Pour une démocratisation et un remboursement de la photobiomodulation en oncologie
Reconnue par les référentiels internationaux comme le traitement de référence pour la prévention des mucites, la photobiomodulation reste aujourd'hui peu pratiquée. RoseUp se mobilise pour que cette lumière qui soigne cesse d'être une chance réservée à quelques patients et devienne un droit pour tous.
Une lumière qui soigne

Les traitements du cancer mettent nos cellules saines à rude épreuve : ils les épuisent sur le plan énergétique et créent un environnement inflammatoire nocif pour les tissus.
En exploitant les propriétés de certaines longueurs d’onde de la lumière (rouge et du proche infrarouge), la photobiomodulation leur permet de reprendre un fonctionnement normal.
Un traitement aux multiples indications
Les applications de la photobiomodulation en oncologie sont nombreuses.
Depuis 2014, la photobiomodulation est recommandée par les sociétés savantes internationales pour la prévention des mucites, une inflammation de la bouche particulièrement douloureuse qui peut conduire à suspendre les traitements.
De nombreux essais cliniques montrent également son efficacité à :
- soulager les dermites induites par la radiothérapie,
- atténuer les douleurs,
- accélérer la cicatrisation,
- enrayer la chute des cheveux,
- traiter la sécheresse vaginale liée à l’hormonothérapie,
- atténuer les troubles cognitifs.
Une efficacité reconnue, une pratique encore marginale
Malgré des preuves scientifiques solides et des recommandations internationales, très peu d’établissements de santé français sont aujourd’hui équipés d’appareils de PBM. Résultat : la majorité des patients n’y ont pas accès et développent des effets secondaires lourds qui pourraient être évités.
Pourquoi un tel blocage ? Deux obstacles majeurs empêchent le déploiement de cette technologie sur le territoire :
Un problème de tarification et de remboursement
Actuellement, la photobiomodulation ne bénéficie d’aucune tarification dédiée. Les hôpitaux et cliniques ne reçoivent donc aucun financement pour ces séances. Le coût des appareils et du temps humain doit être entièrement absorbé dans l’enveloppe fixe (forfait) accordée pour une consultation ou une hospitalisation classique.
Financièrement, rien n’incite donc les établissements à s’équiper ni à former leurs équipes.
Méconnaissance et manque de formation
La photobiomodulation n’est pas enseignée dans le cursus initial des professionnels de santé. Certains soignants doutent donc encore qu’une « simple lumière » puisse avoir un effet thérapeutique réel. La PBM reste ainsi méconnue d’une grande partie du corps médical.
Les professionnels de santé ont la possibilité de se former à la photobiomodulation par le biais de Diplômes Universitaires (DU) spécialisés ou de modules de formation continue. Pourtant, le déploiement de ces compétences se heurte à plusieurs obstacles du quotidien :
Une capacité d’accueil très limitée
Les cursus académiques sont peu nombreux et proposent un nombre de places très restreint chaque année, ce qui freine le rythme de formation des soignants.
Des coûts de formation non négligeables
Ces cursus payants nécessitent l’accord de l’établissement ou le soutien d’organismes de prise en charge parfois sélectifs.
Le manque d’incitation économique
Investir du temps et des budgets pour maîtriser un soin qui ne bénéficie d’aucune tarification ni financement dédié reste difficile à justifier pour les structures de santé.
Ce que nous demandons
Pour mettre fin à ces pertes de chance et garantir à chaque patient un accès égal aux soins de support qui ont fait leurs preuves, RoseUp porte 4 exigences auprès des décideurs publics et des autorités de santé :

Généraliser l’équipement des centres
Imposer et financer l’équipement en matériel de photobiomodulation dans l’ensemble des services de cancérologie du territoire.

Créer une tarification à l’acte
Inscrire la photobiomodulation à la nomenclature des actes remboursés (CCAM) afin de valoriser le temps soignant et d’inciter les établissements de santé à proposer ce soin.

Former les professionnels de santé
Intégrer la photobiomodulation à la formation initiale et continue des oncologues, radiothérapeutes et soignants, pour que sa prescription et sa mise en œuvre ne reposent plus sur la seule bonne volonté de quelques précurseurs.

Étendre le remboursement à toutes les indications reconnues
Elargir la prise en charge à l’ensemble des indications validées par la science : prévention et traitement des mucites, douleurs neuropathiques, sécheresse vaginale, cicatrisation ou alopécie liée aux traitements. Et anticiper la prise en charge des indications futures au fil des preuves scientifiques (notamment sur le chemofog ou les troubles cognitifs).
Nos actions

L’information
À travers nos articles dans Rose magazine et sur notre site, nous expliquons le fonctionnement de la photobiomodulation, ses indications et ses limites, et donnons la parole aux médecins et chercheurs qui la pratiquent au quotidien.

La sensibilisation des pouvoirs publics
RoseUp porte la voix des patients auprès des autorités de santé pour que la reconnaissance scientifique de la photobiomodulation se traduise enfin par un accès réel et équitable au traitement, quel que soit le lieu de soin ou l’indication concernée.

L’apport de notre expertise
RoseUp échange avec les sociétés savantes et les industriels du secteur pour identifier les freins concrets à la diffusion de cette technique, et relaie ces constats auprès des instances de santé.
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