Quand les résultats de l'auto-complétion sont disponibles, utilisez les flèches haut et bas pour évaluer entrer pour aller à la page désirée. Utilisateurs et utilisatrices d‘appareils tactiles, explorez en touchant ou par des gestes de balayage.

{{ config.search.suggestions }} soin de support soin de socio-esthétique ongles fragilisés par le cancer perte de sourcils liée au cancer maquillage des cils perte de cils liée au cancer Rdv de socio-esthétique détente et bien-être sport adapté au cancer angoisse et stress liés au cancer

ASCO 2020. Cancer du poumon : une thérapie ciblée retarde considérablement la progression de la maladie

{{ config.mag.article.published }} 6 juin 2020

{{ bookmarked ? config.sharing.bookmark.remove : config.sharing.bookmark.add }}

Les thérapies ciblées sont efficaces pour éviter les récidives chez certains patients atteints d'un cancer du poumon. C'est ce que montre une étude présentée à l'ASCO qui pourrait bien changer la prise en charge des patients.

{{ config.mag.article.warning }}

Dans le cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC, le type le plus courant de cancer du poumon), les risques de récidives sont importants. Les malades sont donc maintenus sous haute surveillance pour guetter toute reprogression de la maladie. Si celle-ci survient, les oncologues disposent notamment de thérapies ciblées capables de s’attaquer spécifiquement à certaines mutations responsables de la prolifération de la tumeur.

L’essai clinique de phase III Adaura, présentée lors du congrès 2020 de l’ASCO (virtuel cette année), démontre que ces traitements pourraient être utilisés bien plus précocement pour éviter que le cancer ne récidive.

Une absence de progression de la maladie dans 90% des cas à 2 ans

Cette étude a été menée chez une population de patients présentant certaines mutations pour lesquelles des thérapies ciblées existent déjà : les mutations du récepteur au facteur de croissance épidermique (ou EGF-R pour Epidermal Growth Factor Receptor). Ces mutations sont retrouvées chez environ 10% de la population et plus fréquemment chez les malades non-fumeurs (40% des cas).

Outre cette mutation, les patients incluent dans cette étude – 682 au total – présentaient un CPNPC traité par chirurgie et chimiothérapie (si indiquée). La moitié des malades ont reçu l’osimertinib (Tagrisso), une thérapie ciblée contre l’EGF-R. L’autre moitié a reçu un placebo.

À 2 ans, 89% des patients traités par la thérapie ciblée n’avaient pas vu leur maladie progresser alors que la moitié (53%) des malades ayant reçu le placébo avaient rechuté. La différence entre les 2 groupes est encore plus remarquable lorsqu’on se focalise sur les patients avec un stade localisé (II) ou localement avancé (IIIA) de la maladie : 90% des patients du groupe traité n’avaient pas reprogressé contre 44% dans le groupe placébo.

L'étude Adaura présentée à l'ASCO montre l'efficacité d'une thérapie ciblée dans les rechutes du cancer du poumon - roseupassociation
Résultats sur la survie sans reprogression de l’étude Adaura. En bleu, le groupe traité par osimertinib. En jaune, le groupe placébo.

Vers une analyse génétique systématique des tumeurs ?

« Il est rare de voir des courbes qui se séparent autant, commente le Dr Fayette, cancérologue médicale en pneumologie au Centre Léon Bérard à Lyon. Même s’il faut attendre à présent que ces résultats se confirment bien en survie globale, on peut s’attendre à ce que ce traitement obtienne prochainement une autorisation temporaire d’utilisation et devienne un nouveau standard. La différence entre les 2 groupes est vraiment énorme. » 

Pour l’oncologue, ces résultats vont conduire à un changement dans la prise en charge des patients. « Actuellement, on recherche des mutations quand la maladie reprogresse. Après cette étude, il est probable que l’analyse des biomarqueurs se fera dès le diagnostic pour administrer dès le départ une thérapie ciblée aux patients qui présentent les mutations. On se dirige de plus en plus vers des traitements intelligents : au lieu de donner le même traitement à tout le monde en sachant que seuls 10% des malades vont y répondre, on va le donner à ces 10% dont on sait qu’ils vont en bénéficier dans 90% des cas. Tout le monde y gagne.« 


{{ config.mag.team }}

Emilie Groyer

Rédactrice en chef du site web de Rose magazine. Titulaire d'un doctorat en biologie, Emilie a travaillé 10 ans dans le domaine des brevets en biotechnologie avant d'opérer une reconversion dans le journalisme. Elle intègre la rédaction de Rose magazine en 2018. Sa spécialité : vulgariser des sujets scientifiques pointus pour les rendre accessibles au plus grand nombre.

Recherche et essais cliniquesActualité

Cancer du pancréas : le daraxonrasib, un inhibiteur de KRAS, révolutionne sa prise en charge

Face à un cancer du pancréas avancé, les patients n’avaient souvent qu’une option : la chimiothérapie. Aujourd’hui, l’arrivée du daraxonrasib ouvre de nouvelles perspectives. En neutralisant des mutations de KRAS réputées jusqu’alors inatteignables, cette thérapie ciblée permet d’obtenir des résultats sans précédent. Décryptage de cette entrée dans l’ère de la médecine de précision avec la Pr Cindy Neuzillet.

16 juin 2026

Recherche et essais cliniquesActualité

Cancer du sein : les nouveaux traitements présentés au congrès de l’ASCO 2026

Des médicaments plus efficaces contre des formes agressives, des traitements espacés sans perte d'efficacité, une désescalade de la chirurgie : telles sont les promesses des résultats présentés cette année au congrès international de cancérologie de l'ASCO pour le cancer du sein. Tour d'horizon des avancées qui pourraient prochainement changer la vie des patientes.

12 juin 2026

Recherche et essais cliniquesActualité

Cancer du poumon : les nouveaux traitements présentés au congrès de l’ASCO 2026

Contrôler la maladie pendant des années, atteindre des patients jusque-là sans option, combiner les mécanismes d'action pour gagner en efficacité : tels sont les espoirs nourris par les résultats présentés au congrès international de cancérologie l'ASCO 2026 (Chicago) pour le cancer du poumon. Tour d'horizon des avancées qui pourraient prochainement changer la vie des patients. 

8 juin 2026

Symptômes et diagnosticTémoignage

Ce n’était pas dans leur tête – « J’ai l’impression d’être en danger et que personne ne m’entend »

TÉMOIGNAGE. Face à des symptômes bizarres, persistants, et malgré des résultats d’examen normaux et les paroles rassurantes des médecins, elles sentaient que quelque chose clochait. Pour se faire entendre, elles ont dû batailler, insister, exiger. Hélène, 46 ans, nous raconte son histoire, celle d'une patiente bien loin du portrait-robot des malades du cancer du poumon. Et pourtant...