnostics tardifs, soins inadaptés et restes à charge financiers exorbitants. RoseUp s’engage : il est temps d'exiger une prise en charge digne et accessible à toutes. Découvrez nos propositions.

Le cancer : un stigmate à vie

Le lymphoedème est une maladie invalidante qui se caractérise par le gonflement d’un bras ou d’une jambe (voire des deux). Chez les personnes touchées par un cancer, il survient lorsque les traitements (chirurgie, chimiothérapie, radiothérapie) endommagent la circulation de la lymphe. 

Faute d’études épidémiologiques précises, il est impossible aujourd’hui d’avoir un chiffre précis sur l’incidence de cette pathologie. On estime pourtant qu’environ 60 000 personnes sont concernées chaque année en France.

Tout savoir sur le lymphoedème

Le lymphoedeme ou gros bras est une séquelle de certains traitements du cancer - roseupassociation -rosemagazine

Diagnostic du lymphoedème : entre ignorance et retard

Sans traitement précoce, le volume du membre augmente de manière inéluctable et irréversible. Pourtant, la majorité des patientes perdent un temps précieux avant d’être orientées.  

Ce retard de diagnostic et de prise en charge s’explique par deux obstacles majeurs :

Un effet secondaire « sournois »

S’il peut apparaître juste après les traitements, le lymphoedème se déclare aussi des années plus tard. Pour le cancer du sein, 50 % des cas surviennent dans les 2 ans, mais le risque persiste jusqu’à 10 ans après la fin des traitements.

Un manque de formation criant

La lymphologie n’est pas un module obligatoire pour les médecins, infirmiers ou kinésithérapeutes. Résultat ? Les signes ne sont pas reconnus et la pathologie n’est pas diagnostiquée.

Dr Stéphane Vignes

À ÉCOUTER

Six ans après la fin de ses traitements contre un cancer de l’endomètre, alors qu’elle pensait la maladie derrière elle, Nicole voit sa jambe grossir soudainement. C’est un lymphoedème Elle raconte à notre micro son parcours du combattant pour trouver un centre capable de la prendre en charge.

Découvrez son témoignage dans notre podcast Osons la vie.

Un maillage territorial « à trous »

Une fois diagnostiqué, l’accès aux soins dépend trop souvent du code postal du patient. La France ne compte que :

  • 2 centres de référence (Paris et Montpellier).
  • 12 centres de compétence labellisés.

Des régions entières et de grandes métropoles (Marseille, Lyon, Grand-Est…) sont totalement dépourvues de structures expertes. De plus, les centres existants manquent de moyens : certains ne proposent que le diagnostic, sans assurer le suivi ou l’Éducation Thérapeutique du Patient (ETP), pourtant essentiel à l’autonomisation des patients.

Un reste à charge financier inadmissible

Le traitement du lymphoedème ne se limite à l’enceinte de l’hôpital. Le lymphoedème étant une maladie chronique, les patients doivent quotidiennement contrôler leur maladie. Le traitement de référence (reconnu par la Haute Autorité de Santé) repose sur le port de dispositifs de compression (manchons, bas) et de bandages spécifiques. 

Aujourd’hui, l’accès aux soins dépend trop souvent des ressources personnelles des patientes :

Des traitements partiellement remboursés

Si les compressions sont partiellement remboursées, les bandages ne le sont pas pour le lymphoedème… alors qu’ils le sont pour traiter des ulcères !

Un coût à assumer toute sa vie

Selon l‘étude LymphoRAC, les patients doivent débourser en moyenne de 1 217 € par an.


Une cause de renoncement aux soins

Parce que c’est un coût à assumer toute une vie, 1 patient sur 4 finit par renoncer à se soigner.

Dr Stéphane Vignes

À LIRE AUSSI : Le coup de gueule du Dr Stéphane Vignes, expert mondial du lymphoedème, dans notre article

Ça m’énerve – “Le lymphoedème, c’est plus de 300€ par an à vie !”

Un impact dévastateur sur la vie des personnes atteintes

Sans une prise en charge précoce, adaptée et sans reste-à-charge, les répercussions sur la vie des personnes atteintes sont dramatiques :

Physique

Douleurs chroniques, infections à répétition (érysipèle)…

Psychologique

Altération de l’image corporelle et dépression.

Social

Perte de mobilité, isolement, …

Professionnel

Arrêts de travail, perte d’emploi

Notre Plaidoyer 

Pour que le lymphoedème ne soit plus une double peine après le cancer, nous portons 5 revendications majeures auprès des pouvoirs publics :

Chiffrer la réalité

Lancer une étude nationale pour connaître le nombre réel de personnes touchées.

Zéro reste à charge

Obtenir le remboursement intégral des dispositifs de compression et des bandages.

Former pour soigner

Rendre la lymphologie obligatoire dans le cursus initial des soignants (médecins, kinés, orthésistes) et revaloriszer cette expertise.

Généraliser l’expertise

Créer un réseau de centres experts facilement identifiables et accessibles sur tout le territoire.

Nos actions 

L’information

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Depuis son lancement, Rose magazine informe sur ces effets secondaires des traitements au travers d’article de décryptage, alerte sur les fake news grâce à sa rubrique Vrai/faux, relaie la parole des principales concernées au travers de témoignages et multiplie les formats (écrit, vidéo, audio) pour toucher un maximum de personnes,

Tous nos contenus

La sensibilisation des pouvoirs publics

rose-up-association-maisons-rose-up-rose-magazine-plaidoyer-lymphoedeme-sante-sexuelle-5FU-2025

Députés, sénateurs, membres de la DGOS (Direction Générale de l’Offre de Soins), RoseUp interpelle tous les décideurs susceptibles de faire avancer les choses.

Toutes nos interventions

La mobilisation médiatique

L'écriture peut aider à gérer le stress lié au cancer -roseupassociation-maisonroseup

Au côté d’autres associations de patients, RoseUp co-signe en octobre 2024 une tribune dans Le Figaro portée le Dr Stéphane Vignes, expert internationalement reconnu.

Notre tribune

Problèmes de peau et d'onglesTout savoir sur

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Cette inflammation de la peau est l’effet secondaire le plus fréquent de la radiothérapie. Quels sont ses symptômes ? Comment la prévenir ? Comment la soulager ? On vous dit tout. 

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Doublement des franchises médicales : ne nous trompons ni de combat, ni de cible !

Le gouvernement veut doubler le plafond des franchises médicales et cible ouvertement les patients qui achètent plus de 50 boîtes de médicaments par an ou consultent plus de 25 fois. Derrière ce discours sur la « responsabilisation », ce sont en réalité les malades chroniques, et en premier lieu les personnes touchées par un cancer, qui vont payer le prix fort. RoseUp alerte : cette mesure ne responsabilise personne, elle punit des patients qui n'ont pas le choix.

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