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Suis-je concernée quelle que soit ma situation ?
Que vous soyez salariée du privée ou indépendante, vous pouvez percevoir des indemnités journalières (IJ) quand vous êtes en arrêt de travail, à certaines conditions. Pour un arrêt de moins de six mois, les salariés doivent avoir travaillé au moins 150 heures sur les trois mois précédant l’arrêt de travail ou cotisé sur un salaire au moins égal à 1 015 fois le montant du Smic horaire au cours des six mois précédant l’arrêt.
Si vous êtes saisonnière ou travaillez de façon discontinue, le calcul se fera sur les douze derniers mois.
Si vous êtes au chômage, c’est votre dernière activité salariée qui sera prise en compte pour déterminer le montant de vos IJ. Les bénéficiaires du RSA ne peuvent en revanche pas prétendre au versement d’IJ.
Et si mon arrêt de travail dure plus de six mois ?
Alors, pour toucher des IJ, vous devez justifier d’une affiliation à la Caisse nationale d’assurance maladie depuis au moins douze mois, et de 600 heures travaillées ou de cotisations sur un salaire au moins égal à 2 030 fois le montant du Smic horaire au cours des douze mois précédant l’arrêt. Au-delà de trois ans d’arrêt, le médecin-conseil pourra statuer sur une demande de pension d’invalidité. C’est alors la caisse régionale d’assurance maladie qui prend le relais, avec des calculs spécifiques.
Comment les indemnités journalières sont-elles calculées ?
Elles correspondent à 50 % de votre salaire journalier de base, calculé sur la moyenne des salaires bruts des trois ou douze derniers mois de travail, selon votre situation. Sachez qu’elles sont plafonnées si votre salaire est supérieur à 1,4 fois le montant du Smic. En 2026, les IJ ne peuvent donc pas dépasser 41,95 euros brut par jour.
Elles peuvent être complétées par un contrat de prévoyance individuelle souscrit par votre employeur.
Quand et comment sont versées les indemnités journalières ?
Auprès de vous directement, tous les quatorze jours, sauf si votre employeur pratique la subrogation et continue de vous verser votre salaire habituel. C’est alors à lui que la Sécurité sociale verse les indemnités. Dans tous les cas, vous devez envoyer votre feuille d’arrêt de travail à votre caisse d’assurance maladie dans les 48 heures qui suivent le début de votre arrêt. Conservez-en une copie pour pouvoir justifier de vos droits en cas de problème. Sachez que la carence de trois jours au début de chaque arrêt n’est pas appliquée si vous êtes en affection longue durée (ALD).
Est-ce que je continue à cotiser à la retraite durant mon arrêt ?
Les IJ permettent la validation de trimestres de retraite. Il faut donc en conserver la trace sans limite de durée. Notez également que les indemnités journalières en rapport avec une ALD sont défiscalisées : vous n’aurez pas d’impôt à payer sur ces montants.
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Par Cécile Blaize et Laure Marsecaux
Retrouvez cet article dans Rose magazine n°27, page 142
