Lors de mon premier cancer du sein, j’avais 37 ans. J’ai subi une chimio, plusieurs opérations dont l’ablation préventive de l’autre sein justement pour éviter la rechute, j’ai aussi traversé une pénible période dépressive, et tout ça pour quoi ? Pour rien ! à l’aube de mes 42 ans, en 2021, on m’a annoncé que le cancer était revenu, logé cette fois sur mon ovaire. Et en plus on m’apprenait qu’il était devenu chronique !
La première question de mon fils Quentin, « Maman, est-ce que cette fois-ci tu vas mourir ? », a été horrible à entendre. J’avais alors très peur et je n’avais plus confiance en mes soignants.
Quant à me battre à nouveau, à quoi bon ? Mais en refusant les traitements, je risquais de laisser un veuf élever un orphelin derrière moi. J’ai accepté le protocole pour eux.
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La sophrologie contre la dépression
Et contre ma dépression, j’ai remis en place les outils qui m’avaient aidée la première fois. Une psychothérapie pour évacuer ma colère, de la sophrologie à chaque fois que des idées noires ou l’envie de tout stopper me prenaient.
J’ai aussi décidé d’aider les personnes touchées par un cancer en créant avec mon mari une association à Haguenau (67) où nous proposons des ateliers de bien-être. Elle compte aussi une mascotte : un petit chien qui fait notre joie. Il s’appelle Schweppes !
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Retrouvez-cet article en intégralité dans Rose magazine n°30