Le cancer de l’ovaire est traité classiquement grâce à des chimiothérapies à base de sels de platine. Lorsque ce traitement n’est plus efficace – on dit que le cancer devient « résistant au platine -, on associera une autre chimiothérapie, en général le paclitaxel, au bevacizumab. « Il s’agit d’un médicament qui bloque les vaisseaux sanguins et aide la chimiothérapie à marcher » explique le Dr Manuel Rodrigues, oncologue et chercheur à l’Institut Curie (Paris)
L’immunothérapie en renfort
L’étude Keynote-B96, présentée cette année à l’ESMO, a montré qu’ajouter le pembrolizumab, une immunothérapie anti-PD1 capable de réveiller le système immunitaire, au traitement standard retarde la progression de la maladie et prolonge la survie des patientes.
« Probablement pas chez toutes les patientes, modère le Dr Rodrigues. Il faudra analyser plus en détail les résultats mais il semble qu’il soit plus efficace chez les patientes qui ont des tumeurs plus sensibles à l’immunothérapie, c’est-à-dire qui expriment le marqueur PDL-1. »
Est-ce que ces résultats vont révolutionner la prise en charge des cancers de l’ovaire ? « Pas demain, répond l’oncologue. Il faut attendre les autorisations et l’accès au remboursement mais cela sera une option dans les prochaines années. »
À REGARDER : Retrouvez le décryptage du Dr Rodrigues en direct de l’ESMO