Accueil Thème Pertes de chance

Tous nos contenus sur le thème : pertes de chance

Selon une étude menée par Unicancer, les retards accumulés pendant la pandémie de Covid dans le diagnostic de nouveaux cas de cancer pourraient causer des milliers de décès supplémentaires dans les années à venir.
On parle beaucoup des "victimes collatérales" du covid. Pour RoseUp, ce ne sont pas que des mots. Ce sont des prénoms, des visages. Notre amie Valérie Hinaux vient de mourir. Touchée par un cancer métastatique qui était sous contrôle en mars, son traitement a été transformé en chimiothérapie orale pendant le confinement. Une descente aux enfers. Et selon sa fille, Juliette, qui témoigne, "un abandon".
La pandémie de Covid-19 a obligé à prioriser les soins, entrainant des retards importants dans le traitement des malades de cancer. Une étude vient de démontrer que ces reports, même s'ils ne sont que de quelques semaines, augmentent significativement les risques de décès chez les patients.
Caroline est porteuse de l'anomalie du gène BRCA qui prédispose à développer certains cancers. Déjà traitée pour un cancer du sein triple négatif fulgurant, elle devait se faire ôter, cette semaine, son second sein. Mais à cause de l'épidémie de Covid-19, cette mastectomie a été annulée. Entre colère et découragement, elle témoigne.
La pandémie de Covid a entrainé des retards dans la prise en charge des malades de cancer. Une étude de Gustave Roussy, présentée au congrès de l'ESMO, estime que ceux-ci entraineront une surmortalité par cancers entre 2 et 5%. Un chiffre qui pourrait bien être sous-évalué. Aurélie Bardet, statisticienne en charge de l'étude, nous explique.
Diagnostiquée d’un cancer au début de l’épidémie de Covid-19, Clara n’a pu bénéficier d’une préservation d’ovocytes, interrompue durant le confinement. Pourtant la jeune femme vit dans la région de Marseille, peu touchée par l’épidémie. Entre colère et résignation, Clara nous raconte.
Les malades de cancer sont considérés "à risque", sur la foi de données chinoises publiées en début de pandémie. Pourtant, des études menées par l'Institut Gustave Roussy et le centre Léon Bérard de Lyon montrent, dans ces hôpitaux de cancérologie, des taux de létalité deux fois inférieurs aux chiffres chinois. Sans toutefois s'accorder sur leur interprétation.
Les dépistages organisés des cancers du sein, du col de l'utérus et colorectal redémarrent enfin après une suspension pendant le confinement. Cette reprise, indispensable pour éviter toute perte de chance, sera toutefois progressive.
L'épidémie de Covid-19 a relégué les autres malades au second rang. Chirurgies repoussées, chimiothérapies bouleversées, actes de radiologie annulés, préservation de la fertilité à l'arrêt... Les malades de cancer paieront un lourd tribu si la reprise des traitements ne se fait pas immédiatement.
Une étude anglaise de l'Institut de recherche sur le cancer modélise les pertes de chance de survie dues aux annulations de chirurgie. Et prévient: six mois de retard font diminuer jusqu'à 30% les chances de survie à long terme pour certains malades. Des chiffres applicables à la France.