Face aux cancers, osons la vie !

Quand les résultats de l'auto-complétion sont disponibles, utilisez les flèches haut et bas pour évaluer entrer pour aller à la page désirée. Utilisateurs et utilisatrices d‘appareils tactiles, explorez en touchant ou par des gestes de balayage.

{{ config.search.suggestions }} soin de support soin de socio-esthétique perte de cheveux liée au cancer Rdv de socio-esthétique ongles fragilisés par le cancer perte de sourcils liée au cancer perte de cils liée au cancer maquillage des cils sport adapté au cancer détente et bien-être

Les anticorps, dans le traitement du cancer, ça sert à quoi ?

{{ config.mag.article.published }} 17 février 2025

{{ bookmarked ? config.sharing.bookmark.remove : config.sharing.bookmark.add }}

Les anticorps, dans le domaine du cancer, on en entend parler à tout va. Mais qu'est ce que c'est et quelle est leur utilité en oncologie ? Voici 3 applications de ces molécules dans le traitement du cancer.

Les anticorps sont produits naturellement par des cellules de notre système immunitaire appelés lymphocytes B. Ces molécules complexes permettent de lutter contre des corps étrangers à notre organisme (virus, bactérie…) en se fixant sur ces derniers. Les anticorps ne vont pas se fixer n’importe où sur ce corps étranger. En fait, chaque anticorps se fixe sur un “antigène” : une petite partie d’une protéine qui compose le corps étranger. Chaque anticorps reconnaît donc une cible qui lui est spécifique.

Pour prendre un exemple qui parlera à tout le monde, après une vaccination contre le SARS- Cov-2 (virus responsable du Covid-19), notre corps produit des anticorps contre Spike, une protéine exprimée à la surface du coronavirus qui lui permet d’entrer dans nos cellules. Ici, Spike est donc l’antigène reconnu par les anticorps. En se fixant dessus, les anticorps anti-Spike empêchent le SARS- Cov-2 de nous infecter.

Cette faculté particulière des anticorps a été détournée dans le domaine de l’oncologie pour produire des traitements de nouvelle génération. L’idée : utiliser des anticorps qui reconnaissent des antigènes présents uniquement à la surface des cellules tumorales. C’est anticorps, produits en laboratoire à partir de cellules identiques, ou clones, sont dits monoclonaux1. Voici 3 de leurs applications dans le traitement du cancer.

Les anticorps des thérapies ciblées

Tout un tas de protéines régulent la multiplication et la mort des cellules. Si ces protéines sont altérées, par des mutations, la cellule va se mettre à proliférer de façon anarchique et survivre dans des conditions où elle devrait normalement mourir. Bref, elle va devenir tumorale.

Les thérapies ciblées vont bloquer ces protéines anormales grâce, notamment, à des anticorps. C’est le cas par exemple du Cetuximab, un anticorps dirigé contre EGF-R, un récepteur surexprimé à la surface des cellules tumorales et qui participe à leur prolifération.

Les thérapies ciblées peuvent également bloquer des protéines qui contribuent à nourrir la cellule tumorale. C’est le cas du bevacizumab qui empêche la formation de nouveaux vaisseaux sanguins dans la tumeur en bloquant le facteur de croissance VEGF-1.

Les anticorps des immunothérapies

L’une des raisons pour lesquelles une tumeur se développe, c’est qu’elle échappe à notre système immunitaire. Comment ? Notre système immunitaire est pourtant doté de cellules particulièrement efficaces pour détruire les cellules malades : les lymphocytes T. Mais pour éviter qu’elles ne s’activent à tout bout de champ, et se mettent par exemple à s’attaquer à des cellules saines, les lymphocytes possèdent à leur surface des sortes de cadenas qui, quand ils sont actionnés, vont les “verrouiller”. L’un des ces cadenas, c’est le PD1.

Le problème c’est que les cellules tumorales en ont acquis la clé. Dans le cas du PD1, il s’agit du PDL1.

Les immunothérapies sont des anticorps qui vont se fixer soit sur le cadenas (les anti-PD1), soit sur la clé (les anti-PDL1), pour “déverrouiller” les lymphocytes T et leur permettre d’assurer leur rôle : éliminer la tumeur.

 

Les anticorps des ADC

La chimiothérapie est l’un des principaux traitements du cancer. Son principe est simple : elle détruit les cellules qui se divisent. Elle est donc très efficace pour éliminer les tumeurs puisque celles-ci se multiplient rapidement. Malheureusement, elle s’attaque aussi à des cellules saines comme celles de la peau et des cheveux, qui se régénèrent, elles aussi, en permanence.

Pour pallier ces effets secondaires, la chimiothérapie peut être couplée à un anticorps qui reconnaît un antigène présent spécifiquement à la surface des cellules tumorales. C’est ce qu’on appelle une ADC (antibody drug conjugate) ou encore anticorps conjugués en Français.

On peut citer comme exemple le Trodelvy© ou sacituzumab govitecan qui a révolutionné la prise en charge des cancers du sein triple négatif à un stade métastatique.

Les anticorps pour la biopsie 

Lorsqu’ils reçoivent une biopsie pour analyse, les anatomopathologistes utilisent également des anticorps pour mieux caractériser une tumeur. On parle d’immunohistochimie. Cette technique consiste à mettre le tissu prélevé en contact avec des anticorps couplés à des colorants ou des fluorochoromes. Observés sous microscope, ces anticorps “marqués” révèleront la présence de protéines, comme des récepteurs, au niveau de la tumeur. Dans le cancer du sein, par exemple, on a recours à des anticorps dirigés contre HER2 ou les récepteurs hormonaux pour déterminer s’il s’agit d’un cancer hormonodépendant ou HER2+.

 

1. ou monoclonal antibody (mab) en Anglais. C’est pourquoi les médicaments dont le nom se termine par -mab (atezolizumab, rituximab…) sont des anticorps.


{{ config.mag.team }}

Emilie Groyer

Rédactrice en chef du site web de Rose magazine. Titulaire d'un doctorat en biologie, Emilie a travaillé 10 ans dans le domaine des brevets en biotechnologie avant d'opérer une reconversion dans le journalisme. Elle intègre la rédaction de Rose magazine en 2018. Sa spécialité : vulgariser des sujets scientifiques pointus pour les rendre accessibles au plus grand nombre.

Symptômes et diagnosticTémoignages

Ce n’était pas dans leur tête – « Les patients doivent être écoutés »

TÉMOIGNAGE. Face à des symptômes bizarres, persistants, et malgré des résultats d’examen normaux et les paroles rassurantes des médecins, elles sentaient que quelque chose clochait. Pour se faire entendre, elles ont dû batailler, insister, exiger. Avec raison. Un cancer était bien là, sournoisement tapi dans l’ombre. Dans cet épisode, Jocelyne, 65 ans, nous raconte son histoire, celle d'une patiente persuadée d'avoir un cancer du sein malgré des examens médicaux rassurants.

Cancers métastatiquesTout savoir sur

La Minute du Dr RoseUp – Les métastases, késako ?

Une métastase est une tumeur qui s'est formée à distance de la tumeur initiale. Comment est-ce possible ? Comment la détecte-t-on ? Quel est le risque d'en développer une ? Le Dr RoseUp, incarné par Gerald Kierzek, vous explique tout.

22 janvier 2026

L’actu RoseUp

Championnats de France d’aviron indoor : 56 femmes de la Maison RoseUp Paris relèvent le défi Avirose

Le 31 janvier prochain, Paris accueillera les Championnats de France d’aviron indoor, organisés par la Fédération Française d’Aviron. Depuis quelques années, une section “Sport santé” a été mise en place : l’Avirose, adapté aux femmes touchées par le cancer.

20 janvier 2026

Symptômes et diagnosticTémoignages

Ce n’était pas dans leur tête – « Ma jeunesse a joué dans le retard de mon diagnostic »

TÉMOIGNAGE. Face à des symptômes bizarres, persistants, et malgré des résultats d’examen normaux et les paroles rassurantes des médecins, elles sentaient que quelque chose clochait. Pour se faire entendre, elles ont dû batailler, insister, exiger. Myriam, 51 ans, nous raconte son histoire, celle d'une patiente jugée trop jeune pour avoir un cancer du colon. Et pourtant...

{{ config.event.all }}
Angoisse et stressTemps d'échange

À votre écoute

29 janvier 2026 • 10h00 - 10h30

Bien que l'accompagnement par M@ Maison RoseUp se fasse à distance, il ne perd pas pour autant ce qui fait notre ADN : vous apporter un accompagnement humain, personnalisé, bienveillant et chaleureux. C'est pourquoi nous vous proposons de venir échanger avec nous. Nous serons à votre écoute pour vous informer, répondre à toutes vos questions et vous orienter selon vos besoins. Ce temps d'échange peut se faire par téléphone ou en visio, c'est vous qui choisissez !

BeautéAtelier

Rendez-vous avec une socio-esthéticienne

29 janvier 2026 • 10h00 - 10h45

Durant cet atelier, Océane, socio-esthéticienne, vous proposera un échange ou un soin selon vos besoins : conseils sur le maquillage, sur les effets indésirables des traitements sur votre peau, vos cils, vos sourcils ou vos ongles ; ou encore sur votre routine bien-être pendant votre parcours de soins, un massage… Objectif de cet atelier : vous réconcilier avec votre corps et votre image et vous sentir sereine dans la gestion des effets secondaires. Informations pratiques : n’hésitez pas à apporter vos crèmes ou vos produits de maquillage lors de cette rencontre. Grâce à son œil expert, Océane pourra encore mieux vous aiguiller et vous dire si vos produits du quotidien sont toujours adaptés à votre peau. Les créneaux disponibles ne sont pas visibles, je vous invite donc à nous contacter par téléphone afin de convenir d'un créneau horaire qui vous convienne.

Droits et aidesAtelier

Rendez-vous avec une assistante sociale

29 janvier 2026 • 10h00 - 10h45

Vous avez terminé vos traitements contre le cancer mais vous souffrez encore d'effets secondaires ? Douleurs articulaires, peau irritée, insomnie... Il est temps de prendre soin de vous et les cures thermales peuvent vous y aider. Mais quels sont réellement leurs bienfaits ? Dans quelles situation sont-elles recommandées ? Durant ce webinaire, notre socio-esthéticienne, Prescilia Wrobel, expliquera en détail les vertus des cures. Venez lui poser toutes vos questions !

Activité physiqueAtelier

Atelier : Danse adaptée

29 janvier 2026 • 10h00 - 11h00

Vous êtes fatiguée et stressée par les traitements contre le cancer ? Vous cherchez une activité qui vous permette de lâcher prise tout en vous redonnant de l'énergie ? La danse adaptée est faite pour vous. Cet atelier ne demande aucun pré-requis : vous aurez juste à vous laisser guider par votre instructrice et le rythme de la musique.