L’année 2017/2018, je la passe en service d’oncologie pour un cancer aux deux seins. Sidération, perte d’identité suite à l’ablation de ma poitrine et à la chute de mes cheveux due à la chimio…
J’ai 38 ans, et je ne me sens plus femme. Je pleure beaucoup, je ne dors plus, je maigris, je fais des crises d’angoisse. Des signes qui alertent l’oncopsy de l’hôpital qui me propose son aide, mais c’est avec une psychologue de la Ligue contre le cancer que je vais me lancer dans un vrai travail axé d’abord sur ma culpabilité de faire vivre tout ça à mes enfants, à mon mari. Puis sur ma peur de la récidive et de la mort.

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Le cancer en héritage
Comme ma mère et ma grand-mère, décédées d’un cancer du sein, je suis aussi porteuse du gène BRCA2. Un test me le révèle en 2019.
Je crois que j’étais dans le déni de cette histoire transgénérationnelle. L’ablation de mes ovaires et de mes trompes, et l’hormonothérapie ne m’éviteront hélas pas la récidive. L’annonce tombe en septembre 2024.
À l’hormono s’ajoutent alors une chimiothérapie orale et les effets secondaires inhérents à ces traitements auxquels je me plie comme un robot. Un robot qui a toujours aussi peur et qui pleure, qui s’agace vite et pour tout, et qui fait de l’eczéma. Je retourne voir la psy de la Ligue.
Au bout de six mois de travail, elle me dit : « Je pense que maintenant vous avez accepté la maladie, et la nécessité de vivre avec. » Aujourd’hui, je marche tous les matins, c’est excellent pour mon moral. Et je m’accroche à ma devise : mange, aime et ris aux éclats !
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Retrouvez-cet article en intégralité dans Rose magazine n°30